‹ Les mystiques, par l'abbéChapitre 56 sur 63 · LA PRIÈRE DU SOIR · texte numérisé non relu

LA PRIÈRE DU SOIR

Au mois d'avril, Frédéric reçut Tordre de se rendre à Paris pour reprendre son service. Sa santé était à peu près rétablie ; et, malgré les instances des châtelains de Brindas qui voulaient qu'il demandât une prolongation de congé, il se décida à partir dans le plus bref délai.

Etait-ce le sentiment du devoir militaire qui le guidait? Était-i*e la prudence qui lui conseillait de fuir un séjour de plus en plus dangereux pour lui? 11 y avait un peu de tout cela. Frédéric n'était pas entièrement corrompu. La pensée de jeter le trouble dans cet intérieur paisible, où il avait été reçu avec tant d'affection^ lui était odieuse.

Lorsque la conscience n'a pas une règle positive, qu'elle ne cherche pas la sanction de ses actes dans des sphères plus hautes que celle du monde, elle ne manque pas de sophismes pour s'absoudfe de ses plus coupables délits. Frédéric élevé religieusement n'en était pas encore là. Pour lui , l'adultère était un crime et une la-

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