‹ Les mystères de Sainte HélèneChapitre 90 sur 179 · CH\PITRE VIII · texte numérisé non relu

CH\PITRE VIII

avait été grièvement blessé pendant Faction) ^ compensera le malheur que vous venez d'éprouver.

Il parla ensuite au chapelain des croyances religieuses des Chinois , et cet ecclésiastique lui ayant répondu en termes choisis et laconiques , Napoléon pria l'ambassadeur de solliciter de l'évéque de Londres un poste conve* nable pour un homme de ce mérite. Il demanda ensuite à M. Abel s'il était de la société royale de Londres, et si sir Banks lui était connu. Il parla de ce savant en termes on ne peut plus flatteurs , et rappela avec plaisir que du temps de sa puissance les travaux de sir Joseph et des voyageurs véritablement portés au développement des connaissances humaines , avaient toujours été favorisés par la communication des dépôts scientifiques que possédait la France.

L'audience se termina de cette façon, et l'ambassadeur, ainsi que les personnes présentées , se retirèrent , emportant avec elles l'idée la plus haute de la prodigieuse variété

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des connaissances de l'illustre captif, qui savait traiter les questions de science , de morale, de politique et de haute administration, comme les questions de guerre. En effet, pour le génie actif de Napoléon , tout était champ de bataille , et son admirable facilité à tout approfondir en faisait une individualité à part, en dehors de toutes les individualités connues.

Les six premiers mois de l'année i8i7 furent féconds pour l'Empereur en surprises plus ou moins vives, plus ou moins chères , mais toutes préconisées par le cœur. C'est ainsi que le maître canonnier du navire de commerce le Baring apporta à Sainte*Hélène le buste du roi de Rome. Après d'interminables pourparlers avec le gouverneur, le buste, sorti d'un des premiers ciseaux de l'Italie, fut envoyé à Longwood. La ressemblance du jeune Napoléon était frappante : c'étaient les yeux, le front, la coupe de visage de son père, mais avec les traits mélancoliques de Marie- Louise. Napoléon, en recevant ce gage s»

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