OU CARAQUETTE SB FAIT ALLER
M. Caraquette en sortant de résidence du eomte s’était ren-
vés au plafond comme s'il eut cherché une inspiration d'en haut. L
Tout à coup il s’arrêta et baissa
du à P'Hôtel du Canada, où il|1® tête en plaçant l'index de la
«occupait la chambre No 86, au quatrième étage dans l'aile la
plus paisible de létablissement. |.
Il avait apporté avec lui du Nouveau Branewi k, quatre grosses malles aux ferrures solides, ce
-qui laissait croire qu’il apparte.
nait à la classe des commis voyageurs.
main droite en forme de crochet sur l’arcade de son nez.
Il eut l’air de s'arrêter à une idée.
Il ouvrit une de ses malles et en sortit une boîte en ferblanc fermée avec un cadenas à secret.
Il ouvrit la boîte de ferblanc et en tira une liasse de papiers qu’il
M. Oaraquette était peu com-|jeta sur la table.
municatif avec les habitués de
Il trouva dans la liasse une
l'hôtel et ses mouvements étaient lettre portant, dans la cire noire réguliers comme ceux d’une hor- |4vec laquelle elle était cachotée, le
loge.
Le matin et l’après-midi il s’ab sentait de l'hôtel pendant une
sceau armorié de M. de St-Simon.
Le cachot n’avait pas été rompu.
La lettre était adressée à M. Ca-
heure qu’il consacrait à la prome- | raquette,
nade ou à ses affaires privées,
Au-dessus de l’adresse, on lisait
Le soir il s’enfermait dans sa |en encre rouge les mots suivants :
chambre où l’on voyait le gaz
Cette lettre ne divra être ouverte
brûler juequ’à une heure avancée que dans le cas où le vicomte de
de la nuit.
B ructouche serait mort ou in arti-
Après sa déconvenue chez le |culo murlis.
comte de Bouctouche, M. Cara.
quette entra dans son apparte ment contrairement à son habitude, il n’en sortit pas pour faire sa promenade de l’après-midi.
Eu entrant il avait lancé son chapoau de castor gris sur une table au risque de le bosser et plagant sos pouces dans les échancrures de son gilet, ilse promena dans sa chambre, les regards le-
M. Caraquette brisa le cachet et sortit la lettre de l’enveloppe.
L’épître se lisait comme suit :
“ Cher ami,
“ J’ai un secret d’une haute importance à te communiquer. Il importe que tu le saches afia que tu exécutes scrupuleusement mes dernières volontés contenues dans mon testament, Ce secret, pour des raisons qne tu pourras appré-