ACTE I, TABLEAU
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m'ôtcra pas de la tt'(e qu'il l'a servi à aller voler , dans ce chàleau au bord de la rivière.
LU MAITRE-D'ÊCOLE.
Je ne sais pas ce que lu veux me dire. !
LE CHOUBINEUR.
Tu ne sais pas non plus qui voulait entraîner à la rivière un cavalier qu'on avait jeté à bas de son cheval ?
LE MAITRE-D'ÉCOLE
Je l'ignore absolument.
LE CHOURIIVECB.
Eh bien ! il y a quelqu'un qui est payé pour le savoir... Mais mon bachot?...
LE MAITRE-D'kCOLE.
Voyons, ce n'est pas une grande perte que tu as faites là... Tirer du sable... repêcher des bûches... avoir toute la journée la raoilié du corps dans l'eau...
LE CUOURINEUR.
Le métier est dur... mais honnête; j'y gagne ma vie... Je ne demande que ça...
LE MAITKE-D'ÉCOLE.
Eh bien ! moi, je suis plus exigeant que toi , pour toi-même... J'ai à te propoï^cr une bonne affaire.
LE CHOURINEUR
Toi I une bonne affaire ?
LE MAITRE-D'ÉCOLE
Quarante francs à gagner.
LE CHOURlKEUIfr^»
En combien de temps ?
LE MAITRE-D'ÉCOLE
En un quart d'heure.
LE CHOURINEIR.
El) plein jour, devant tout le monde?
LE MAITRE-d'ÉCOLE.
Non, personne ne saura .. Allons, je mettrai soixante francs.
LE CUOURIXEUR.
Merci ! je ne mange pas de C3 pain-là...
LE MAITRE-U'ÉCOLE
Mais...
LE CUOXjRINECR.
Je te dis que je ne mange pas de ce pain-là, il est rouge ..
Tu aimes mieux ton métier, n'est-ce pas ?
LE CHOURINEUR
Mon métier, c'est de dire : non, quand on vent me mettre d'un mauvais coup. .. Mon métier, c'est aussi de poursuivre à mort... ceux qui voudraient faire du mal à ceux que j'aime... car, quand ceux-là ont besoin d'un bon chien... pour les dé fendre, ils me trouvent... Et tu sais que j'ai de bons crocs.
LE MAITRE-D'ÉCOLE
^I;us l'iov.ti'-in.ii donc?