Éphraïm n'extermina point les Kananéens
30. De môme fit Zabulon. — 32. De même Aser. — 35. De même la maison de Joseph.
B. 1 Rois, V, 13-15. Pour ses grandes constructions, Salomon avait levé parmi les Kananéens « 15, plus de 70 000 manœuvres pour porter les fardeaux, et 80 000 hommes destinés à tailler les pierres dans les montagnes. — IX, 20, 21. Tous les descendants des Kananéens qui s'étaient maintenus dans le pays, sans que les enfants d'Israël eussent pu les exterminer, Salomon les rendit tributaires, comme ils le sont aujourd'hui. »
11<* Contradictions sur le sort des Madianitbs. — Moïse envoie une armée contre les Madianites ; tous
CONTEADICTIONS 295
les hommes furent égorgés ; les vainqueurs ramenèrent les femmes, les enfants, les jeunes filles et plus de 800 000 têtes de bétail (Nombres, XXXI, 17-31). Moïse ordonna de tuer les enfants mâles et les femmes; on n'épargna que les jeunes filles vierges qui, au nombre de 32 000 (verset 35), furent distribuées aux prêtres et aux combattants. Ce nombre de 32 000 filles vierges porte le nombre du peuple madianite à plus de 200 000 âmes. Cette victoire n'avait pas coûté un seul homme à l'armée israélite {Nombres, XXXI, 49). Le peuple madianite n'existait plusl
Or, im siècle plus tard, « Juges, VI, 5. Les Madianites se répandaient dans le pays des Israélites pour le ravager, semblables à une nuée de sauterelles par leur multitude, de sorte qu'on ne pouvait nombrer ni eux, ni leurs chameaux. » Pendant sept ans, ils tinrent les Israélites sous le joug (Juges, VI, 1). Pour délivrer les Israélites, Dieu suscita Gédéon. Celui-ci, à la tête de 300 hommes, défit l'armée des Madianites; 120 000 Madianites périrent! {^Juges, VIII, 10.)
12» Contradictions sur Maacha, princesse royale. — 2 Samuel, XIV, 27. Absalon avait trois fils et une fille nommée Thamar, qui était fort belle. A la mort de son père, Thamar devait avoir quinze ou vingt ans. De la mort d'Absalon à Tavènement de Roboam, il s'est écoulé environ 60 ans; si Thamar avait vécu, elle aurait eu 75 ou 80 ans.
A. 2 Chroniques, XI, 20. Roboam fortement épris de la beauté de la fille d'Absalon, l'épousa. Cela a paru si peu vraisemblable que les traducteurs des Bibles
catholiques ont mis en lettres italiques, par correction, petite-fille d'Absalon. Malheureusement, la correction ne suffît pas; la fille d'Absalon s'appelait Thamar, les Chroniques l'appellent Maacha.
B. 1 RoiSi XV, 2. Àbiah, fils etsuccesseur de Roboam, avait pour mère Maacha, fille d'Absalon. La fille d'Absalon vivait encore sous le règne de son fils Abiah ; comme Roboam avait régné 17 ans, Maacha devait avoir près de cent ans à l'avènement d'Abiah. Tout cela est invraisemblable; il y a pis encore! En effet :
C. Voilà que dans 2 Chroniques, XIII, 2, ce n'est plus la fille d'Absalon qui est la mère d'Abiah, c'est Michaïa, fille d'Uriel, de la ville de Gabaon!
D. Pour comble de confusion, 1 Rois, XV, 10-15, dit que Asa, fils et successeur d'Abiah, avait pour mère cette même Maacha, fille d'Absalon, femme de Roboam, mère d'Abiah I
Est-ce que jamais une personne sensée pourra admettre, ainsi que l'ordonne le Concile de Trente, que toutes ces erreurs sont l'œuvre du Dieu infaillible et parfait, alors que tout s'explique aisément par la méthode d'arrangement qui a présidé à la formation de la Bible, œuvre exclusivement humaine ?
\¥ Contradictions sur Kaleb. — Première série de contradictions :
A. Nombres^ XIII, 7. Kaleb, fils de Jéphoné, est de la tribu de Juda.
1 Chroniques, II, 9. Kaleb est bien de la tribu de Juda, mais son père est Hesron, petit-fils de Juda.
B. Nombres, XXXII, 12. Kaleb, fils de Jéphoné,
CONTRADICTIONS mi
n'est plus de la tribu de Juda, il est Cénézéen. Même aftirmation dans Josué, XIV, 6, 14.
Or les Cénézéens étaient Édomites; ils descendaient de Cénez, petit-fils d'Edom on ÉsaU {Genèse,, \\\\\, \\, 15, 42).
