‹ Les mystères de Sainte HélèneChapitre 170 sur 179 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

{Surtout ceux qui , comme lui , n'ont pas eu la peine de gagner ce trône à la pointe de leur épée. Allons chercher madame Bertrand, docteur.

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Nous l'avons déjà dit^ toutes les fois que le temps le permettait, l'Empereur, tout souffrant qull était, sortait en calèche ; et, comme il avait bien vite parcouru l'étroit espace qui lui était accordé, il aimait à en explorer les détails. Aussi, après avoir fait une dictée (car, jusqu'aux derniers instants de sa vie, il s'occupa de la rédaction de ses Mémoires^ et cette

^ Au chapitre XHI intitulé : Les deux Négresses.

204 MYSTÈRES DE SàlNTE-HÉLÊNE.

espèce de besogne était devenue pour lui sa seule distraction ) , Napoléon , disons-nous , sortait accompagné , soit du grand maréchal , soit du général Montholon, ou même seul quelquefois quand il ne craignait pas d'être trahi par ses forces qui étaient considérablement diminuées. Ses courses étaient presque toujours dirigées vers la vallée la plus voisine de Longwood. Il visitait ainsi le voisinage et le peu d'habitants qui s'y trouvaient. Tous, excepté mistress Masson, étaient pauvres : les chemins étaient parfois impraticables; mais plus ces chemins étaient mauvais, plus l'Empereur semblait aimer ces excursions ; c'était pour lui un simulacre de liberté. La seule chose à laquelle il ne pouvait s'habituer, c!était la rencontre des sentinelles anglaises posées d'espace en espace pour l'observer.

Un jour qu'il avait fait une nouvelle pointe au milieu de rochers sauvages, il découvrit une pauvre maison dont il ouvrit la porte, et il entra dans un petit jardin , tout émaillé de fleurs , qu'une jeune fille arrosait. Cette der-

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