NT
et la traduction de ûx'jx sera fixée du même coup. En faveur du sens générique, on peut arguer qu'il s'agit, dans cette démonstration, du principe universel de mouvement. Mais raisonner ainsi, n'est-ce pas prendre pour accordé l'objet même du litige ? Les deux remarques qui suivent nous paraissent plus concluantes. La première, c'est que la '];'jx^ dont Platon prouve l'immortalité est certainement identique à celle qu'il compare aussitôt après à un attelage \ Or cette comparaison ne peut s'appliquer ni à l'âme du monde, ni à l'âme en général, mais seulement aux âmes individuelles. La seconde remarque, c'est qu'il y a une opposition instructive entre :
d'une part '|-j/;/; 'tx'Jx, correspondant à TTiv... 70J;/3C,...
fL... ëvhOzy x'jrrj) èl ocjro'j [ro
d'autre part zx'Jx 'h '^^'^/jé, dont Platon dit : tt^vtô^ èr.iasAîïzxi
TVJ X'\fjyO'J, T.XVZX $£ rj-joxyrjy T.tpl-
T.olsï, xûfj' vj xûmz ■ï^î'jL ycfjfi-
u.vjrt
Il Epi ULEV OUV
1 Cette identité ressort nettement de Phaedr. 240 a : Il Epi (a-
•/.tX. Cf. aussi 249 e: ^ôcja (jlev ivOpiôrou -V^X^i ?'^'*^- ^^-«^=''^«^ "^^ ov-ca. Ici, Tàjor signifie indubitablement « chaque », et il ne peut être question que de l'âme individuelle.
2 Phaedr. 245 e. •„. c
3 Phaedr. 246 b. — Là encore, les interprétations dilTcrcnt : bcuLEiER- MVCHER et WiLAMOWiTZ [Platon, I, p. 458) traduisent correctement : « ailes, was Seele ist » ; Susemihl [Plat. Phil. IT, 2, p. 399, n. 371) : « die Gesammtheit der Einzelseelen » ; Jowett : « thc soûl iii ber totahty ». Thompson [Phaedr. of PI. p. 46) , Zeller [Phil. der Gr. II, 1 , p. 785, n. 3 et H VON Arnim [PI. Jugenddial p. 179) estiment, à tort selon nous, qu il s'a-itde rame du monde. Quanta Immisch [loc. cit.],i\ croit que cette 'Ij//, estla même que celle de la p. 245 c, soit l'âme individuelle, et il interprète : « die Seele noch vor der Scheidung des àOiva-ov und Ovrjôv, der £:rT£pw|^£V7i und der TTTESOorjr^aîa... ; die Seele ;als Gesamtbegriff, obne die... Arteintcilung » —Il convient de noter que le texte n'est pas absolument sûr : au lieu de ràTa r, W/r, - leçon du Clarkianus, adoptée par Hermann — Hermias [In Plat.'Phaedr. schol. Couvreur, p. 129 = Ast, p. 130), Simplicius Eusèbe et le papyrus d'Oxyrhynque ont 6-^/3 ^^^^ (ce qui, d'après Ilermias, équivaut à Éxà^tr. •V^X''.) » et c'est à cette leçon que Burnet, Ritter (dans la traduction d'Apelt) et Wilamowitz [Platon, II, p. 362) donnent la préférence (ce que Ritter traduit par « jegliche Seele »). Mais il nous paraît au contraire beaucoup plus probable qu'ici, Platon a écrit racra i^ ^uy^, parce que cette formule s'accorde bien mieux que 'Ir/r, iraaa avec le contexte, et notamment avec ravTÔ; xoù à-V^Z'^'J-
