Louandre, Hist. d'AbbeviUey t. I, p
2, Dusevel, Histoire d'Amiemty p. 316 à 321.
neur de la Vierge. Le jour delà Chandeleur, il y avait un grand repas pour l'élection d'un nouveau prince. I^endant le dîner on représentait un jeu de MystèrCy qui devait être une sorte de moralité. Des membres du puy d'Amiens, Pierre de Buyon, Jehan Destrées, Jehan Ostien, Pierre de Dury étaient à la fin duxv* siècle les joueurs de personnages attitrés, du maire et des échevins de la ville d'Amiens. La Bibliothèque nationale possède un recueil manuscrit de chants royaux du puy d'Amiens qui fut offert à la reine Louise de Savoie. Loys Ghoquet, l'auteur du Mystère de l'Apocalypse, était du puy d'Amiens*. Le puy d'Arras, un de ceux dont ritnportance littéraire est le mieux attestée, faisait remonter son origine à une apparition de la Vierge qui aurait eu lieu en 1005. Il paraît réellement dater du xir siée)*?; au xiii% il fut restauré^ selon le témoignage d'une chanson de Vilain d'Arras :
Beau m'est del pui que je vois restoré.
Pour soslenir amour, joie etjovent Fu eslablis, et de jolieté En ce le voil essauchier boinement ^
Ces vers ne sauraient s'appliquer qu'à une compagnie assez profane. En effet, on a tout lieu de croire que les comédies d'Adam de la Halle (Robin et Marion, le Jeu d'Adam ou de la Feuillée) ïureni jouées dans le puy d'Arras. Nous reviendrons ailleurs sur ce point intéressant.
Le puy d'Arras avait une grande renommée, que de nombreux textes affirment. Andrieu Contredit fait ainsi l'éloge de cette assemblée :
Chancon, va t'en tout sans loisir, Au pui d'Arras te fai oïr A ceulz qui sevent chans fournir ; Là sont H bon entendeour Qui jugeront bien la meillour De nos chansons, et sans mentir,