NOUVELLES IMPRUDENCES
ClémentiDe finissait toujours par trouver les raisons de Raphaël excellentes. Celui-ci frémissait à présent â*une colère d'autant plus violente qu'il ne savait, comme on le dit vulgairement, h qui s'en prendre.
Quand le premier mouvement fut calmé, Raphaël comprit que mettre une seconde fois les mers entre lui et Clémentine était, de tous les partis à prendre le plus mauvais.
II fut décidé qu'on retournerait immédiatement à la campagne.
— Ma chère mère, dit Raphaël, je n'ai pas la pensée de vous imposer des lois dans votre propre maison ; vous y avez, l'été dernier, à peu près attiré toute la société lyonnaise; je ne sais si vous avez l'intention de recommencer cette année, mais je dois vous dire que je veux vivre dans un isolement complet. Le monde des libres penseurs et le monde religieux m'inspirent une égale répulsion : nous avons été, Clémentine et moi, outragés par tous les deux.
La comtesse assura son fils qu'elle ne désirait qu'une, vie tranquille; sa santé lui en faisait d'ailleurs une nécessité.