MINES ET CO MT RE- MINES
C’était au lendemain matin, quelques heures après le départ de Bam et de ses complices pour l’expédition de Pensylvanie.
Adams Macy était seul dans soh cabinet de Nassau Street.
Courbé sur son bureau, il examinait soigneuse- “ ment la volumineuse correspondance qui venait de lui être remise, et déjà plusieurs gestes de satisfaction lui étaient échappés. Il était évident que tout marchait au gré de ses désirs.
Un instant même il se leva, par un mouvement brusque, comme s’il lui eût été impossible de contenir plus longtemps la joie orgueilleuse dont son cœur était gonflé.
— Enfin, murmura-t-il, depuis le jour où Mark Hardwin est tombé sous nos balles dans les montagnes Rocheuses, que de chemin parcouru! Tillinghast mort! ce Bam, ce fils maudit de la victime,
acheté pour quelques misérables dollars, jusqu’au jour où les puits de Pensylvanie recouvriront son cadavre! ma fille traîtresse à jamais écartée de mon chemin! Plus d’obstacles ! Tout s’est aplani au gré de ma volonté et de mon énergie... et voici que Adams Rlacy, déjà respecté comme le plus riche et le plus habile spéculateur de New- York, va être porté à l’une des plus hautes dignités de l’Etat! Gouverneur de New-York, maître et roi dans ce palais de la Cité, plus honoré que celui des souverains d’Europe! Allons, Macy, encore un eiïort! Ne faiblis pas, et lu auras réalisé le rêve le plus éblouissant qui se soit jamais dressé dans une imagination humaine!
Disant cela, Macy relevait la tète comme s’il se fût senti au front une couronne.
— Travaillons, reprit-il en se rasseyant devant son bureau et en compulsant les lettres éparses devant lui. Il en prit une dont l’écriture lui paraissait familière.
— Qu’est ceci ? fit-il. Ah ! nions Warton demande une entrevue!... Tl paraît qu’il se forme... car, en réalité, il m’a fallu mettre un terme à cette familiarité, qui pouvait devenir dçs plus gênantes pour l’avenir. Wârton solliciter une audience... la chose doit lui paraître dure... mais, baste! il n’y a rien là qui doive m’inquiéter.
A ce moment, on frappa à la porte, et, sur l’autorisation de Macy, un domestique entra et lui remit une carte.
— « M. Kennett, surintendant de la police métropolitaine... » Faites entrer, dit Macy.
EtM. Kennett fit son apparition, tenant le front haut comme un homme dont la conscience est nette et l’intégrité inattaquable.
— Mon cher magistrat, fit le banquier en saluant avec politesse, soyez le bienvenu... Et pourquoi
avez-vous pris la peine de vous déranger pour venir chez moi ?. . .
M. Kennett regarda autour de lui pour s’assurer qu’ils étaient bien seuls.
— Vous êtes §ûr que personne ne peut nous entendre? articula-t-il à voix basse.
— Absolument sûr. Du reste, si vous avez à m’entretenir d’intérêts graves...
— Trcs-graves! très-graves! confirma le surintendant, toujours sérieux.
Macy sonna et donna ordre que personne, à quelque titre que ce fût, ne fût introduit auprès de lui.
— Je vous demande pardon, objecta le domestique, mais M. Warton est là, dans la salle d’attente, qui paraît fort impatient d’être reçu...
— Qu’il attende! fit sèchement Macy.
Le domestique disparut, et le banquier, séjournant vers M. Kennett et l’ayant invité d’un signe à s’asseoir, reprit l’entretien en disant :
— Je suis tout à vous maintenant, et prêt à vous donner toute satisfaction, si, comme je l’espère, vous avez à réclamer de moi quelque service. . .
— Mon cher banquier, dit M. Kennett, êtes-vous bien sûr des gens qui vous entourent ?...
— Certes !... Que voulez-vous dire par là ?
— Je veux dire... Écoutez-moi. Je connais tous les détails de l’expédition de Pensylvanie.
— Ilcin ! s’écria Macy, qui pâlit malgré lui. Quels détails, et de quelle expédition voulez-vous parler ?
M. Kennett sourit et, de sa physionomie la plus avenante, rassura Macy :
— Ne craignez rien de moi. Vous savez bien que vous n’avez rien à redouter. L’idée est hardie, le projet audacieux. Je ne vous fais qu’un reproche, c’est de l’avoir tenu si peu secret quJil ait pu m’être révélé.
— Mais quand ? et par qui ?
— Cette nuit même, par un homme que vous connaissez sans doute et qui a certainement trahi votre confiance, Dan Yoke, l’écrivain.
Macy semblait atterré. Mais encore, que savait-on ? Quels étaient ces détails ?
A ces questions, formulées avec une anxiété fébrile, M.Kennett répondit par l’exposé aussi complet que possible du but et des moyens de l’entreprise.
