Id., ibid., v
A, On sait qu*à l'origine le couplet d'envoi commençant par le mot prince s'adressait au prince du Puy.
JLt .
Dans le Vieux Testament^ où les ballades sont très fréquentes, Gain en dit une, dont l'envoi commence ainsi :
Prince seré, qui qu'en murmure, Du niz aisné j*ay la droiture, etc. *
Nous ne saurions tenter de rassembler ici toutes les formes de stances que présentent nos mystères. Le nombre en est infini : qu'il nous suffise de faire remarquer que le moyen âge ne connaissait pas cette distinction absolue que Tére classique a établie (sauf l'exception des chœurs tragiques) entre la forme lyrique et la forme dramatique. Quelquefois même les deux formes sont entremêlées dans les mystères et la stance lyrique alterne avec le couplet en yers ordinaires de huit syllabes ^
Les passages lyriques étaient en général chantés ou du moins déclamés avec accompagnement de musique. Tout nous montre que la musique jouait un grand rôle dans la représentation des mystères; l'auteur devait tenir compte de cet élément dans la composition du drame. Il fallait qu'il fût un peu musicien lui-même ou s'éclairât des avis d'un musicier Il est à remarquer cependant que la plupart des choeurs qui devaient s'exécuter en parties, avec orchestre, ne sont pas écrits dans le texte de nos mystères; leur place est seulement ndiquée, de cette façon par exemple' :
DIEU LE PÈRE (aux anges).
Chantez un joyeux silete.
{Silete. Dieu le père se revient en son siege^ et chantent les anges.)
Ailleurs, aux limbes, après la Résurrection*, les justes célèbrent en chœur leur prochaine délivrance.
1. Édit. Rothschild, v. 4328. Comp. 3046; 3196; 4061 ; 4Î92, etc.