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VENGEANCE ACCOMPLIE

M. de Jacquemet était mort.

La lame du couteau avait pénétré, jusqu'au manche, entre les épaules.

La chute lui fit traverser le corps, et la pointe rouge et fumante sortit du milieu de la poitrine.

Nous le répétons, ce cadavre était horrible, avec son front déchiré, son visage défiguré et sanglant, ses yeux largement ouverts, mais déjà sans regard.

Raoul, — les lèvres écartées par un sourire d'une expression terrible et farouche, — les narines palpitantes et gontlées par une volupté

Ils saisirent les coupes homériques et, sans s'arrêter, sans reprendre haleine, ils vidèrent jusqu'à la dernière goutte. (P. 861.)

atroce, — Raoul, disons-nous, repoussa du pied ce corps mutilé, en s'écriant :

— Allons, — je ne me trompais pas!... — la vengeance est une douce chose!...

Les deux cohéritiers et les trois hommes de loi avaient assisté à toute

LIV. 108. -XAVIER DEMONTÉPIN. -LES MYSTÈRES DU PALAIS-ROVAL. - ÉDlï. J. ROUIT ET C'eLIV. 108

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la scène qui préci-de, immobiles, ])aralysés, en quelque* sorte, pétriliés par l'épouvante.

Aussi longtemps que dura l'eirrayante lutle de Raoul et de M. d<! .Tacquemct, nul d'entre eux, nous l'affirmons, n'aurait été capable do faire un mouvement ou de prononcer une parole...

Mais, quand la sanglante tragédie fut arrivée à sou dénouement, les cinq convives éperdus retrouvèrent en même temps les uns et les autres, et comme par enchantement, la faculté de se mouvoir, — do parler, — de pleurer, — de gémir et de supplier.

Tous se jetèrent à genoux autour de liaoul, — s etlorçant de saisir ses mains ou ses vêtements.

Et l'on entendit s'élever un chœur lamentable, pareil à ceux des drames antiques de Sophocle et d'Euripide.

— Grâce!... — disait le vicomte de Vertapuy.

— Pitié I... — criait le baron do Mornesouche.

— Miséricorde!... — glapissaient les trois hommes noirs.

— Montrez-vous grand!...

— Généreux!...

— Magnanime!...

— Soyez clément!...

— Soyez compatissant!...

— Nous sommes des gredins!...

• — Des coquins I...

— D'affreux drôles!...

— Nous méritons la corde!.,.

— La roue !...

— Et pis encore!...

— Mais nous sommes marris!.. ,

— Repentants!...

— Et confus!...

Puis, le chœur gémissant reprenait :

— Grâce!...

— Pitié!...

— Miséricorde!... etc., etc..

Raoul regarda pendant un instant, avec autant de haine que de mépris, les cinq ignobles personnages qui se tordaient à ses genoux, et dont trois lui donnaient gratuitement le spectacle de leur dégoûtante terreur, car, ne l'ayant jamais offensé, ils n'avaient rien à craindre de lui.

Puis, après avoir rélléchi pendant un instant, il fit signe à l'un des hommes qui se trouvaient en faction dans le couloir, et qui n'avait pu

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résister à la tentalioii d'enlr'oiivrir un peu les portes alin d'assister à la lutte.

L'homme s'approcha.

— Faites monter ici La Rose, sa bande, et tous les valets du château... — dit Raoul.

Au bout de trois minutes, cet ordre était exécuté, et la salle à manger se trouvait remplie de monde.

A la vue du cadavre de M. de Jacquemet, l'ex-sergent aux gardes françaises frisa délicatement, d'un air complètement approbateur, sa longue moustache, et murmura entre ses dents :

— Par ma guitare et par mon épéc! voilà de l'ouvrage bien fait! le pourceau me paraît découpé dans un joli stylel...

Quant aux valets, ils étaient tremblants et croyaient qu'on les menait à la mort.

Volontiers, comme les cohéritiers elles hommes de loi, ils se fussent jetés à genoux.

Mais ils n'osaient.

Seulement, dans leur frayer.r, on entendait leurs dents claquer violemment.

— Jetez-moi par la fenêtre cette abominable carcasse! — dit Raoul en désignant le cadavre de M. de Jacquemet.

Avant qu'il eût achevé de donner cet ordre, une croisée était ouverte, et l'on entendait le bruit sourd du corps tcmbant sur les marches du perron.

— Bien! — Ht le jeune homme.

Puis il reprit, en s 'adressant à La Rose :

— Avancez ici.

— Présent! — répondit Tex-sergent avec le salut militaire.

— En quoi sont ftits les fourreaux des épées de vos hommes?