— Vous me voyez confondu ! Ces circonstances sont exactes. Et nul ne les connaissait ! Personne, excepté... Comment, ce misérable Warton m’aurait trahi !
Puis il se frappa le front en s’écriant :
— J’ai compris... ce Longsword !... Ah ! murmura-t-il en se parlant à lui-mème, vous paierez cher cette sottise, monsieur Warton !
M. Kennett crut devoir interrompre ce soliloque, qui menaçait de se prolonger, pour ramener la conversation dans les limites où il desirait la voir se circonscrire.
— Nous aviserons tout à l’heure, reprit-il, aux mesures à prendre pour combattre les effets de cette indiscrétion... blâmable. Quanta présent, mon cher monsieur Macy, je suis venu, comme vous le disiez tout à l’heure, pour réclamer de vous un petit service.
Macy le regarda en face. Avait-il devant lui un espion ou un complice ? r
— Avant tout, dit le banquier, permettez-moi de vous adresser une question. . .
— A votre aise, mon cher ami.
— Quel compte avez- vous tenu de cette révélation. „ intéressante ? •
< — Je savais cette nuit, à minuit, que vos hommes
partaient ce matin par le train de sept heures, à la station de l’Erié à New-Jersey.
— Eh bien ?
— Eli' bien! ils sont partis. Cette réponse ne vous sutïit-elle pas ?
— Si bien que vous n’avez ajouté aucune foi à ces... calomnies!
— Sauf le mot « calomnies », que je vous prie de retirer, car un grand nombre de mes amis ont acheté et achètent aujourd’hui des actions Macy... vous avez très-bien compris.
Macy poussa un soupir de soulagement : pour la première fois depuis quelques instants, il respirait à pleins poumons. L’argent avait produit son effet, M. Kennett avait commencé par se payer de sa discrétion par ses propres mains.
— Peut-être bien, reprit-il en souriant, vous serait-il agréable de recevoir quelques-unes des actions qui sont encore à la souche... libérées, bien entendu ?...
— Oh ! fit Kennett avec une petite moue dédaigneuse, je craindrais d’abuser...
— Non, non. Rien de plus naturel. Mais, est-ce là tout ce que vous désirez de moi?...
— Mon cher monsieur Macy, reprit le surintendant, j’éprouve pour votre habileté et votre entente des affaires une si vive admiration, que je vous serais mille fois reconnaissant de vouloir bien me donner un conseil.
— Demandez... et, si mes faibles lumières peuvent vous être utiles...
— Voici. Un mien neveu, auquel je m’intéresse beaucoup, sollicite en ce mojnent du conseil municipal de New-York l’autorisation de transformer en un vaste casino, avec salle de bal, théâtre et concert, les anciens bâtiments de la Poste , dans Liberty
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Street. C’est là une affaire d’or, et que je tiendrais beaucoup à lui voir obtenir... Quel moyen pensezvous préférable pour s’assurer les votes de messieurs les conseillers?...
— L’ancien bâtiment de la Poste n’était-il pas jadis une église ?...
— En effet !
— Si bien que vous risquez de heurter les sentiments religieux de la digne Assemblée...
— C’est-à-dire que l’autorisation sera sans doute refusée ?...
— Je ne dis pas cela... seulement ce sera plus cher.
Ce fut au tour de M. Kennett à sourire. Les deux hommes se comprenaient admirablement.
— Pour un cas ordinaire, cinq cents dollars par conseiller suffiraient. .. mais une église à transformer en théâtre ! ByGod! ceci demande réflexion, et mille dollars par conscience...
— Il y a vingt-quatre conseillers, objecta M. Kennett.
— Plus le président... en tout vingt-cinq. Il faut dix-huit voix pour une belle majorité... et, si vous aviez l’unanimité, le lancement de l’affaire serait splendide...
— D’autant plus, compléta le surintendant, que nous comptons la mettre en actions, au capital de deux millions de dollars... Notre intention est de créer un établissement féerique...
— Et de vous débarrasser de vos' actions aussitôt l’ouverture. C’est ingénieux. Donc il nous faut vingtcinq mille dollars...
— Vous avez fixé vous-même le chiffre, répondit M. Kennett avec un geste plein de modestie.
— Ferai-je le chèque à votre nom ?
— Au nom de mon neveu, si vous voulez bien.
.Vous comprenez, en ma qualité de fonctionnaire...
— C’est juste ; vous avez certains ménagements à garder.
Macy se leva, alla à un vaste coffre-fort qui disparaissait presque tout entier dans la muraille, l’ouvrit et en tira d’abord un rouleau d’actions qu’il remit à M. Kennett, puis il prit un carnet et écrivit quelques mots.
— Le nom de votre neveu ?