D'autre part, Genèse, XV, 19, dit que les Cûnézéens étaient déjà établis en Kanaan, au temps d'Abraliam. Nouvelle contradiction qui se greffe sur les précéiJoiik's.
Seconde série de contradictions :
Cénez, petit-flls d'Ésaii, vivait, d'après la chronologie sacrée, vers l'an 1700 avant notre ère. .losutî est mort en 1414 ; il y a donc entre les deux époques une difTérence d'au moins 250 ans.
Or voici qu'on lit dans Juges, 1, 13, qu'Othoniel, fils de Cénez, lequel Cénez était frère cadet 4e Kaieb, épousa la fîlle de Kaleb. Kaleb donna en dot à sa fille une certaine étendue de son territoire (Juges, I, 15).
Déjà Josué, XV, 17, l'avait dit : Othoniel, fils de Cénez, lequel était frère cadet de Kaleb, épousa la fille de celui-ci.
Ainsi Cénez n'est plus l'ancêtre éloigné de deux siècles et demi, il est le frère cadet de Kaleb.
Enfin, dans i Chroniques, IV, 15, Cénez n'est même plus le frère de Kaleb, il est le petit-fils de Kaleb, fils de Jéphoné, de sorte que Kaleb, en tant que grandpère de Cénez, serait l'ancêtre des Cénézéens.
Si l'on accepte le décret du Concile de Trente, c'est la confusion des confusions. Tout s'explique plau^iblementsil'onprend la Bible pour une œuvre lumiaiiic. contenant des mythes et non de l'histoire.
Les variantes sur Kaleb relèvent du mythe ethnographique. Les deux séries de légendes, si divergentes qu'elles apparaissent, se rejoignent dans une conclusion identique.
A. Dans la légende qui fait de Kaleb un Judéen, Kaleb représente un clan de la tribu de Juda qui se lie avec les Cénézéens, clan nomade édomite. Ceux-ci, par des mariages réciproques, deviennent frères des Judéens; ils finissent par s'établir et se fondre au milieu d'eux. C'est ce que symbolise le mariage d'Othoniel avec la fille de Kaleb, lequel cède une enclave de son territoire à son gendre. Cette alliance rendait frères les Judéens et les Cénézéens, c'est-àdire Kaleb et Cénez, qui personnifient les deux clans. Par sa fille, femme d'Othoniel, chef des Cénézéens, Kaleb a pu être considéré comme l'ancêtre des Cénézéens.
B. La légende qui fait directement de Kaleb un Cénézéen aboutit au même résultat. On lit, en effet, dans Josibéy XV, 13, que Josué donna à Kaleb la ville d*Hébron au milieu du patrimoine de Juda. Dans cette légende, comme dans Tautre, les Cénézéens se fondent dans la tribu de Juda. Toutes les deux ne font, avec leurs variantes, qu'exprimer les mômes données ethnographiques.
15» Contradiction sur les épouses d'Ésau. — Genèse, XXVI, 34. Esaû épousa Judith, fille de Béeri Héthéen, et Basemath, fille d'Elon Héthéen.
Or, dans Genèse, XXXVI, 2, 3, Esaû épousa Ada, fille d'Elon Héthéen, et Basemath, fille dlsmaëL — Base-
math change de père, Elon a une autre fille, Judith et son père sont supprimés.
16<> Contradiction sur l'époque de la formation des ANIMAUX TERRESTRES. — Daus Getièse, I, 20-25, Dieu crée les animaux terrestres avant Adam.
Dans Genèse, II, 19, Dieu crée les animaux terrestres après Adam.
170 Contradictions sur Balaam. — A. Nombres, XX, 20. Dieu ordonne à Balaam de suivre les envoyés du roi Balac. Au verset 22, Dieu est furieux de ce que Balaam suit les envoyés, et cependant c'est lui-même qui avait donné Tordre.
B. Nombres, XXXI, 8. Les Israélites tuent Balaam dans le pays des Madianites, lequel touche à TÉgypte.
Or, dans Nombres, XXIV, 25, Balaam était retourné dans son pays sur les bords de TEuphrate.
18° Contradiction au sujet de l'institution des auxiliaires DE Moïse. — Diaprés Deutéronome, I, 6, 13, c'est sur le conseil de Dieu que Moïse choisit parmi les tribus des chefs pour Taîder.
D'après Exode, XVIII, 21, 24, ce n'estpas le Seigneur, c'est Jéthro qui donne le conseil à Moïse, son gendre.
