SCÈNE II
SARAH, GERMAIN, M"»" PIPELET, puis FÉRAND.
SARAH, â Mme Pjpdct.
Veuillez dire à M. Férand que la comtesse Sarah Mac-Grégor désirerait lui parler. ( M"»* Pijwlet entre à l'intérieur. Germain offre un siège et se met à son bureau. Sarah assise, à elle-même.) L'absence de mon frère se prolonge... il n'est pas rentré chez lui celle nuit... Maintenant que sa cupidité est doublement intéressée dans ses recherche;, peut-être une fois sur la voie aura-t-il craint de la perdre... N'importe! j'arrive armée de ses révélalions contre le faux honnêle homme à qui je vais avoir affaire, et dont j'aurai bon marché.
Mme PIPELET.
Voici monsieur Férand , madame la comlcssie. (Férand entre.) --». •
Monsieur, l'entretien que je vais avoir avec \ous vous intéresse aussi bien que moi... veuillez donc faire fermer voire porte à tout le monde, esccplé pour Son Altesse le grand duc de Gèrolsleiii qui doit , tout à l'heure, se rendre ici. FÉRAND , s'inclinaat.
A vos désirs, madame la comtesse. Madame Pipelet , vous entendez : ne laissez entrer personne que Son Allesse, le grand-duc de Gérolslein. Monsieur Germain, relircz-vous un instant.
jimB PIPELET.
Une altesse ! je vais niellre mon casaquin neuf. (Elle sort en se bâtant. Germain rassemble des papiers et entre dans le cabinet de Férand, que celui-ci lui indique. Lorsqu'ils sont sortis, Férand, sous les regards de Sarah qui l'examine avec attention, reste impassible; au bout de quelques instans seulement il dit : )
FÉRAND
Prenez donc la peine de vous asseoir, madame la comtesse. (Sarah, en l'observant toujours, vient de s'asseoir lorsqu'on frappe à la porte.) Qui donc esl là? mme PIPELET,
Pardon, monsieur Férand , maie un domcsti-