Dans le second passage, le sens générique, tant de yy;^ que d'^-W-v, est n.anifeste ; il est question do la totahte du psychique qui anin.e la totalité de la n.at.ère. Au eontra.re ri. -^'-..jy si<Tnifie eertainernent « chaque corps, n-nnporle quel corps.' » l>rr suite, ..-est-il pas très prol.able que W/r. ra^a doit se tra.luire, n..n pas de la n.ènie façon que r.y.^y. r. y.//., dont il diffère gran.maticalen.ent, .nais confor.nen.ent a ri-j ■7';,'jy, son corrélatif, c'est-à-dire par « chaque urne, n'in.porte quelle A.i,e » ? H .tous se.i.ble donc que, en tout état de cause et .nè...e si ..u léger doute subs.ste. ce texte du Phhlre est beaucoup plus propre à réfuter qu'à co..f.r.uer In thèse de TeichrnuUer 1. ^ ^,
Sans aller jusqu'à faire de ri.n.nortalité un /.s/o; '^i^yni une concessio,. de pure forn.e aux superstitions populaires, certains critiques l'ont tenue tout au .noins pour un .,....,- },;yo- ou un mvthe au sens ordinaire du terme. D après Hobin, par excnple, « le Phidon ne prétend pas dé.nontrer la survivance des â.nes : il myihologise et donne seulement des raiso..s en faveur d'une vraise.nblance ^ ». Nous ne saunons, pour notre part, souscrire à ce juge.nent. Platon, .1 est vra., fait dire à Si....nias q.t'en de telles .natières, il est b.en d.fficile sinon tout à fait i.npossible, d'acquérir une cert.tude . Mais Siin.nias et Cébès ont précisément pour rôle, da..s cette sorte de dra...e intellectuel qu'est le P/u^ion, de formuler des objections. No..s avons d'autant .noi..s le droit de prêter leurs doutes à l'a..teur du dialogue, que Socrate, le vra, porteparole de Platon, leur oppose, non seulement sa dernière preuve, mais aussi une ...ise en garde à la fois douce et terme
. Pour la réfutation de la théorie de Teichmullor dans son ensemble, voir
""T^:^, Z"',r. p. 227. De .uêrne N.Tonr, PI. /^-f^-- P-^-« ^^- ' R.TTBH, piton, l,"p. r.63, 585 sq.. et II p. 13 ^^'l' ff^^^^^^ll' UnU„ ol Pi thou.lU, p. 40 ; CoBNrcn, irom rrl. lopl.H. p .b , Gave. PM.m,lion 0/ inunorl. p. 80 sci.. 113 ; Stkwa, t, ^!,lh^ of P. p. 60 sq., 64 s.,., 70 ;., 73 sq. ; TAV.oa. PUto, p !«''. ^06. - Au contra.re AX ..amo- «iTZ (Platon, I, p. 353), et Po..l..nz [Au, Pi ^\ erdeze.l v 310, 312 sq., <.21-324) affirn.ent le caractère scientir.que de l'immortalité dans le Phedon. ' Pliaed. 85 c-d.
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<;ontre les dangers du septicisme systématique {y.iioXoyix)^, A rissue de la discussion, Simmias, tout comme Cébès, se déclare satisfait. Une seule chose l'arrête encore : le sentiment des erxeurs auxquelles est exposée l'intelligence humaine, lorsqu'elle se mesure avec de pareils problèmes. Bien loin de blâmer cette réserve de principe, Socrate exhorte ses disciples à reprendre l'examen minutieux de la démonstration et surtout de ses prémisses (-jttoSîVsz^) ^. Mais pour que ces paroles pussent corroborer ropinion de Robin, il faudrait en altérer, ou du moins en forcer le senst Voyant Simmias hésiter en dépit de tous ses efforts, Socrate lui conseille d'étudier la question pour son propre compte, rien de plus. Il ne dit pas qu'en elles-mêmes, les vûoOsaeL^ dont il s'est servi soient sujettes à caution, ni qu'il ait personnellement des motifs de s'en défier ^.
i Phaed. 89 c-91 c.
'- Phaed. 107 a-b.
