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LE MAITRE-D'ÉCOLE
Vô'ci qui ne laissera rien à désirer. Vous allez donner à l'un de nous un écrit qui lui fera ouvrir, vue du Temple, grandes el pclilcs portes; vous lui donnerez encore clés de bureau, secroUiire, ele., l't , (jiiand il sera de retour ici, a\ec un résultai satisfaisant, vous pourrez vous en aller, comme chacun de rious, dans un pays où les yeux soient moins ouverts cl les portes de prison moins béantes.
FKUAXD.
Et si je refusais'.'
LE MAiTniî-u'ÉcoLK , lui moiiiraiii un àiylct.
Il est empoisonné.
liËNOlX.
El la ri\icic...
FÛr.AND.
Voilà qui est net, cl je réponds d'une manière non moins [irccise : Je vais donner l'écrit que vous dicterez , je remettrai les clés , etc. Votie envoyé visitera tout avec soin, et, à son retour, je ne serai pas surpris; mais vous serez Lien désappointés du maigre butin pour lequel vous aurez risqué son cou et le vôtre.
LE SlAirUE-D'ÉCOLE.
Le trésor est donc délogé ?
FliUAM).
mauvais plaisant... Eit-ce qu'on n'a pas tout sai>i chez moi?
BENOIT
Il nous faut de l'argent , entendez-vous? Do plus honnêtes que vous y ont passé, pour le même motif; ainsi, de l'argent, beaucoup d'argent... Comment? je m'en moque... arrangez-vous, et vile , mais j'en veux.
FÉRA>D
Je vais vous dire aussi ce que je veux. Vous allez tous partir, même la femme qui est là , cl vous me laisserez tout à l'heure, à l'instant , seul dans cette île avec Fleur de Marie.
LE MAITRE-D'ÉCOLE
Elle a mes secrets!
FÉRAND
Soyez tranquille, elle ne vous trahira pas. Combien y a-t-il de bateaux ici?
LE «.'AlTItE-n'ÉCOLE.
Le nôtre , un là- bas , au bout de la pointe de l'Ile, et celui que vous avez amené.
FÉHAND.
El au bout, de l'aulrecôlé?
LE MAIÏltE-U'ÉCOLË,
Pas un.
FÉBANO.
En débarquant, vous ferez couler votre bateau de manière à ce que personne ne puisse venir ici. BEXOIT, prOt A écUler.
Ab ca/...
LE UiXi -l) £:)LE.
£coutc-Ie donc.
FÉnAND.
El de cC moment, ici, en France, ailleurs, partout, j'aurai le dioit de tuer celui qui fera un geste, dira un mot, indiquant qu'il me conuait.
Diable! les conditions sont dures.
FÉJÎAND.
Parce que le prix est magniOquc.
LE MAITRE-D'ÉCOLE
Quel est-il ?
FÉRA>D
Une fortune.
TOLS.
Une fortune!
BENOIT
Si tu tiens ce que tu promets là, je te jure au nom de tous, et ces scrmens là on les tient, je le jure que tout ce que lu veux sera fait... Maintenant, parle.
férand, moniraiil le Maltre-d'Écol».
C'est à lui de parler.
BENOIT
Comment 1
férand, ail M.Mirc-d'Ecolc.
Est-ce que ce n'c-t pas celle nuit que le prince de Gérolostein épouse la marquise d'IIar ville? LE Maitre-u'école.
Oui.
FÉBANtt.
Est-ce qu'ils ne doivent pas partir aussitôt après la cérémonie?
LE MAITRE-D'ÉCOLE
C'est vrai encore.
FÉRAND
Ecur roule n'est-ellc pas de traverser le bois de la Garenne, qui cnlouie le château?
LE MAITUE-D'ÉCOLE.
Parfaitement exact.
FÉIIAN».
Combien faudrait-il d'hommCS di^tcrminés pour arrêter la voiture malgré les postillons et les domestiques, et s'emparer de la cassette du prince contenant trois ccfil mille francs et des diamans de la marquise estimés le double.
LE MAITRE-D'ÉCOLE
Six hommes...
FÉRAND
Comptcz-Yous?
LE NAITRE-D'ÈCOLE.
Il a raison... c'était l'hom-nc de confiance de Mn>cd'llarvillc; il a di\ lui remettre... Il est noire ami , notre sauveur I je le crois .. nous devons le croire.
TOUâ.
Oui ! oui !
FÉBANO.
Que vouj ëles lenU à comprtndr» l