M. Kennett l’indiqua et prit même la peine de l’épeler pour plus de facilité. Le chèque fut signé, et le surintendant le plaça soigneusement dans son portefeuille.
— Et Dan Yoke ? demanda Macy avec un coup d’œil significatif.
— Comptez sur moi, dit le surintendant, en serrant vigoureusement la main du banquier.
— Sortez par ici, fit Macy, en ouvrant une petite porte dissimulée derrière des draperies dans un coin de son cabinet ; et quand vous aurez besoin de me voir, faites-moi demander.
Dès que M. Kennett eut disparu, la physionomie du banquier se contracta sous l’empire d’une violente colère intérieure, et il serra les poings comme s’il eût voulu écraser un ennemidnvisible.
Il sonna.
— Faites entrer M. Warton, dit-il d’une voix dure en s’adossant à la cheminée.
Warton parut : jamais peut-être son visage n’avait été plus rouge, jamais son regard faux n’avait eu de reflets plus haineux II s’avança vers Macy et, croisant les bras sur sa poitrine :
— Ah! ça, s’écria-t-il, avez-vous l’intention de me traiter plus longtemps comme un laquais ?
Macy le regardait fixement sans répondre.
— Oh ! il est inutile de jouer avec moi à l’intimi-
dation. . . A d’autres ! monsieur Macy. Mais ici, il n’y a ni supérieur ni inférieur. . . il y a deux hommes qui ont assez tripoté ensemble pour n’avoir rien à se reprocher et pour se devoir tout au moins de mutuels égards...
— En tout cas, fit Macy d’une voix cassante, il y a ici un homme intelligent et un imbécile...
— Qu’est-ce à dire ? s’écria Warton en se redressant. Et que signifie cette grossièreté gratuite?
— Il n’y a rien de plus grossier que la vérité... Le mot vous paraît brutal, soit. Mais, monsieur Warton, comment qualifieriez- vous l’homme assez niais pour livrer à un tiers un secret qui pout compromettre des millions...
— Quel secret ! quels millions! Voyons, expliquez-vous, car, sur l’honneur, je ne suis plus disposé à vous servir de jouet plus longtemps... En résumé, peu m’importe votre opinion sur mon compte; je suis venu afin de mettre un terme à toutes vos tergiversations. Depuis lontemps, je veux que mes intérêts soient définitivement réglés et qu’un traité en bonne forme stipule la part à me revenir dans les opérations auxquelles, quoique vous en disiez, j’ai donné et je donne encore un concours... qui n’est pas précisément celui d’un imbécile.
Décidément, l’épithète était dure à digérer.
— Et au premier rang de ces opérations pour lesquelles vous avez déployé tant d’intelligence, vous placez, bien entendu, l’expédition de Franklin?
— Certes... mieux encore... La première idée ne m’appartient-elle pas ? n’est-ce pas moi qui, le premier, vous ai fait toucher du doigt les immenses avantages que nous en pouvions retirer ?
— Je ne nie point, tout cela... Seulement, monsieur Warton, vous oubliez un détail, c’est que, pour réaliser ces merveilleux produits qui enfiam-
ment si fort votre imagination, il faut tout d’abord que l’opération réussisse.
— Eh! qui pourrait donc l’empêcher de réussir?
— L’imbécile qui a révélé notre secret à M. Longsword...
— Hein ! que parlez-vous de ce Longsword?
— Ce Longsword n’était-il pas l’ami de Dan Yoke?
— Ce Sont deux inséparables, oh! bien faits pour se comprendre, aussi fous l’un que l’autre!
— Si fous, en effet, que votre Longsword a raconté à son ami les propositions que vous lui aviez faites, et qu’une dénonciation a été lancée contre nous cette nuit même...
Warton était devenu blême. Il comprenait enfin... et l’assassin d’Antonia (car il avait toujours la conviction qu’elle avait été tuce, comme il en avait donné l’ordre) crut voir’se dresser devant lui le spectre vengeur de sa victime, le désignant du doigt pour le suprême châtiment. Il s’appuya au mur, le front baigné de sueur : ses jambes fléchissaient...
Macy le saisit brutalement par le bras.
— Allons, fit-il durement, ce n’est point le moment de s’évanouir comme une femme. Vous avez semé, vous récoltez ! Ah! s’écria-t-il avec un ricanement strident, M. Warton, l’homme d’affaires, prétendait concilier ses intérêts avec ses vengeances intimes ! Il trouvait ingénieux de combiner je ne sais quelles représailles particulières avec ses projets financiers! Fort intelligent, en vérité! Et il a cru que, après avoir étouffé dans la mort la voix de sa femme, il aurait ainsi bon marché de l’amant ! Triple fou ! il a parlé ! et, par vous, nous serions ruinés, entendez-vous ? ruinés, déshonorés et perdus!
Warton baissait la tête : il était accablé sous la justesse de ces objurgations. Il ne trouvait plus un seul mot à répondre.