19^ Contradiction sur la famille de Coré. — Nombres, XVI, 32, 33. Coré et toute sa famille sont engloutis vivants.
Nombres, XXVI, 11. Les fils de Coré ne périrent point avec lui.
20<> Contradiction sur le lieu ou mourut Aharon. — D'après Nombres, XX, 23-28, Aharon est mort sur le sommet du mont Hor*
D'après Deutéronome, X, 6, Aharon est mort à Moserah.
21° Contradiction sur Jaïb. — D'après Nombres, XXXII, 41, Jaïr, descendant de Ménasseh, est contemporain de Moïse.
Or, plusieurs générations après la mort de Moïse, on voit {Juges, X, 4) Juge d'Israël ce même Jaïr qui, d'après Nombres, devrait être mort depuis plus d'un siècle.
220 Contradiction sur Goliath. — 2 Samuel, XVII, 50. David tue Goliath.
Dans 2 Samuel, XXI, 19, ce n'est plus David qui tue Goliath, c'est Elchanan.
Pour corriger cette contradiction, les traducteurs catholiques ont imaginé d'ajouter en lettres italiques le frère de Goliath. Ce pieux artifice est inutile quand on sait que le combinateur a découpé les éléments de son arrangement dans des légendes différentes.
23® Contradiction sur le sacre de Jéhu. — 1 Rois, XIX, 46. Le Seigneur dit à Élie : Vous sacrerez Jéhu.
Or, dans 2 Rois, IX, 1, 6, c'est Elisée qui envoie un des enfants des prophètes, c'est-à-dire un novice, sacrer Jéhu.
24® Contradictions diverses dans « Exode ». — A. Exode, XVI, 34. Aharon, selon l'ordre donné par l'Éternel à Moïse, dépose une cruche pleine de manne devant le Témoignage, c'est-à-dire devant les Tables de la Loi sur lesquelles était gravé le Décalogue.
Or les Tables de la Loi n'existaient pas encore : descendues du Sinaï au chapitre XXXII, 15, elles sont
brisées par Moïse; refaites, elles sont placées dans r Arche au chapitre XXXIV, 29-32;
B. Exode, XXXII. Au verset 7, c'est Dieu qui apprend à Moïse que le peuple a fait un veau d'or.
Au verset 31, c'est Moïse qui apprend le fait à Dieu.
C. Exode, XXXIII, 9. Quand Moïse entrait dans le Tabernacle, la colonne de nuée descendait et s'arrêtait à la porte.
Or, dans Exode, XL, 34-35, Moïse ne peut entrer dans le Tabei:nacle parce que la nuée se tenait sur cette tente.
24» Contradiction physiologique. — Lévitique, XVII, 44. Le principe de la vie est dans le sang.
Or dans Genèse, II, 7, c'est le souffle qui est le principe de la vie.
25^^ Les mariages défendus et les patriarches. — Lévitique, XVIII, 9. Défense d'épouser sa sœur, consanguine ou utérine. — Or Abraham avait épousé Sarah, sa sœur.
Lévitique, XVIII, 12. Défense d'épouser sa tante — Or, Exode, VI, 20, Amram, père de Moïse, avait épousé sa tante Jokabed. Les traducteurs grecs et latins ont changé la tante en cousine pour échapper àl'anathème du Lévitique; ils ont traduit ainsi : Amram épousa Jokabed, fille de son oncle paternel. Malheureusement, Nombres, XXVI, 59, dit que Jokabed est fille de Lévi, par conséquent sœur de Qéhat et tante d' Amram. Nos traducteurs en sont pour la honte de leur faux en écriture sacrée.
Lévitique, XVIII, 48. Défense d'épouser la bellesœur du vivant de Tépouse. — C'est précisément le crime qu'a commis Jacob, mari de Léah,en épousant Rachel, sœur de sa femme.
Lévitique, XVIII, 29. Tous ceux qui auront commis quelqu'une de ces abominations seront retranchés du milieu de leur peuple.
Ainsi les deux plus grands patriarches des Hébreux, Abraham et Jacob, se trouvent condamnés et flétris par le Lévitique pour avoir commis des abominations. Or le Lévitique est l'œuvre mên\e de Dieu, comme ordonne de le croire le Concile de Trente ; c'est donc Dieu même qui condamne et flétrit Abraham et Jacob.
Le Lévitique est l'œuvre d'Ezra; il a été composé après le retour de la Captivité de Babylone et promulgué vers l'an 442. Dieu n'y est pour rien. Les défenses du Lévitique concernant les mariages en regard de ce qui se faisait dans les siècles reculés, au temps des patriarches, sont extrêmement instructives ; elles nous montrent les progrès que la Société avait faits dans la conception des conditions salutaires qui doivent régir rinstitution du mariage. On a là, sur le vif, un des points qui font de la Bible un monument si précieux aux yeux de quiconque s'inquiète de la marche suivie par l'Humanité dans la voie de la civilisation.