^ Comme le remarque Gukrollt [La méditation de Vâme sur Vâme dans lé Phêdon, Rev. de met. et de mor. 33, 1926, p. 481), Socrate laisse entendre, dans sa réponse à Simmias, que « J a faiblesse de l'homme ne se manifeste pas dans la nature de la preuve, mais dans la difficulté plus ou moins grande que celui-ci éprouve à la saisir ». Aussi Burnet [PI. Phaed. p. 124 des notes) a-t-il grand tort de conclure de ce passage que, de l'aveu de Platon, « the theory of ideas required revision », et de rapprocher le ojoèv X^i-J^itit T.izoi'.'zhi'o de 107 b, du to j-coj [xr^olv sti tà^tl ^t^têiv de Tim, 29 d. Dans le premier cas, Socrate dit : Lorsque les prémisses elles-mêmes seront certaines, et que vous aurez une notion claire de leurs conséquences, vous n'aurez plus rien à chercher, votre examen sera achevé. Dans le second cas, Timée prie ses auditeurs de se contenter d'un récit vraisemblable et de ne rien exiger de plus. En dépit d'une analogie d'expression, le sens est tout à fait différent. — On ne peut rien inférer non plus de 70 b : •njt.au'jOta signifie simplement « persuasion », r-TT'.; « preuve », î'atxjOoXoYeTv « s'entretenir » (comme le montre Apol. 39 e, où Platon emploie indifféremment oiaajOoXoY^^'' et oiaX^Y-^^a- ; voir plus haut, p. 100, n. 3). Quant à £'./ô;, à io'./.£v et à oo;a, ils ne doivent être pris, ni ici, ni aux p. 73 a, 75 c, 78 c, 1 06 e, dans leur acception technique de « vraisemblance » ou « opinion », opposé à la certitude de T Èr-aty.tJir^ (comme c'est le cas plus loin, p. 92 c-d). — Enfin il va sans dire que les déclarations de la p. 114 c-d (et notamment les mots iX-rr-c, -/ivo'jvçjeiv, x'!vojvo;, ,a/0o;) ne visent que le mythe final, et non le PhAdon dans son ensemble. Autrement dit, l'immortaUté est certaine, mais les détails de l'eschatologie -concernant les modes d'existence de l'âme désincarnée ne peuvent pré-
«*Niii
Consklùrons plutôt ceci : dans tout le dialogue, et surtout vers la fin, règne un ton de tranquille assurance », qui convient très bien à l'irwr,;:«, mais pas du tout à la ô:;^. ensuite, l'ambition manifeste de Socratc et de ses interlocuteurs, c'est de démontrer rationnellement (ar'/W-viv^O 1 'mmortalité de rame K Enfin la discussion a, dès le début ', un caractère indubitablement dialectique. Certes, le poids des preuves va croissant : la seconde est plus solide que la première, parce qu'elle est fondée sur la théorie des idées ; et a leur tour la troisième, et surtout la quatrième surpassent la seconde, parce que l'immortalité est déduite, non plus indirectement de cette théorie, par l'intermédiaire de la réminiscence, mais directement de la ressemblance et de la participation de l'âme aux idées «. Toutefois, il n'y a entre elles.
tendre à autre chose qu'à une simple probabilité. Socrate lui-même dislue les deux éléments qui eonstituont le dialogue : une recherche ph.losonhique et des mythes {Phaed. 61 e : î..«/.orsTv -.i ;.,: i^.Oo/ovitv). ^ W naturellement, dans les parties que nous avons classées parm, les mythes,soit:6te-62c,80d-841,,107d-115a. „ u „ d «7 a
: -Aroos..';..; : Phaed. 77 c. 92 c ; aroof/.v.v^; : , - a b, c d »/ a. 88 b 105 c- è5:iosi/.v:vi»-. -.95 b.lOOb; Aovov c,..oovr. : 63 e, 76 b, Jj a, x^vaVp.ov : 70 d. 72 a. - A noter spécialement p. 92 c-e, où un « argument i;;dé'sur un postulat digne d'être approuvé » - à savo.r la doetr.nc de l'ivîavri'- corollaire de la théorie des idces (voir plus haut, p 7.. n. 1) est oppo é à u„e „ théorie admise sans démonstration, sur la (o. d'une vra.s mZnce spécieuse », et d'une façon plus générale aux « discours fallacieux qui donnent de simples vraisemblances pour des arguments » Ce contraste montre clairement qu'aux yeux de Platon, les preuves du Pftcdon sont de véritables raisonnements dialectiques, et que la d.seuss.on doit
2 aboutir, non pas à une simple probabilité, mais à une cert.tudç.