— En cuir, et en fameux cuir, — foi de La Rose, j'ose l'affirmer!... — c'est souple et solide, moelleux et fort.

— A merveille... — que quatre hommes débouclent leurs ceinturons et mettent l'épée à la main.. .

— C'est fait.

— Que quatre de ces valets prennent chacun un des fourreaux... Quatre domestiques, espérant sauver leur vie par une prompte et

aveugle soumission, avancèrent aussitôt.

La Rose ne comprenait point encore l'idée de son chef temporaire.

— Est-ce que, par hasard, — se disait-il, — monsieur voudrait faire jouter ces quatre fourreaux, tenus par ces quatre cscogriiïos, contre

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quatre bonnes épées, aux mains de quatre soldats... — Par ma guitare et par mon épée! l'action serait réjouissante!...

Mais le sergent n'eut point à rester longtemps dans l'incertitude.

Raoul désigna le vicomte et le baron, toujours prosternés, et il reprit :

— Empoignez-moi ces deux faquins!

Ce fut fait aussitôt que dit.

En même temps la pointe d'une demi-douzaine de brettes s'approcbait de la gorge et de la poitrine do ces misérables.

La Rose fit avec son épée le geste de larder^ et se tournant vers Raoul, il demanda :

— Faut-il?

— Non.

— Alors, monsieur, commandez.

— Qu'on ôte à ces drôles habit, veste et culotte, et vilel... — continua Raoul.

Une seconde suffit pour déshabiller le vicomte et le baron qui, repris par une recrudescence d'épouvante, ne pouvaient plus crier ni prier.

— Et maintenant? — fit La Rose.

— Maintenanl, que deux hommes les mettent à genoux et les contiennent dans cette position ; et que les quatre laquais les fouettent avec les fourreaux d'épée, jusqu'à ce que j'ordonne d'interrompre...

— Ab ! parfait!... parfait!... — s'écria gaiement l' ex-sergent, qui comprenait eniin; — foi de La Rose, je n'aurais pas trouvé mieux! — par ma guitare et par mon épée ! l'idée est véritablement ingénieuse et poétique.

— Je vais compter jusqu'à ^;'02S, — poursuivit Raoul: — quand je prononcerai le mot : tuois, que les laquais frappent ensemble, et continuent bien en mesure... sinon je me verrais forcé de leur faire donner une leçon sur les épaules...

Excepté les deux patients, les trois hommes de loi et les quatre valets fustigateurs, tout le monde se mit à rire.

— Un! — fit Raoul.

Les laquais affermirent dans leur main droite les fourreaux de cuir.

— Deux! — articula le jeune homme.

Les laquais levèrent la main.

— Trois I . . .

Les quatre fourreaux retombèrent à la fois sur les chairs endolories duvicomle et du baron.

Ces deux personnages poussèrent un épouvantable hurlement et firent un effort surhumain pour se remettre sur leurs jambes.

Mais des mains de fer les clouaient à genoux, et le deuxième coup fut frappé avec un ensemble parfait et une admirable régularité.

Nous ne nous appesantirons pas plus longtemps sur les détails de ce hideux supplice qu'on appelle la flagellation.

Disons seulement qu'au sixième coup le sang jaillissait des chairs entamées, et qu'au douzième les gémissements et les cris cessaient de se faire entendre, par la raison bien simple que les victimes étaient sans connaissance.

— Assez! — commanda Raoul.

L'ex-sergent, qu'un tel spectacle amusait beaucoup, trouva que l'ordre d'interrompre le jeu était donné un peu vite. Aussi hasarda-t-il cette idée :

— Par ma guitare et par mon épée ! monsieur, il me semble qu'il serait piquant, pendant que nous sommes en train, de fouetter aussi les gens de loi...

— Inutile, — répliqua Raoul, tandis que les malheureux poussaient les hauts cris, — pour eux, j'ai autre chose...

Et, s'adressant à un laquais, il lui ordonna d'apporter sur la table trois flacons d'eau-de-vie.

Ce fut l'affaire d'une seconde, car il y avait dans les armoires do la salle à manger toute une provision de liqueurs.

— Maintenant, — reprit Raoul, — donnez-nous les trois plus grands verres qui soient dans le château...

Le laquais obéit. Raoul fît remplir ces verres gigantesques dont chacun contenait une bouteille entière. Puis il dit aux gens de loi :

— Vous allez, mes chers amis, boire à la santé de la justice...

— De tout notre cœur... — balbutièrent les hommes noirs. Raoul reprit :

— Seulement, mes bons amis, prenez note de ceci : — il faut avaler d*un seul trait le contenu de votre verre... — si vous vous y reprenez à deux fois, ou si vous laissez une seule goutte au fond, voici de braves gens à qui je donne l'ordre de vous brûler incontinent la cervelle...

