LA'S OÙ CARAQUETTE SE FACHE
Cléophas était une fine mouche et ne se laïsea pas leurrer par les promesses et le confidences deson ami.
Caraquette, qui nn du vol un agent de la famille de- Bouctouch», croyait arracher le secret ue Cléophas, mais il avait:
fait un fiasco complet.
Cléophas, dé son côté, n’aimait pas Caraquette qu’il ne croyait:
pas étranger à l’attentat de St Jérôme. |
Il e’était assuré au cours de l'après midi que son trécor était intact et il avait hâte de se débarrasser de la présence de l’homme au chapeau de castor gris pour courir au vieux cimetière des goldats.
Caraquette en cherchant son voleur avait fait buisson creux.
Il se sépara de Cléophas en se:
promettant d’épier tous ses mouvements,
Caraqnette sortit le premier de l'Hôtel Rasco et alla se cacher dars une cabane d’an marchand de volailles, du Marché Bonrecours, d’où il pourrait voir sortir
son ami l’origine de le fortunc | Cléophas et ensuite le suivre à la. Res Simon, la manidre dont elle | piste sans être observé,
Au coup de ons. heures, Oléo-
rphas qui s'était amusé dans la bu-|
Caraquette s'arrêta et se cacha
-vette avec quelques voyageurs de | dans le tambour d’une maison en
la Mattawin, sortit de l'hôtel.
Caraquette quitta sa cachette
-et le vit diriger sa marche du côté des casernes.
Il suivit Cléophas à une cen- “taie de pas en arrière, car il eraigüait que le bruit de la glace qui craquait sous ses pieds, ne trahit ces mouvements.
Ciéophas suivit la rue St Paul, “traversa le carré Dalhousie et s'engages eur la rue Craig, dans
la direction du chemin Papineau.
Le ciel s’était couvert d’épais
nuages et le Nord-est soufllait avec violence.
Les princivales rues de la mé trorole n'étaient pas éclairées parce que la lune, d’après les calculs de la compagnie du gaz, devait paraître ce soir là; aussi le passant attardé éprouvait-il toutes les peines du monde à trouver son chemin, Maïs Cléophas conoaissait les plus mystérieux dé:
tours de la ville. Il continua sa route sans s’apercevoir que Cara- -quette le suivait à une centaine de pas.
L'homme au chapeau de castor gris avait des yeux de chat tigre -qui défiaïent les plus épaisses ténèbres.
Cléophas arriva près du cime.
“tière des soldats et enleva une planche de la clôture pour péné.
trer jusqu’à l’endroit où il avait «caché son trésor.
face du cimetière, Li, il pouvait épier tous les mouvements du veleur.
Il vit Cléophas s’agenouillant
près d’une tombe et creusant ls D
terre avec un pic Caraquette tenait à sa mere lPhomme qui avait tenté l’assas-
giner à St Jérôme. Il résolut d’en
finir.
Il arma un revolver et s’avançs résolameat versa le coquin.
Il se plaçga dans l’ouverture qu'avait fait Cléophas pour entrer dans le cimetière.
Il profita d’un moment où ls
lane montrait sa corne entre deux nuages pour viser le voleur.
Un coup de feu retentit.
La balle avait sifflé aux oreilles de Cléophas et s'était logée dans le granit d’un monumeut.
Cléophas qui venait de s’asenrer de la disparition de son ægent, tressaillit de peur.
Il crat qu’il avait affaire à ua détective.
Il s’était levé d’un bond et sé tait caché en arrière d’une tom-
be.
Son agresseur pénétra dans le
cimetière.
Cléophas avait reconnu lhom me au chapeau de castor gris et ne bougeait plus.
Comme il n’avait pas d’arme à fou, il résolut d'attendre son es-
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memi et de sauter dessus au mo- déseerrait un peu les doigts qui mont où il passerait près de la|tenaient ss gorg: comme dans u»-
F tombe qui le masquait,
Caraqnette marcha avec pru-
s’élancerait ins’il faisait mme chute.
L’obscurité était devenue des
plus opacte.
Ciéophas se mit à plat ventre à
| terre et rampa comme un serpent jaequ’à quelques pas de Oars- | quette.
Celui-ci arriva près de l’endroit
E où avait été enfoui le trésor des
Bouctouche.
En foulant la terre Batchamant remuée, il constata qu’il touchait endroit qu’il cherchait.
Il regarda autour de lui et crut que son voleur était disparu du cimetière sans avoir eu le temps d'enlever le coffret.
Il e’agenouilla près du trou et se mit à fouiller la terre
Au même instant,Oléophas s’élança sur lui, le renversa sur
ble dos et l’empoigna à la gorge.
Ah! c’est comme ça que je vous y prends, dit-il, en serrant le gorgoton de son ennemi, Vous vouliez vous débarrasser d’un ami et l'envoyer manger des pissen- Éts par la racine.
—Grâce ! grâce! criait Cara-
quette, chaque fois que Cléophas
étau.
—(Grâce! c'est facile à dire.
dence dans lobécurité; il crai-| Mais si je vous laisse vivre, seres- | gnait de tribucher sur les tertres À funèbres et de laisser l'avantage SH icon ennemi qui | failliblement sur lui
vous reconnaissant du moins ?
—Je ferai tout ce que vous medires.
—Avant de vous lâcher, mon:
vieux, vous allez me passer la petite riganne avec laquelle vous.
aves fait tant de bruit, ily a quel-ques minutes,
—Mon revolver est tombé dans le trou, ramassez-le, il est à vous.
Cléophas toat en tenant Caraquette à la gorge, de la main droite, ramassa avec sa main gauche l’arme qui était dans l’exca-vation.
Une fois en possession du revolver, il permit à l’homme au chapeau de castor gris de se mettre sur son séant.
Il braqua sur lui le canon de:
l'arme,
Caraquette qui croyait qu'il allait mourir, cria de nouveau :
Grâce ! grâce!
Cléophas eut un ricannement sinistre et dit :
—Vous me demandez ls.
soit. Avant de sortir d’ici nous allons avoir ensemble une petite causette, Le moment. est arrivé:
d’avoir des explications; voue allles me parler le cœur sur-la.
main. Vous mw” dires ls vérité,
toute la vérité et rien que la “vérité. |
—Je vous le jure sur mon fime, “dit Caraquette, qui tremblait de ‘tous ses membres.
—Le coffret n’est plus où je l'avais caché avant d'entrer chez Payette. Quai a surpris mon secret ? Qui m’a volé mon argent cet après-midi? Le coffret était ici ce matin. Je le sais, parce que j'ai examiné moi-même le terrain.
—M'accusez-vous de vous avoir volé ?
—Nor, pas du tout. Parce que “i vous étiez le voleur, vous ne m’auriez pas suivi ce soir. Je veux que vous me disiez le nom du eoqain.
—Comment puis-je le savoir.
Je vous ai supçonné d’avoir escamoté le magot dans ma chambre à coucher. C’est pour cette raison -que je vous ai suivi cette nuit.
—Ah, oni-da, oui! Vous avez æu soupçonner votre ami Cléophas!