Au sujet de la défense du mariage d'un frère avec sa sœur utérine, le second livre de Samuel nous donne un renseignement intéressant.
2 Samuel, XHI, 13. Thamar, fille de David, avait pour demi-frère Amnon, également fils de David, mais
d'une autre mère. Lorsque Amnon voulut lui faire violence, elle lui dit : « Demande-moi en mariage au roi David, le roi ne refusera pas. » Il suit de là qu'au temps de David, le mariage entre frère et sœur était encore licite,
26» Contradictions diverses. — A. Nombres, X, 21. L'Arche marchait au centre. Au verset 34, l'Arche marchait en tète.
B. Deutéronome, VII, 22. Le Seigneur dit aux Israélites qu'ils ne pourront chasser les Kananéens que peu à peu, de peur que les bètes sauvages ne se multiplient à leurs dépens.
Or voilà que dans Deutéro., IX, 3, le Seigneur dit : Vous les exterminerez et les perdrez promptenient.
C. Deutéro., XV, 4. // ri y aura pas de pauvre parmi vous, ca.r le Seigneur répandra sur vous une abondance de bénédictions dans la terre que le Seigneur, votre Dieu, vous donne en partage pour la posséder.
Or, au verset 11, le même Seigneur dit : // ne manqvsra pas d'y avoir des pauvres dans la terre que vous habiterez.
D. 2 Rois, VIII, 18. Joram, fils de Josaphat, avait épousé Athalie, fille d'Achab et de Jézabel.
Or, au verset 26, on dit qu'Athalie était fille d'Omri, ce qui est faux; Omri, père d'Achab, était le grandpère d'Athalie. Même erreur dans 2 Chroniques, XXII, 2.
Pour corriger cette erreur, les traducteurs catholiques ont ajouté pieusement en italiques : Athalie, fille d'Achab, fils d'Omri,
E. 2 Rois, XVIII. « 5. Ezéchias n'eut pas son sem-
blable parmi tous les rois de Juda qui lui succédèrent ni parmi ceux qui Tavaient précédé. »
2 Rois, XXIII. t 25. Avant Josias, il n'y eut pas de roi qui fût comparable à Josias pour s'être dévoué à l'Éternel, et après lui il n'en surgit pas de pareil. »
Il y a contradiction si Dieu est l'auteur de la Bible ; c'est une simple et banale formule d'admiration si la Bible est une œuvre humaine.
F. 2 CéhroniqueSj XVII, 6. Josaphat détruisit les hauts lieux.
2 Chroniques, XX, 53. Josaphat ne détruisit pas les hauts lieux.
G. 2 Chroniques, XXIV, 14. L'argent qu'on apportai* à Joas et à Joïada fut employé à faire des vases pour le culte.
2 Rois, XII, 13. L'argent qu'on apportait à Joas et à Joïada ne fut pas employé à faire des vases pour le culte.
IL •— A.bsarditéft et Exaspérations.
1^ Une prétendue marche merveilleuse du prophète Eue. — 1 Rois, XIX, 8. Élie marcha 40 jours et 40 nuits pour aller de la frontière de Kariaan au mont Horeb. Or il y a en ligne droite à peine 50 lieues; cela fait 5 kilomètres par 24 heures. Quel miracle !
2^ Un étrange comestible au siège de Samarie. — 2 Rois, VI, 25. Assiégée par le roi de Syrie Ben-hadad, la ville de Samarie fut en proie à une telle famine que la fiente de pigeon se vendait 5 sicles, le quart du
kab. Le kab équivalait à 4 litres ; le sicle valait 3 francs ; la fiente de pigeon se vendait donc 15 francs le litre. Notons, en passant, que la fiente de pigeon étant composée en majeure partie d'acide urique n'est pas comestible.
L'étrangeté de Taliment biblique a causé bien des ennuis aux théologiens; aussi ont-ils essayé, mais timidement, de métamorphoser la chose en ingrédient culinaire. Une édition catholique de la Bible en 5 volumes, publiée à Cologne en 1753, traduit ainsi le verset 25 : « La ville fut pressée d'une famine extrême jusque-là que, pendant le siège, la tête d'un âne fut vendue 80 pièces d'argent; et la quatrième partie d'un kab d'une certaine légume appelée fiente de pigeon, cinq sicles d'argent * . »
3° Exagérations absurdes du t Livre des Rois » . — 1 Rois, XX, 29. 7000 Israélites de l'armée d'Achab (verset 15) tuent en un jour 100 000 Araméens de l'armée de Ben-hadad. Les débris de Tarmée araméenne, au nombre de 27 000 hommes, se réfugient dans la ville d'Aphec ; une muraille de la ville (verset 30) tombe sur les 27 000 Araméens et les écrase tous !
