‹ Les mythes de Platon [microform]; études philosophique et littéraireChapitre 10 sur 37 · IJ · texte numérisé non relu

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une correction évidente, quoique implicite, du principe du Phédon : Tfh yh tsj-Ùvj'i 'i v.yX ctjvSsVi) ovt( (pj7£f 7rpo7>7ît£i... lioLif^ùrrjyi '.yJj'r, ir^iy n'sjv:\fjr: li ^i rt rx/yyvii ov aTJvSîTov, to-jtw p.2vw 7:oo7r/£j '/v^ rAiyivj 'ySj'y. H^io -'ô à'W/,) i. Et cette correction ne se justifierait pas, si la simplicité de l'âme affirmée dans le Phédon était maintenue dans la République.

Ainsi, loin de sacrifier la tripartition à l'immortalité, Platon s'efforce de les concilier l'une et l'autre. Les mots wç vOv hv.vj kfxur, r, '\rjyr. ne font pas allusion au livre IV, mais aux livres VI 11 et IX, et le sens de la phrase entière n'est pas : « Nous nous sommes trompés tout à l'heure en croyant que l'âme est tripartite ^ » — mais : « Le désordre effroyable que nous venons de dépeindre ne sévit que dans l'âme corrompue par l'injustice : l'état normal de l'âme est bien différent : c'est une v.yjJxnrri ^'s/iiiiz, exempte de r.uiyùxy yy). yyr/JSjr-cz ?£ v.yX Ofa^ooa 3; et voilà pourquoi l'âme, quoique composée, peut être immortelle.

1 Phaed. 78 c. — Pohlenz [Ans PL Werdezeit, p. 330, n. 3 et 232, n. 1) croit au contraire que : « Plato will diesen Beweis gegen einen Einwand sichern. » (Même opinion chez Lutoslawski, PL Logic, p. 315, et Zeller, PhiL der Gr. Il , 1 , p. 829, n.) Il fonde ce jugement : 1° sur la phrase Où sioiov xxX. mal comprise (voir la note précédente) ; 2° sur la phrase qui suit immédiatement celle-ci : « "Oxi jx^v xo(vjv àOîvaxov 'l'y/y,, xa- 6 àpxt XÔ70; xa- o'^ à'XXo'. à/aYxaT?.'.av av. Mais, même si Pexpression vague xa-. '^. àXX'>-. désigne les arguments du Phédon — ce qui n'est pas absolument certain — on n'en doit pas conclure que Platon les maintient tous; il peut fort bien renoncer à la preuve tirée de la simplicité de l'âme, et garder les autres : argument des contraires, preuve par la réminiscence, participation de l'âme à l'idée de la vie.

2 Tel est le sens que J. Adam (Rep. of. PL II, p. 427) et Lutoslawski {PL logic, p. 315) donnent à tout le passage. Ils y voient « a mamfest correction of the theory of threefold partition as taught in H. IV and IX » (Lutoslawski).

• On peut rapprocher :

d'une part la xaXXltxxr, r'rAhi'.ç xf,; •VjyTr]; xaOa^i; v'.pofjiivr,: de la définition du oixaio: i'^y,p : IJ-i

eajavxa,

■jto/'jTiootvuovEiv Trpor

àXXr^Xa xà èv xf, d'JXfi T^'^'i. àXXà... ao;avxa aùxôv aOxoj xat xoa,'r/;7av-:a yjxl cpiXov vîvôjJLEvov'îaux'oxal t-jvapfxôjavxa xpîa ovxa, oJTTtsp ôpo-j;

d'autre part la ToixiXia xa- àvofxoidxr^; x£ xa- o-.aoopà xt;:; '\'''>yM ^^ ^^^ zoTn, de la définition de Pào'.xîa :

axocTi;... xpiùi"^ ovxujv xouxtuv... xat 'zoh'jKp^-(lioTj^T^.., y.:t\ ETiavàaxaJt; fjiipoj; xtvô; xi^ 6'Xaj xf,ç ^^jy^j;, 'îv' oip/r^ èv ajxi^ où TtpoTfjXOv... xal i^ XO jxtov -zTLpoLl-r, {Rep. 444 b) ; de la ca-

