‹ Les mystères de Paris (volume 2)Chapitre 27 sur 96 · SCÈNE viir · texte numérisé non relu

SCÈNE viir

RODOLPHE, M"<' D'IIARVILLK, sortant de C.iei Fc'rand,

RODOLPHE

Vous ici, madame!

ain>e b'ilABVILLE.

Je sors de chez mon homme d'affaires !

RODOLPHE

M. Férand! Et celle voiture de voyage?

jime U'UAKVILLE.

C'csl la mienne !

RODOLPHE

Vous pailcz?

M""e d'harville. La santé de mon père...

RODOLPHE

Mafs, hier... vous ne m'avez rien dit... Ordinairement j'ai plus de part à votre confiance. M'""<^ d'harville.

Eh bien! je serai franche, monseigneur; ce matin vous m'avez écrit pour m'apprendre votre entrevue avec la comtesse Sarah Mac-Grégor, mais vous ne m'avez pas tout dit, lisez.

RODOLPHE, lisant.

« Madame, le prince est sur le point de re- » trouver une fdle qu'il a cru perdue. Vous qui » l'empêchez de se souvenir qu'il est époux, l'era- » pécherez vous aussi d'être père?... » Une lettic anonyme! lAche infamie? Et vous voulez mo quitter ?

Mme d'harville.

Voulez-voua qu'un seul moment j'autorise de pareils écrits?

RODOLPHE

Je vois maintenant d'où le coup part cl le piège qui m'était tendu.

Mm» d'harville.

Que voulez-vous dire ?

ItOOOLPUE.

C'csl encore l'esprit rusé et perfide de la comtesse Saruh.

M»e d'harville.

Monseigneur, n'ctes-vous pas trop prompt à accuser? S'il y avait encore quelque espoir de retrouver celle eoranl...

RODOLPHE

Et croyez-vous donc que si je n'avais pas en

main des preuves matérielle.'', Irrécusables de celle triste mort...

M«»e d'harville.

Je ne douterai jamais, monseigneur, des nobles élans de votre âme, cl c'est pour cela que je partirais...

RODOLPHE

Comment ?

M'ne d'harville.

Si cette enfant vivait encoie, vous auriez envers elle im grand devoir à remplir pour la légitimer... Une union...

RODOLPUr.

Avec la comtesse Sarah ! Jamais !

W"o d'harville.

Celle union .serai! indispen.sable.

RODOLPHE

Ne me dites pas cela !

Mme d'harville.

Je VOUS le dis , parce que personne plus que moi n'est jaloux de vous voir accomplir loyalement, vaillamment vos devoirs, ainsi qu« vous l'avez toujours fuit...

RODOLPHE

Noble femme! Mais pourquoi rêyer un événement désiré, impossible, afin d'y cliercher des causes de tourment ?

Wue d'harville.

Rassurez-tnoi contre moi-même.

RODOLPHE

Vous l'exigez? Je vous le promets ; si jamal» ma fille m'était rendue, tout ce qui devrait être fait pour elle serait fait... Vous ne paitez plua. —

Mme d'HARVILLF.

Je ne pars plus ; mais continuez les recherches qui vous amènent ici.

RODOLPHE

J'obéis. (Voyant entrer Fleur de Marie et le Maltre-d'École. ) D'ailleurs j'aperçois une chance d'exercer ici cet esprit d'avenlureuse bienfaisance que vous aimez... vous me l'avez dit.

Binie d'harville.

Oui... parce que c'est ù vous que je dois de connaître le charme de la générosité.

RODOLPHE

Acceptez -vous mon bras ?

Mm» d'harville.

Oui... jusqu'à ma voiture.

(Ils sortent par l'allée. Fleur de I^Iaric reconnaît Rodolphe et le suit des yeux.)

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