‹ Les mystères de Paris (volume 2)Chapitre 79 sur 96 · ACTE CIINQUiÈME · texte numérisé non relu

ACTE CIINQUiÈME

Le théàiro représente l'in'.cîrioiir de la cabane de Maniai, clans l'ile de- Ravageurs, Fileis et autres liisirunieiu de pÊche. A droite, vers !•■ deuviime plan, porie conduisant a une pi'' ce d'cniréo. Au foml, croisée au travers de laquelle ou aperroii la ri' lire.

SCENK I.

Le MAITRE-DÉCOLE , BENOIT , FRAN- ÇOIS, BARBILLON, et DEUX ACTRCS Prison M ERS «-vadés.

( Arr lever du rideau , les liabiis en désordre cl couverts de poussière , ils sont groupés ù ferre et autour d'une mauvaise table, dans l'altitude d'Iiomnies découragés. )

BENOIT

Nous voilà bien lolis maintenant! Tu ne pouvais pas altcndrc que le Férand fiU venu et qu'on l'ctU plume'/

LK MAITUn-D'ÉCOÎ.E.

Esl-cc que le plus pressé n'était pas de chercn^r à se défaire de celle petite espionne ? Tant pis pour le Cliourineur s'il s'est trouvé là.

BENOIT

Il nage comme un Terre-Neuve. Où est donc François?

LE MAITRE-D'ÉCOI.E.

li est resté en observation à la tête de l'ile. Tiens I le voilà !

BENOIT , à François.

Qu'est-ce qu'il y a ?

FRANÇOIS

Un bateau qui descend à l'ile.

BENOIT

Des gendarmes?

FRANÇOIS

Non ! il n'y a dedans qu'un homme qui rame, el à la proue quelque chose de blanc.

BAUBII.L0N , à la fenêtre du fond.

Ils abordent.

BENOIT , qui est ausai .'i la fenêtre. Ce blanc , c'est une femme évanouie qu'il emporte. Il vient de ce côté.

LE maitre-d'École, à !a porte.

Mes amis , c'est Férand ! ( A la cantonade. ) La Martial , reçois-le , et envoie-le par ici. (Il ferme la porte.) Ne vous montrez pas, le voilà qui entre, écoulez ce qu'il va dire à la Martial. BENOIT, écoutant.

Il lui recommande d'allumer du feu et de faire revenir la jeune fille.

St

LE MAITRE-U'ÉCOLE , regardant par le trou de la serrure.

C'est Fleur de Marie! vivante... (A part.) Entre les mains de Férand ! Vaincu, toujours vaincu par lui :... Que Satan m'offre une revanche, cl je la prendrai large et belle.

BENOIT

A vous! le voilà.

( Ils se reculent vers le fond , et Férand entre san les voir. )

SCÏÎNE II.

Les Mêmes , FÉRAND.

FÉRAND , se croyant seul.

Encore une fois le sort m'est favorable ; je no fuirai pas seul, elle m'accompngnera.

LE m.\lTl!E-D':;cOLE , venant à lui. El moi qui craignais de vous faire attendre, làbas, au pont d'AjMiércs.

FÎT.ANU , surplis.

Vous ici !

LE MAiTRE-o'ÉcoLE , montrant les autres qui s'avancent.

Avec (jiielques amis.

i;: Il A NO.

Un pié:;e?.'..

LE .«AITRE-O'ÉCOLK.

Vi.lic discrétion , ce matin, nous a reiidii un grand scr\ice; il faut que votre générosité achève une œuvre si bien commencée.

FltRAND.

Qu'entendez-vous par là ?

LE MAITRE-U'ÉCOLE

Nous sommes obligés de partir, cl nous navon* pas de quoi payer les frais de voyage.

FÉRAND

La position esl embarrassante!

LE MAITIIE-D'i.COLE.

Moins, depuis que votis êtes là.

FÉRAND

J 'aime les questions nettement posées.

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