L ANGE GARDIEN
Pour mettre nos lecteurs au fait des événements qui suivirent d'une façon presque immédiate la catastrophe qui termine le précédent chapitre, il faut quelques lignes ou plusieurs volumes.
Quelques lignes, si nous nous contentons de tracer un sommaire rapide et sans détails :
Plusieurs volumes, si nous jugeons utile et possible d'entrer dans une minutieuse analyse des passions et des sentiments de nos personnages.
Or, l'espace nous manque pour ce dernier travail, dont la nécessité et l'intérêt d'ailleurs ne nous paraissent point démontrés, nous l'avouons. Contentons-nous donc de quelques lignes, ou pour mieux dire, de quelques pages.
L'amour de Raoul de La Tremblaye pour Déborah avait été réel et sérieux.
En assistant à la mort de la malheureuse jeune fille, Raoul crut que quelque chose se brisait en lui, il se persuada consciencieusement que sa vie était perdue désormais.
Il était plus de minuit au moment oii il sortit de cette maison dans laquelle il laissait son cœur enchaîné à un cadavre. Pendant tout le reste de la nuit, il erra dans les rues de Paris, comme un fou ou comme un homme ivre, ne sachant pas où il allait, marchant sans but et ne con-
Sauvé 1 s'écria [lébé, enfin sauvé. Oh ! Dieu soit béni i (P. 693.)
servant qu à peme la conscience du malhenr qui venait de le frapper
Un mn-acle permit qu'il ne fût point arrêté, dévalisé, et peut-être
assass,ne par quelques-uns des rôdeurs de nuit qui, à cette poque folr!
pT! d'éfir '^ ^^^"'^ "'"• '' -'' ''' -'-- -'- «-.-«.:;,
, au moment où l'aube naissante blanchissait le faîte des
Enfin