UN CABARET DU QL'ABTIEK DES HALLES
Raoul se rendit d'abord, afin d'y souper, à une taverne dont nous avons parlé déjà bien souvent, le cabaret du Chariot d'or.
Après un repas long et confortable, dont il solda l'addition avec deux pièces d'or, — au grand étonnement de l'hôte, qui ne s'expliquait guère comment un jeune homme si piteusement accoutré pouvait se permettre une pareille dépense, — Raoul se dirigea vers le quartier des Halles.
Si nos lecteurs ont bonne mémoire, ils doivent se souvenir que nous leur avons parlé, jadis, d'un cabaret situé non loin de la pointe Saint- Eustache, cabaret fort mal en renom et dont presque tous les hôtes étaient plus ou moins connus des agents de M. le lieutenant de police.
L'enseigne trompeuse de ce cabaret, — disions-nous, — sentait d'une iieu*e sa mythologie galante.
Cette enseigne portait, en grosses lettres multicolores, les mots suivants :