aaâ

En résumé : les derniers dialogues etabhssent un d^ xence radicale entre le Vv<.-«:v et 1 ./.sy.^- . pn.^ seul est inamortcl et divin, l'autre n'est que le esuUat momentané de l'inearuatlon. Mais dans la R^Pf^'^^eL ton n'en est i.as encore là ; il tient, sinon pour démontre du lins pour ;robable, que les trois parties de l'.me sub.s^^e après la n,ort. Ceci explique qu'il aU pu, dans un l alogue qui suit de près la Répuhll.ue, le Phèdre, y^P—'^- ^ ^^ Lmaincs durant leur vie céleste, et jusqu'aux âmes de. d.eux comme triparlites. Il ne nous reste plus maintenant q u a énoncer la conclusion de cette longue étude : sous sa pre mière forage [RépuUi.ue, Phèdre), comme sous sa seconde forme [PoliMue, Tirnée, Lois), la théor.e des part.es de 1 .une est mythique, et par là nous entendons, non pas du tout qu'elle soit dépourvue de valeur philosopluque, ma.s simplement que Platon ne l'a jamais donnée pour absolument certaine ^.

ract'ristiquc dn oraoxsa-txr ; av/

|^-.7TÔ: A2\ -v./.rAo; (561 e) : entiu de toute la description du xjpavv/.o; àvY 0 au 1. IX (cf. spécialement 575 a : àviV/ia, i^oiJiîcr ; 577 d-e : -y?y/^ ', 5S8 b-580 a : aayôyi-va i^Od.v

fps riPim.cl.,-menl. conOnnenl .mire conclusion, J. savoir ^uc Platon Ces rapprociunie • -.^ ;, ycimc désincarnée, mais l'âme corroni-

oppose .c, non pn'' ••m<- '"77"^'*' ' ,, ^ . ..,).,,,,o:a). nui s'élance tout pue à celle ^•>. I>";'"-j;"- <' ' '^ .'"i/o);, xf. i^A) ^ '^ po-suitc duTvif' Et i on-rns^tx- Ames parfaites .In P/»V..,.ni peuvent ft JX l'0.,,.;.-i..o 'v;--,- grAce à la docilité de leurs cours.ers, c est- ' j-«^ ^..Ar.o 'i Tipcord de leurs trois parties.

"' Cït • c ""uu de certilude^u'est due l'imprécision de la psychologie platonicienne, imprécision .[ui est particulièrement frappante dans le ^ZfetZTois, nais que l'on constate aussi, «luoique à un moindre degré. 1rs ta R p.. M/,;. .Jamais Platon n'a été tout à lait au cla.r sur la nature danslamp. y ne paraît pas même savoir si cess cr,

foù: riment âerpVtiJ; dirii^o'tes ou^de simples accotions de l'.me ,ct. Legg. 863 b, à propos du O-^-yk : ^'t :■■ -^Oo,- s.Te -t ;uoo;.

L'ç'xamen des passages que nous regardons comme .ny- |

thiques étant achevé, nous pouvons compléter notre première liste ^ de la façon suivante :

. 10 Tim, 29 d-92 b (sauf 51 b-52 d). ,

a) Naissance du monde ; le démiurge.

h) Théorie dé la nature.

20 i?6p. VIII, 545 c-IX, 576 b. — La décadence de la cité

idéale.

a) Les quatre formes défectueuses de gouvernement, présentées comme des altérations successives, dans Tordre

temporel, de la cité idéale.

h) Le passage de l'aristocratie à la timocratie ; calculs relatifs au nombre géométrique (/?ep. VIII, 545 c-547 c).

30 Re^. II, 369 b-374 d, et Legg. III, 676 a-702 a. — Origine de l'Etat.

40 Crai. 388 e sqq. — Origine du langage ; le nomothète.

50 Phaeà. 61 c-62 c. — Condamnation du suicide.

60 l'haeL 80 d-84 b. — La métempsychose.

70 PhaeL 108c-113c.— Théorie physique de la terre.

80 Men. 80 d-86 c. — La réminiscence.

90 Re^^, IV, 434 e-441 c, et X, 611 b-6i2 a ; Phaeàr. 246 a sqq. ; Tim, 69 c-72 d. — Théorie des parties de Tame.

i Voir plus haut, p. 29-31.

Perceval Fruliger

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