Histoire littéraire de la France, U XXIII, p
Jurer puis bien et aatir, Des cités porte Toriflour * .
Une chanson de Mahieu le Juif renferme ces vers :
Bretel, ma cancon envoie Vous ai, pour cou que soit oïe Au pui devant la gent jolie*.
Une chanson anonyme se termine ainsi :
Au pui d'Arras vœil mon chant envoier, Où je rirai méismes présenter, Pour ceuls du pui en amour saluer '.
Le puy de l'Assomption à Douai avait été créé, vers 1330, sous le nom de œnfrérie des clercs parisiens. C'était une société chantante et rimante qui, à l'exemple des autres ptiys, dédiait presque tous ses vers à la Vierge. On appelait ses membres clercs parisiens^ parce qu'ils parlaient français dans ce pays flamand. On a publié quelques-uns de leurs vers, mais de date récente*.
Le puy des Palinods de Rouen ^ est peut-être le plus ancien de tous : il fut fondé en 1072; mais ce fut d'abord une société simplement religieuse, plutôt que littéraire ; il fut renouvelé et prit plus d'extension au xv' siècle. Il ne paraît pas qu'il se soit jamais mêlé de théâtre. Il n'en est pas de même du puy de Valenciennes, qui fut un des plus florissants au moyen âge. Il faisait représenter l'Assomption de la Vierge à l'église Notre-Dame de la Chaussée, le dimanche qui précédait cette fête. Il distribuait des prix « aux poètes et rhétoriciens
i. Histoire littéraire de la France, t. XXIII. p. 526.