L*ADVOCAT
Pour avoir ung bon advocat, Qui peut chasse bien nostre cas, Prenons apoinctement d'estal Des mérites sainct Nicolas.
Le greffier y le crestien^ le juif, Mathatiel, le premier sergenty le second sergent^ le chartier, disent chacun leur couplet, qui se termine par le même refrain. Puis le crestien conclut la pièce ainsi :
Des mérites sainct Nicolas Prions toute la compaignie, Qui prennent en gré nos esbalz Et soustenez la confrarie.
Une disposition analogue se remarque à la fin de la Passion d'Arnoul Greban. Après la descente du Saint-Esprit sur les apôtres, la pièce finit par vingt-huit couplets de six vers que débitent vingt-sept personnages, chacun disant un couplet, sauf Notre-Dame, qui en dit deux. A la suite de ces couplets vient la moralité finable, qui se passait au paradis et formait l'épilogue du drame.
De quelque façon que se termine un mystère, les derniers mots sont toujours une exhortation à prier; le plus souvent le dernier vers est : Chantons Te Deum la}idamus; et il est