Reuss, Hist. sainte, tome I^^ page 439, note
au moment où il bénit le fils de Joseph (Genèse, XXVII, 1 ; XLVIII, 8).
De même qulsaac avait béni le second fils au lieu de Taîné, de même Jacob bénit Ephraïm le cadet au lieu de Menasseh l'aîné (Gmèse, XXVII; XLVIII, 14, 19, 20).
Et pourquoi? C'est que de même qu'historiquement le peuple jacobélite ou Israélite avait acquis la prééminence sur le peuple d'Ésaû, de même la tribu d'Éphraïm Pavait emporté en puissance sur la tribu de Menasseh et sur toutes les autres.
G. « Genèse, XLVIII, 22. Et moi, dit Jacob à Joseph, je te donne de plus qu'à tes frères une part de la montagne que j'enlève de la main de TAmorrhéen avec mon épé^ et avec mon arc. »
« Les tribus issues de Joseph, dit M. Reuss, doivent avoir une part plus grande du pays de K^naan. C'est là un fait historique, surtout si l'on se reporte à la période la plus glorieuse des Ephraïmites, vers la fin du IX® siècle avant Jésus-Christ. La prophétie a certainement en vue l'époque de l'hégémonie d'Éphraïm, comme celle du chapitre suivant (Genèse^ XLIX. Prédiction de Jacob relative aux douze tribus) a en vue l'hégémonie de Juda. Nous disons prophétie parce que Jacob n'a jamais fait la guerre aux Amorrhéens, et nous voyons par la mention même de la conquête qu'il ne s'agit pas de l'individu Éphraïm, mais de la tribu dominante à cette époque ' . »