, » Du moins à partir de lu p. 70 c. Sur ce qu, précède, vo.r plus haut,
^' .'s«r"e Nombre des preuves, voir plus haut, p. 73, n^ 5. - Le PUdon n'est pas le seul exemple de ces gradations, pour lesquelles Platon parait av^.r une prédilection marquée. Ainsi, dans le Gorg,as (vo.r plus haut. p. 111 sq.). Socrate qui cherche à convaincre Callielès que le bonheur consiste dans la temptânce. use d'abord de divers symboles (Corg. 492 e-494 a avant de reX r à î; dialectique (495 a sqq.). De même, dans les Lo.s l'Athénien
^ oqùe d'abord en faveur de l'existence des dieux le consentement universel (Legs. 886 a, 888 a-d), puis développe l'argument du premier moteur 891 rsqq.). Mais aucun dialogue, peut-être, n'est plus remarquable à cet ée-ard que la République, puisque Platon y décrit successivement trois ÉUts de plu's en pluf parfaits : 1» l'ivar-o^x, .oX. ou c^te nat-eUe
[Rep. II, 369 b-372 d) ; 2^ la cité des guerriers (11, 6tZ d l\, ^-z a , v,
quoi qu'aient pu penser certains auteurs, que des différences de degré, non de nature. Susemihl, par exemple, a grand tort de déprécier les deux premiers arguments, sous prétexte qu'ils se réfèrent, l'un à une ancienne tradition (Mysteriensage), l'autre à l'exposé mythique du Ménon ^ Car Platon, nous l'avons vu, commence par transformer le -ûxl^ioç loyoç de la métempsychose en un principe philosophique. Quant à la réminiscence, peu importe qu'elle soit mythique dans le Ménon, puisque le Phédon lui donne un tout autre caractère en la soumettant à une véritable démonstration ^
Scientifiquement certaine aux yeux du philosophe dès l'époque du Phédon^ l'immortalité de l'âme devait le rester jusqu'à la fin. Car le dixième livre de la République, puis le Phèdre apportent chacun un argument nouveau, aussi nettement dialectique que les précédents ^ et celui du Phèdre —
440 a-471 c) ; 3® la xaXXf^TOA'.; ou cité des philosophes (V, 471 c-VII^ 541 b). Cf. UinzFA.,Dial I, p. 225-230, 234-236.
1 Susemihl, Plat. Phil. I, 428 sq.
* Voir plus haut : sur la première preuve, p. 73-75 ; sur la seconde preuve, p. 69-76. — Ce qui montre que chaque preuve a sa valeur propre, et qu'aucune d'elles n'est annulée par les suivantes, c'est que, après avoir invoqué la simplicité de l'âme, Socrate reprend l'argument précédent, celui de la réminiscence pour réfuter l'objection de Simmias ; et les disciples déclarent alors qu'ils ont une confiance absolue dans la solidité de cet argument (Phaed. 91 e-92 a). — Lorsque JoFx (Sokr. II, 1, p. 207-253) suppose que toutes les preuves sauf la dernière sont, non pas platoniciennes, mais antisthéniennes, et que le Phédon, dans sa majeure partie, est à la fois inspiré par Antisthène et dirigé contre lui, il nous donne simplement un exemple des folles hypothèses auxquelles peut se complaire un philologue, ingénieux certes, mais envoûté par son propre système.
3 Dans la République, Socrate déclare qu'il est « facile » [Rep. 608 d : oùoev /aXeTtov) de démontrer l'immortalité de l'âme, et que ses arguments sont « irréfutables » (610 b : i^nli^(y.zoi) . A noter aussi les mots àvâY/.r,, àvav/.à^£iv (611 a, b), qui évoquent l'idée de conséquence nécessaire d'une démonstration. — Dans le Phèdre, la preuve est appelée àitoost^tç (Phaedr. 245 c), et, malgré l'avis contraire de Deuscule [Plat. Mythen, p. 19-21) et de Susemihl (Plat. Phil. I, p. 229 sq.), elle doit être regardée comme le type parfait d'un raisonnement dialectique. Quant à l'argument de HiRZEL [Das Rheior. hei PL p. 10 sq.) contrôle caractère dialectique de cette preuve, il est sans valeur à nos yeux, parce qu'il repose uniquement sur l'identification de la dialectique et du dialogue, dont nous avons déjà démontré la fausseté (voir plus haut, p. 20-28, et spécialement p. 20, n. 3).
emprunté, semble-t-il, au pythagoricien Alcméon ^ — réapparaît dans les Lois, où il sert à prouver iudirectenient l'existence des dieux 2. Mais, a^ani \e Pkédon, qiitWe était au juste l'attitude de Platon à l'égard de ce problème ? 11 n'a jamais * été, en tout cas, l'homme que se sont représenté Pfleiderer et Uohde, ce réformateur politique trop préoccupé des choses terrestres pour songer à l'au-delà 3, L'hypothèse d'un platonisme primitif hmité au monde sensible est si contraire aux faits que c'est à peine si une chronologie fantaisiste des dialogues, jointe à des conjectures aventureuses sur la rédaction de la République, parvient à la justifier *.