— Assez de faiblesse, continua Macy ; tout est ré- .paré, et votre maladresse n’aura pas les suites désastreuses que vous redoutez; mais vous comprenez qu’il ne vous appartient pas d’entrer ici avec la parole aussi haute, et je vous engage à plus de retenue...
— Je vous demande pardon, balbutia Warton. Ainsi, tout est réparé ?
— Oui. Restent cependant deux ennemis, Dan Yoke et Longsword. Pour le premier, vous n’avez pas à vous en préoccuper : mes mesures sont prises pour le mettre hors d’état de nous nuire. Reste Longsword. Il a déjà parlé une fois ; il peut parler encore ; il faut par conséquent le réduire au silence...
Warton écoutait sans mot dire.
— Ainsi, pensait-il, voilà encore cet homme sur mon chemin ! Cette fois il ne m’échappera pas !
— Qu’en pensez-vous ? demanda Macy.
— Je pense qu’il est aisé de trouver à New- York quelque Allemand qui, pour une centaine de dollars, se chargerait d’en finir avec ce Longsword.
— Un meurtre ! Décidément vous manquez d’originalité, mon cher Warton, et vous tenez essentiellement à nous envoyer à la potence... Un meurtre, en plein New-York, et sur la personne d’un jeune homme estirflé, qui commence à se faire un nom dans le barreau, et par la main d’un misérable qui, une fois pris, se hâtera de vous dénoncer... Vous êtes fou!
Warton se frappa le front :
— Vous avez raison ; je n’y songeais pas : j’ai un moyen, et, cette fois, il n’y aura rien à craindre. ‘
— Vous comprendrez que je ne suis pas fondé à vous accorder ma confiance à l’aveugle, n’est-il pas vrai? Veuillez donc m’expliquer votre moyen, et, si
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je le trouve satisfaisant, je vous autoriserai à l’employer.
M. Warton avait retrouvé toute sa soumission antérieure.
— Vous savez que ma femme est accouchée dans la maison que vous aviez mise à ma disposition à Astoria... et que, fidèle' au mandat qui lui a été donné, le médecin a puni l’adultère...
— Oui, je sais tout cela... après ?...
— Mais ce que vous ignorez, c’est que ce médecin, pris d’un mouvement de pitié, dont après tout je ne saurais lui faire un crime, n’a pas eu le courage de frapper l’enfant... et cet enfant est vivant!
— En vérité ? fit Macy, qui cherchait à comprendre où Warton voulait en venir.
— Je ne sais comment, Longsword, qui veillait * évidemment dans les environs de la maison où Antonia avait été transportée, Longsword a obtenu de ce médecin qu’il lui livrât l’enfant... Celui-ci n’a fait aucune difficulté. En effet, que lui importait, pourvu que l’enfant disparût et que je n’en entendisse plus parler?... Mais, par contre, Longsword, craignant que je ne poursuivisse plus loin ma vengeance, a emporté l’enfant à Hoboken, et là il l’a confié à une femme qui l’allaite et en prend soin... Voilà ce que j’ai appris par un espion habile et qui n’a pas un seul instant perdu ses traces.
— Eh bien ? demanda encore Macy.
— Vous ne comprenez pas ? Hoboken est un lieu désert et souvent fréquenté par les gypsies, qui y trouvent toute liberté pour s’y installer. Rien de plus facile que de faire enlever l’enfant, et, dès qu’il sera en notre pouvoir, croyez-vous qu’il ne sera pas possible de réduire Longsword au silence ?
Macy réfléchissait.
— En effet, dit-il, le moyen me paraît pratique.
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Mais ne craignez-*vous pas encore, en ayant recours à ces gypsies, de créer une complicité dangereuse ?
— Vous avez raison. Aussi, tout pesé, le mieux est d’agir par moi -même.
— Vous irez enlever l’enfant ?
— J’irai !
— Allons, Warton, lit Macy, dont le front se rasséréna, décidément vous avez encore du bon. Ainsi, c’est convenu ; mais ne perdez pas de temps. Qui sait si cet homme ne cherche pas fiés à présent le moyen de venger la femme qu’il aimait?... Surtout de la prudence; ne remettez rien au hasard. Et, puisque, une fois déjà, vous avez failli nous compromettre et nous perdre, je compte que vous redoublerez de précautions.
— Oh ! cette fois... je suis tic sang-froid, et vous n’avez rien à craindre.
— C’est bien. Ainsi tous les rôles sont distribués... Dan Yoke disparaîtra, Longsword sera lié par la crainte de perdre à jamais son enfant... Donc nous pouvons être tranquilles... Allez prendre toutes vos mesures... pour moi, je vais à la IJoursc et en même temps continuer^ à préparer mon élection.
— A bientôt, dit Warton.
Et les deux hommes se serrèrent la main.