‹ Les mystèresChapitre 35 sur 115 · Id.îd., ch. CCXIX (id · texte numérisé non relu

Id.îd., ch. CCXIX (id

^. Mémoires d'Olivier de la Marche (éd. Buchon), livre I, ch. IX. ^. Jean Chartier, Chronique de Charles VU, ch. 209 (Bibl. Elzévir), t. [!, ^- 169.

^. Mémoires d'Olivier de la Mai'che, 1. I, ch. XXI, éd. Buchon, p. 450.

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mystères^ les couplets récités par des personnages symboliques appelés Foi, Charité, Justice, Raison, Prudence^ etc. : « Le bref de Foy contenoit les mistères qui s'ensuivetité y

En 1457, au festin offert à Tours aux atnbassadeurs hongrois, « entr'autres y eut six vingts quartes d'ypocras, tant blanc que rouge^ entremestz^ morisques^ mommeries, et ung autre mistère d*enfans sauvaiges saillans d'une roche fort bien feinte et représentée* ».

L'année suivante (1458), l'entrée de Philippe le Bon à Oand, après la révolte et la soumission de cette ville, fut solennisée par l'exhibition d'une multitude de tableaux vivants doni plusieurs àsset compliqués; celui-ci par exemple : sur un échafaud « fut le personnage de l'empereur Jules César en melîeu de douze sénateurs et devant lui eult le personnage de MarcuB Tullius Gicero, qui en louant la clémence du dit empereur en la liberacion de plusieurs prisonniers qu'il avoit ptins quant il gaigUa Romme, conmencha : Diuturni silentii. i Ces exhibitions sont appelées mistères par Jean Chartier, qui lesénumère et les décrit longuement ^

Ces exemples, qu'il serait aisé de multiplier, suffisent pour montrer combien était fréquent, dans la première moitié du I XV* siècle, l'emploi du mot mystère pour désigner, avec certaines nuances diverses, les spectacles solennels étalés aux entrées princières, les entremets qui décoraient les festins royaux, et les objets mêmes ou les personnages qui servaient à ces exhibitions.

Mais dans le même temps le même mot ne s^appliquait que rarement aux Véritables pièces dramatiques, que nous désignons exclusivement aujourd'hui par cette appellation.

En 1351, c'est le jeu de sainte Catherine qu'on représente â Lille*.

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