SCENE I
GERMAIN , puis CLERMOiNT.
GERMAIN est assis à son bureau, il vient de cesser son travail pour réfléchir.
Pauvre Mord ! je n'ai jamais vu douleur plus sombre et plus désespérée... Celle perte est affreuse pour lui .'... Que deprivalions! que de misère ! si ce joaillier est un homme inlrailable , comme il nous le disait... Avoir été peut-cire en présence de l'auteur de tous ses maux et ne pouvoir le retrouver!
CLEUMO.NT, venant de Tinlérieur.
Bonjour, monsieur Germain.
GEnsiAix, se levant sans quitter son bureau. Enchanté de vous voir, monsieur Clermont.
CLERMONT
Notre excellent M. Férand me charge de vous prier d'inscrire sur votre livre de caisse la somme de cinquante francs qu'il vient de nous donner pour noire bureau de bienfaisance, et le dépôt de trente mille francs en or que je viens de lui faire en mon nom.
GERMAIN
Le patron l'a accepté?
CLERMONT
Ma foi ! ce n'a pas été sans peine... cela l'embarrassait... c'était une responsabilité dont il ne se souciait pas. Enfin il a fallu le supplier de me rendre ce service au nom de lamilié, lui apprendre que c'était la fortune d'une sœur absente que je ne pouvais pas déposer en des mains plus fidèles.
GERMAIN
Vous savez, monsieur Clermont, comme le patron est strict et sévère en affaires...
CLERMONT
Je le sais bien, et c'est ce qui explique la confiance illimitée dont il jouit : et qui la mérite mieux que lui? Ne s'occupe-t-il pas plus des intérêts de ses cliens que des siens? témoin la modiciléde sa fortune. Mais voici du monde... je vous laisse... Au revoir, monsieur Germain.
(Germain le reconduit vers la porte , à l'extérieur, et se trouve près de la comtesse Sarah , qui entre introduite par Mn»e Pipelet.)
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