DE QUELQUES ARMOIRIES MUNICIPALES
DE QUELQUES ARMOIRIES MUNIQPALtS
Les villes ont généralement choisi leurs armoiries elles-mêmes, et les rois de France les laissèrent maîtresses à cet égard, à l'exception de Louis XI, qui s'avisa de donner des armes à la ville de Bourges (peut-être bien celles qu'on lui allrihue plaisamment : un âne dans un fauteuil) ; mais les habitants prirent mal la chose et déchirèrent les lettres patentes qui leur concédaient des armoiries réglées par le souverain.
La tentative n'était pas heureuse, elle ne fut pas renouvelée.
D'habitude, les villes se composaient des armes à l'aide de l'emblème de la corporation la plus en honneur dans ses murs.
C'est ainsi que Paris porte : de gueules, aunacire
équipé d'argent^ sur une onde du même, au chef cousu d'azur^ semé de fleurs de lis d'or.
Ce vaisseau rappelle les nautes de la Seine, nautoniers ou bateliers, dont l'origine remonte à
la période romaine.
Poissy porte des poissons dans son écu, en souvenir de ses premiers habitants qui furent des pêcheurs.
La ville de Reims a pour armoiries des rainceaux, sorte de branches de feuillage appelées autrefois des reims, et de nos jours des rameaux, ses armes sont donc allusives.
Strasbourg a aussi des armes parlantes, elle porte : d'argent^ à la bande de gueules; cette bande figure un chemin que les Allemands nomment Straze et qui conduit au burg^ l'argent serait une allusion au nom latin de la ville {arg&ntinensis) .
Les armoiries d'Orléans sont : de gueules^ à trois cailloux d'argent ; elles ont donné lieu à un proverbe du pays : Trois cailloux valent mieux que six pierres y proverbe qui doit son origine à un jeu