‹ Les mystères de Sainte HélèneChapitre 27 sur 179 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

drement à la tombe. Ce vieillard était le vieux Tobie qui, toujours esclave, car le transport de Napoléon à Longwood et ses démêlés avec sirHudson Lowe n'avaient plus permis à TEmpereur de poursuivre raffrancbissemenl du pauvre homme , venait chaque jour payer à celui-ci, qu'il avait aimé sans connaître sa gloire, le tribut de la reconnaissance.

M. David adressa quelques mots en français à Tobie, qui, ne les comprenant pas, pour toute réponse dit, en étendant sa main décharnée sur la sépulture impériale :

— The good gentleman! (Le bon monsieur !) Cet éloge d'un pauvre esclave ne valait-il pas, dans ce lieu sauvage, toute une oraison funèbre du grand Bossuet?

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Les nuits , sons les tropiques, soat belles et majestueuses. Le ciel, comme une vaste nappe dVgent, laisse 9 à travers l'immensité, sein* tiller des myriades d'étoiles, poussière ardente du trAne de l'Éternel. Les astres gravitent dans leur magnifique lenteur, et semblent, au milieu de leurs satellites flamboyants, des monarques radieur qui prennent sur un char d'or leurs loisirs de pcmipes ât d'ambroisie. Parfo» des

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comètes à la crinière enflammée , à la queue recourbée comme celle du scorpion , traversent Tespace en traçant un long sillon de lumière. Au sein de toutes ces splendeurs , la lune, pâle comme la fiancée de la veille ou empourprée comme une courtisane, se lève et répand autour d'elle^sii blafarde clarté, à la lueur de laquelle les sylphes et les gnomes du continent, les mouettes et les dauphins des mers s'ébattent et se réjouissent. Les rayons qui s'échappent des planètes de Mars, de Vénus , de Saturne et d'Herschell , viennent se briser sur les rayons de l'astre des nuits, et de cette alliance mystérieuse surgit une infinité de phénotténes eélesfes qui ravissent l'àme et provoquent les médiiatiohs du philosophe , da savant et du |h«ux contemplateur. Téttioin de tant de merveilles , rhomme le plus froid , le plus ibsensible aux grandes scènes que l'univers déroule à ses yeux-, iie peut s'empêcher de s'éerier av<ec le roi^prophètc : « Les eieux racontent la gloire et la puissan^âde Dieal » Napoléon , plus qu'un totre; pd^t-élre , ai*

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