4» Absurdités concernant les descendants de Gaath ou Qéhat, grand-père deMoïse. — D'après iVomôr^*, 111,27, 28,lesCaathidesou Qéhatides, c'est-à-dire les descendants deCaath ou Qéhat, étaient, à la sortie d'Egypte, au nombre de 8 600 pour les mâles seulement,
i. D'après le Dictionnaire de Trévoux, édition 1743, c'est le père Bouhours qui aurait bombardé légume au fémiain»
ce qui avec les femmes et les filles donne au moins 17 000 individus.
Qéhat, fils de Lévi, était le grand-père de Moïse (Exode j VI, 18, 20). Il s'ensuit que Qéhat était le grand-père de 17 000 individus.
Comme Qéhat n'avait eu que 4 fils (Exode, VI, 18), il s'ensuit que les 17 000 individus sont nés de ces 4 fils, ce qui fait un peu plus de 4 000 enfants pour chacun t
Or Amram, l'un des 4 fils de Qéhat, n'a eu que trois enfants, à savoir, Aharon, Moïse {Exode, VI, 20) et Marie (Nombres, XXVI, 59),
Toutes ces absurdités, qui accablent le décret du Concile de Trente, s'éclairent et s'expliquent lorsqu'au lieu de prendre les patriarches pour des individus, on les regarde comme des personnifications de clans, de tribus ou de peuples. Bref, ce sont des mythes ethnographiques.
5^ Exagérations absurdes et ridicules du livre des « Chroniques ». — A. 1 Chroniqms, XXII, 14. David dit à Salomon : Vous voyez que dans ma pauvreté j'ai préparé pour la maison du Seigneur 100 000 talents d'or et un million de talents d'argent.
Un talent d'or valait, en chiffres ronds, 155 000 francs.
Un talent d'argent valait, en chiffres ronds, 10 000 francs ;
Donc 100 000 talents d'or valaient 15 milliards et demi.
Un million de talents d'argent valait 10 milliards.
Ainsi, dans sapauvreté, David avait mis à l'épargne
23 milliards et demi pour la construction d'un temple.
Cependant la somme parut insuffisante à David, car i Chroniques, XXIX, 6, 7, il convoqua les chefs de familles, les chefs de tribus et les officiers de l'armée pour qu'ils se missent à la tête d'une souscription nationale. Les cotisations s'élevèrent à plus de 875 millions de francs I
Dans le récit de la construction du Temple par Salomon, dans 1 RoiSy V, VI, on ignore entièrement les préparatifs faits par David. Il résulte de là que, d'après le Concile de Trente, Dieu, en tant qu'auteur des Chroniques, savait que David avait fait d'immenses préparatifs pour l'édification du Temple; en tant qu'auteur du Livre des Rois, il n'en savait rien î
B. 2 Chroniq., XIII, 3. Abiah, roi de Juda, réunit une armée de 400 000 hommes d'élite pour faire la guerre à Jéroboam, roi d'Israël. Jéroboam, de son côté, réunit 800 000 hommes « bien choisis et très braves ».
Douze cent mille jeunes gens sous les armes, s'écrie M. Reuss, pour un pays dont la superficie, en partie montagneuse et en friche, n'égalait pas celle de cinq départements de la France!
Au verset 17, Abiah, en une bataille, tue 500 000 hommes à Jéroboam !
C. 2 Chroniques, XIV, 7. Asa, fils et successeur d' Abiah, surpassa les exploits de son père. Il avait dans le pays de Juda une armée de 300 000 guerriers d'élite, et dans le pays de Benjamin 180 000 autres guerriers vigoureux. — 8. Zérah, roi de Koush (Éthio-
pie et Yémen), vint Tattaquer avec un million d'hommes. — 13. Les Koushites furent défaits sans qu'auctm d'eux eût pu sauver sa vie!
D. 2 Chroniques, XVII, 14-18. Josaphat, roi de Juda et de Benjamin, avait une armée de un million cent soixante mille hommes !
2 Chroniques, XX, 1-3. Une troupe de Moabites et d'Ammonites ayant marché contre lui, Josaphat, malgré son armée de un million cent soixante mille hommes, fut frappé de terreur!