‹ Les mythes de la BibleChapitre 108 sur 118 · Reuss, Histoire des Israélites, page 314, note · texte numérisé non relu

Reuss, Histoire des Israélites, page 314, note

RECAPITULATION ET CONCLUSION

40 Nous avons vu, dans les Nombres mystiques, que les listes des patriarches, des tribus et des peuples étaient fondées sur la valeur mystique de certains nombres; que, ainsi créés pour ces nombres, listes et patriarches n'avaient pas la moindre réalité historique.

2» Nous avons vu, dans le Mythe d'Adam et Ève,qvLe le moraliste^ créateur du mythe, avait voulu symboliser en un petit drame, encadré dans un décor merveilleux, le fruit de ses observations et de ses réflexions. Tout d'abord, la femme, issue de Thomme, est son égale; puis, le bonheur est l'apanage exclusif de l'innocence; dès que Tenfant devient apte à connaître le bien et le mal, la conscience apparaît et avec elle la liberté morale ; l'enfant est devenu homme « semblable aux dieux » ; mais le bonheur est perdu.

30 Nous avons vu, dans le Mythe de Gain et Habel, que Caîn et Habel étaient, non des individus, mais la personnification des peuples agriculteurs et des peuples nomades. Le créateur du mythe, qui voyait avec un amer chagrin la vie agricole se développer continuement au détriment de la vie nomade, a symbolisé par

le meurtre d'Habel les coups portés par Tagriculture à la vie pastorale.

4» Nous avons vu, dans le Mythe ethnographique général, que les noms propres représentaient, non des individus, mais des peuples ou des contrées ; que la méthode si remarquable du mythographe hébreu ne laissait aucun doute sur le sens du procédé qu'il employait, procédé le plus propre à simplifier l'exposition des renseignements qu'il avait assemblés et des études qu'il avait faites.

50 Nous avons vu, dans le Mythe ethnographiqm Au rameau sémitiqvs d'où descendra Israël, que les noms desprétendus patriarches représentent, soitdes centres d'habitation échelonnés le long de TEuphrate, soit des incidents de la migration des tribus, tels que le passage du Fleuve et la séparation d'un groupe de tribus qui séjourna sur place, tandis que les autres tribus continuaient leur marche.

6» Nous avons vu, dans les Mythes ethnographiques concernant la parenté des Israélites avec les peuples de la Syrie et de P Arabie, comment les Israélites symbolisaient par des mariages, soit la pureté de leur propre race, soit la parenté plus ou moins rapprochée qu'ils reconnaissaient avoir avec les peuples voisins.

70 Nous avons vu, dans les Mythes ethnographiques dérivant de haines entre peuples ou entre tribus, que les personnages diffamés n'avaient aucune réalité historique, et encore moins les actes odieux qu'on leur attribuait ; mais qu'ils symbolisaient, soit les peuples avec lesquels les Israélites étaient datis un état perma-

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