Les hommes de loi pâlirent.

— Allons, — fit Raoul, — le temps presse, — dépêchons-nous... Cinq ou six canons de pistolets étaient déjà braqués sur les crânes

des procureurs.

Ils prirent leur parti en braves.

Ils saisirent les coupes homériques, et, sans s'arrêter. — sans

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reprendre haleine, — ils les vidèrent jusqu'à la dernière goutte. — après avoir crié, sur l'ordre de Raoul :

— A la santé de la justice !...

L'effet produit fut terrible et subit.

Les visages pâles devinrent pourpres.

Les verres s'échappèrent des mains défaillantes qui ne pouvaient plus les tenir, — et les trois hommes, foudroyés par l'alcool, roulèrent à la fois sur le sol.

S'ils n'étaient pas tout à fait morts, ils n'eu valaient pas beaucoup mieux I

— Quand les gens de loi boivent à la santé de la justice, — dit Raoul, en manière de réflexion philosophique, — voilà ce qui devrait toujours arriver...

Puis, se tournant vers ses hommes, qui, depuis le commencement de ces scènes épisodiques, s'amusaient énormément, il leur dit :

— Mes amis, — si je vous ai attachés à ma fortune, — si je vous ai conduits jusqu'ici, c'est que j'avais besoin de vous pour mener à bien ma vengeance... Celte vengeance est accomplie, — et, certes, je ne pouvais la rêver ni plus belle, ni plus large !.., Je vous la dois en partie, et veux vous la payer royalement!...

Raoul s'interrompit pour jeter sur la table une pesante bourse pleine d'or.

Puis il reprit :

— Vous trouverez là-dedans la somme que j'ai promise pour vous à la Rose. — et même une centaine de louis en plus... — Mais ce n'est pas tout... — un tel salaire serait mesquin, et, je vous le répète, je veux (]ue le vôlre soit royal... — Le château dans lequel nous nous trouvons est mon bien! — il esta moi par la volonté suprême de son noble et dernier possesseur... Eh bien! ce qu'il m'avait donué, je vous le donne à mon tour... Ce qui est ici vous appartient désormais, — je vous en fais largesse... — prenez, — pillez, — tout est à vous...

Un immense cri de joie s'écliuppa de la poitrine des aventuriers.

— Pillage! — répétèrent-ils, — pillage!...

Et les plus pressés firent main basse sur l'argenterie qui garnissait la table.

— Par ma guitare et mon épée! — murmura La Rose en glissant dans SCS larges poches quelques cuillers et quelques lourcheltes, — ce gentilhomme a des idées vraiment sublimes! — c'est plaisir de travailler sous ses ordres!

Puis, tout en fredonnant les premiers vers d'un couplet sentimental,

il saisit un flambeau et se disposa à parcourir le château, depuis les caves jusqu'au grenier, pour y faire un ample bulin.

Ses hommes imitèrent son exemple; bientôt le vieux manoir tout entier fut rempli des cris sauvages et désordonnés de ces bandits.

Cependant Raoul avait déjà quitté le château.

Il se dirigea rapidement vers cette partie du parc où les chevaux étaient attachés.

Il s'élança sur sa monture, traversa au grand galop les rues du village toujours endormi, et ne ralentit son allure que quand il fut parvenu au sommet de cette éminence dont nous avons déjà parlé plus d'une fois, et qui dominait lo manoir et le parc.

Là il s'arrêta et so retourna.

La nuit était profonde, et de grands nuages noirs se traînaient lentement sur la surface sombre du ciel.

Derrière les vitres de la façade du château, on voyait passer et repasser des lumières pareilles à ces feux-follets qui se jouent sur les marécages.

Soudain, l'une des clartés devint iixe, — puis elle s'agrandit peu à peu, — et Raoul vit monter vers le ciel une colonne de fumée rougeâtre.

Bientôt cette fumée s'élargit — devint plus épaisse et plus sombre :

— une gerbe d'étincelles jaillit, comme le bouquet d'un feu d'artifice;

une flamme bleuâtre ondula comme un gigantesque serpent, et, s'élançant des fenêtres brisées, elle lécha, de ses mille langues fourchues, les corniches de pierre et les ardoises de la toiture.

— Le feu est au château, — murmura Raoul, — je my attendais, et cela devait être... — Noble manoir!... quelle triste fini... mais c'est justice !...

El, toujours immobile, il continua à regarder.

L'incendie, que personne ne songeait à combattre, grandissait d'une seconde à l'autre.

nieutôt tout le ciel entier fut pourpre.

