UNE AUTRE INSPIRÉE
les plus familières avec les deux saintes , s'approchèrQut d'elles.
— Notre œuvre va perdre son principal appui , dit Tune d'elles.
— Quel appui ? dit froidement Véronique.
— Madame de Nervieux ; elle se marie.
— Notre œuvre ne s'appuie pas sur un bras de chair, reprit Véronique. Tout ce qui vient de la terre est sujet à la corruption et ue mérite que le mépris. Si notre œuvre est de Dieu, Dieu la maintiendra. Qu'importe à l'armée qui doit combattre4e grand combat, qu'un soldat déserte son drapeau? elle n'en remportera pas moins la victoire.
— Il est bien étonnant, dit une autre dévote, qu'une dame aussi pieuse songe à se remarier. Oh ! mademoiselle Lame, pourquoi n'avez-vous pas prié sainte Anne d'éloigner cette tentation de l'esprit et du cœur de madame de Nerveux f
— Tai conoii ^s projets hier seulement, répondit* Vèrofliqne. Il ne m'appartient pas de la juger. Mais je pois espérer que Dieu ne la punira pas trop sévèrement de n'avoir pas sn pet^vérer dans le chemin des âmes pirCakes. Car le cœnr de madame de Nervieux reste uni 10 Cœur de sainte Anne; et, à la fin du trimestre prodiaîn, vous verrez que, si elle est retournée à ses mondanités, elle en sacrifie au moins une grande partie h h glorification du Cœur de sainte Anne. Prions Dieu pour elle et ne la condamnons pas.
Et, se levant, elle sortit de la salle avec Rosalie.
Qinmd les deux dignitaires de l'assooiation furent par* ties, le pieux trovpeau continua de deviser sur le futur mariage, chaome apportant sm ofnnion, ses renseignements, ses prévisions. Ce qui ne domina pas naturellement dans ce petit conciliabule, ce fut la charité.