‹ Les mythes de la BibleChapitre 6 sur 118 · HovELACQUE, Linguiiiique^ pages · texte numérisé non relu

HovELACQUE, Linguiiiique^ pages

pas si nécessairement de la race à laquelle appartient un peuple qu'il mette le langage au-dessus des contingences historiques. Il y a,* au contraire, des langues imposées par la conquête, le commerce ou par le rayonnement de foyers intellectuels plus puissants. Un peuple a souvent oublié le langage de ses ancêtres pour prendre celui de ses maîtres ou celui de ses sujets. Les exemples abondent à cet égard. Les Juifs avaient cessé de parler hébreu six cents ans avant Jésus-Christ; la conquête, le voisinage leur avaient imposé un dialecte araméen. Les Francs ont cessé de parler leur langue germanique trois cents ans après Glovis. Les Silures et les Ligures celtisés des îles Britanniques ont oublié leur langue primitive pour les langues gaéliques et kymriques, et plus tard pour l'anglais. Le grec et le latin se sont propagés chez toute nation comme langue de la civilisation ou de la science ; on a pu penser un temps qu'il en serait de même du français *. » Les Français modernes, lesquels descendent en majeure partie des Gaulois, parlent une langue qui dérive du latin. Le celtique, langue des anciens Gaulois, a été latinisé progressivement; on n'en retrouve plus de traces aujourd'hui, si ce n'est dans les villages bretons. « La langue celtique ellemême n'étaitpas autochthone en Gaule; elle y avait été apportée de TOrient par une race différente. Celle qui Ta précédée était la langue euskarienne ; cette langue euskarienne est le basque actuel * . »

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