— Ce que j'avais promis, je lai tenu!... — s'écria le jeune homme,

— j'ai apporté ici le deuil, le sang- et le feu!

l*uis détournant, mais comme à regret, la tête de son cheval, il lo

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lança au grand galop sur le versant de la colline, dans la direction du village qu'il avait quitté quelques heures auparavant.

Quand il atteignit l'auberge, il trouva Jacques dans la cour, tenant en main, ainsi qu'il lui en avait donné l'ordre, deux chevaux sellés et

bridés.

Raoul, laissant à sa monture le soin de regagner toute seule l'écurie, s'élança sur l'un de ces chevaux, et, suivi de Jacques, prit rapidement la route de Paris.

Pendant plus d'une heure et demie le maître et le valet coururent à franc étrier, sans qu'une seule parole fût échangée entre eux.

Au bout de ce temps, pour la première fois, Raoul regarda en

arrière.

Entre le château de la Tremblaye et l'endroit où il se trouvait, il y avait plus de cinq Heues.

Et cependant, à l'horizon, le ciel était aussi lumineux que si le soleil eût été prêt à paraître derrière les collines.

— Ah! monsieur le chevalier, — s'écria Jacques, — quel incendie terrible il doit y avoir là-bas!...

Raoul ne répondit point et remit son cheval au galop. Mais, tout en galopant, il se demandait :

— Ne me suis-je pas trop vengé?

Si nos lecteurs sont curieux de connaître quel fut le sort du vicomte de Yertapuy, du baron de Mornesouche et des trois hommes de loi, — personnages dignes de tant d'intérêt, — nous leur répondrons ceci :

Les deux cohéritiers du chevalier de Jacquemet élaient restés dans la salle à manger, entièrement privés de connaissance, par suite de la fustigation énergique qu'ils avaient subie.

L'ivresse terrible de Teau-de-vie avait mis les trois procureurs absolument dans le même cas.

A partir du moment où commença le pillage du château, personne ne s'occupa plus d'eux.

Les valets sélaient enfuis, — les bandits forçaient les meubles et enfonçaient les porles des armoires.

Mais la flamme victorieuse leur barra le pa^^sage. (P. SG6.)

La torche de l'un d'eux mit le feu à une draperie, et l'incendie se développa rapidement.

Quand les flammes et la fumée envahirent la salle à manger, la chaleur dévorante arracha à leur évanouissement le vicomte de Vertapuy et l'un des procureurs.

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Ces deux malheureux essayèrent, en se traînant sur le plancher, de gagner un escalier.

Mais la ilamme viclorieuse leur barra le passage.

Un seul chemin restait libre encore, — la fenêtre.

Us s'élancèrent.

L'un s'ouvrit le crâne en tombant.

L'autre se brisa les reins.

Tous deux moururent sur le coup.

Quant aux deux autres gens de loi et au baron de Mornesouche, ils furent asphyxiés par la fumée sans avoir repris connaissance.

Tous les cinq étaient d'affreux gredins.

Nous en devons penser autant du chevalier de Jacquemot...

Et cependant il nous paraît chrétien et charitable de dire, à propi^s de ces six drôles :

— Dieu ait leur Ame!...

Aussitôt que le pillage avait commencé, les valets, nous le répétons, s'étaient enfuis. Ils se dispersèrent dans le village, — donnant l'alarme aux paysans et répandant la nouvelle qu'une troupe de brigands et d'assassins avaient envahi le château, — tué les maîtres, — et qu'ils allaient, sans aucun doute, mettre le hameau tout entier à feu et à sang.

Celle terrible nouvelle se propagea avec la rapidité de la foudre.

En moins d'un quart d'heure, les paysans furent sur pied, — armés. les uns de fourches et de fléaux, — les autres de vieilles épées rouillées et de carabines en mauvais état, mais susceptibles, pourtant, d'abattre fort bien leur homme.

Celte armée improvisée alla prendre position dans le parc, et chacun s'embusqua derrière des troncs d'arbres ou dans des massifs.

Les bons Picards détestaient cordialement h' trio des nouveaux possesseurs des domaines de La Tremblaye, et ne songeaient pas le moins du monde à empêcher le pillage du château ; mais ils craignaient l'envahissement de leurs propres demeures, et ils se promettaient d'exterminer bel et bien les bandits qui devaient, au dire de la valetaille, porter la dévastation dans le village, après avoir saccagé le manoir.

Aussi, lorsque La Rose et ses hommes, chargés de butin, et chassés par les progrès de l'incendie, se disposaient à aller reprendre leurs chevaux, ils furent, à leur grand étonnement, assaillis par une grêle de balles qui partaient on ne savait d'où.

Deux hommes tombèrent.

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