‹ Les mystères de Sainte HélèneChapitre 72 sur 179 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

ce parfum des batailles étaient poussés par le vent vers le plateau où le captif des rois, calme et silencieux, semblait courber le front sous le châtiment de Dieu!

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Tout le monde, à Longwood , mit la main à l'œuvre pour disposer, le plus confortablement possible, le logement de r£mpereur ; ce fut à qui placeraitun tableau, assujettirait un meuble, planterait un clou. Le grand marécbal s'était réservé le plaisir de tout combiner et de tout arrêter pour rendre ce palais de bois digne de celui qui devait l'habiter.

Le salon de Napoléon fut, après sa chambre

à coucher et son cabinet de travail , la pièce de l'habitation qui fît le plus travailler les imaginations. On savait que l'Empereur aimait la simplicité, mais on savait aussi qu'il voulait , avant tout, jouir des souvenirs de la France , devenus encore plus chers à son cœur depuis qu'il l'avait quittée.

Donc , après avoir placé les meubles wcuhlaihtSy comme dirait un commissaire-priseur , on songea aux embellissements qui devaient donner à cette pièce principale un caractère qu'au surplus elle empruntait déjà à la gloire immortelle de celui qui allait y tenir sa cour, cour bien peu nombreuse, hélas ! mais qui se composait de courtisans d'une espèce nouvelle et précieuse : les courtisans du malheur. Ceuxlà du moins étaient plus dignes d'éloges et d'admiration que les courtisans de Saint-Cloud et des Tuileries.

Dans le peu d'armes de luxe et de trophées précieux que Napoléon avait apportés à Sainte- Hélène, se trouvait un objet qui lui rappelait des journées bien glorieuses , des victoires

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