Lyon, Benoist Rigaud, 1589, petit in
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ciens texles où le mot se présente avec un sens dramatique est de 1422 : cOn fit (dit le Journal d'un bourgeois dePar%$) le mystère de la passion de saint Georges en Thôtel de Nesle. » Que signifient ces mots, s'ils ne signifient pas la représentation de la passion de saint Georges? La passion de saint Georges n'est pas un mystère dogmatique.
Une autre étymologie, une autre signification première de ce mot, assez voisine, mais cependant distincte de celle que nous venons d'indiquer, nous est également suggérée par les exemples recueillis dans le Glossaire de du Gange.
L'un des sens donnés le plus fréquemment aux mots mys^ terium et misteriutn fut celui d'office liturgique. Romanum mysterium signifie la liturgie romaine. Un vieux cérémonial de Chartres s'exprime ainsi : Feria vj. vigilia domini fit totum misterium sicut prœdiximus... Ailleurs, parlant de l'office des ténèbres : In his tribus diebus provideant man" sionarii ut tôt ad tenebras accendant luminaria quoi finiendasunt misteria scilicét antiphonœ, psalmi^ versus, lectiones, responsoria, etc. > Ailleurs, misterium alicnjus mortui signifie V office pour un défunt^.
Or qu'est-ce, à l'origine, que le mystère dramatique, sinon un office, du moins un prolongement, une extension de l'office ? Même après qu'il s'en détacha, qu'il sortit de l'Église et passa en des mains laïques, le mystère ne perdit jamais tout à fait (nous le montrerons bientôt) le caractère religieux qu'il tenait de ses origines.
Dans ce sens, le mystère de la Passion, c'est roffice de la passion mis en scène et dialogue. Le mystère de saint Denis^ \e mystère de sainte Barbe c'est l'office, de saint Denis, l'office de sainte Barbe, transporté sur le théâtre et joué par des personnages. Ce sens est raisonnable; il s'applique cependant moins naturellement que le précédent à certains emplois du mot mystère^ à ceux où il désigne une représentation muette, un tableau vivant, parfois un simple truc, un secrets comme on disait.