i Cf. AuisTOTtiL. De an. I, 405 a 29-b l. - - riemaiciuoiis que, malgré la différence des formules, cette preuve se rapproche beaucoup du dernier argument du Phèdon (participation de l'Ame à l'idée de la vie ; cf. spécialement PhaeH. 105 c-d, et aussi (rat. 399 d-e, Hep. 353 d, où ib :;r.v est donné comme un 'Vj/^^ è'pYov).
2 Legg. X,891 b-809 d. Voir plus haut, p. 12'» scj. — Pi leidk reu [Sokr. unâ PL p. 578-585) prétend que, dans sa vieillesse, Platon est revenu plus ou moins à sa position première vis-à-vis de l'immortalité, et que, dans les Lois notamment, il ne la fonde que sur lautorilé des prêtres et des po^es. Cette autorité est invoquée, en effet, à divers endroits [Legg. 870 d-e, 872 d- 873 a, 880 e-881 a, 959 a-c), mais sans préjudice de la preuve dialectique du livre X. Tout aussi étrange est cette assertion de Robin (Pensée gr, p. 277) que, d'après Tint. 41 a stiq., lorsque la partie mortelle de l'âme est dissoute, « la partie immortelle, enfin désindividualisée est rendue au réservoir sidéral originaire ». Non seulement le passage invoqué ne confirme d'aucune façon cette interprétation, mais la théorie de la métempsychose, exposée peu après (42 b-d ; cf. 90 e-92 c), la condamne formellement, et montre que, dans le Tiniée comme ailleurs, Platon croit à l'immortalité individuelle. Cf. Taylor, Comment, on PL Tim. p. 499.
3 Pfleiderhr, PlaL Fr. p. 23 s<i., 30-38, et Sokr. und PL p. 41G-418 ; Uohde, Psyché, II, p. 265-267.
* Sur les théories relatives à la composition fragmentaire de la Bépu- 6Z/gw^, voir plus haut, p. 78, n. 2. — Pfleiderer et Rohde prétendent qu'au livre II de la Ri'puhliqne, Platon parle avec ironie des récompenses d'outretombe [Rep. 363 c-e, 366 a-b), et qu'au livre III, il condamne les croyances relatives à la vie future (386 a-387 c). Mais, comme on l'a déjà remarqué, ces critiques n'ont pour objet que la conception populaire des Enfers et de la rétribution après la mort (la aiOr. a-.wv-.; , etc.). De plus, il n'est pas étonnant que Platon fasse abstraction, au cours de toute la République, du bonheur dont jouira l'homme juste dans l'au-delà, puisque son but est précisément de montrer que la justice est, en soi et indépendamment de tout avantage extérieur, le plus grand des biens (366 d-367 e). Ce n'est qu'après avoir achevé la démonstration de cette thèse — qui est celle
La plupart vont un peu moins loin : ils ne parlent pas d'indifférence, mais seulement d'agnosticisme ^ Et V Apologie semble leur donner raison. Certes, il faut reconnaître qu'à la fin de cet ouvrage 2, Socrate évite de se prononcer catégori- /^ quement en faveur de la survivance. Toutefois, dans un discours public proiu)noé devant le tribunal, on ne pouvait guère lui prêter le même langage que dans ses entretiens familiers avec ses disciples, surtout si, comme il est probable, la troisième partie de V Apologie est entièrement fictive ^, Sa réserve est, d'ailleurs, plus affectée que réelle *. S'il pose une simple alternative, s'il feint de tenir la balance égale entre les deux hvpothèses contraires, c'est à la fois par nécessité et par tactique. Par nécessité, car la profession d'ignorance qu'il vient de faire lui interdit de trancher la question : si jamais un homme qui « ne sait rien )> doit douter, c'est bien lorsqu'il s'agit de la vie future. Par tactique, car son but essentiel — on l'oublie trop souvent dans l'interprétation de ce passage — "est de prouver, non pas la survivance de l'âme, mais la vanité des craintes que la mort inspire au commun des hommes. Pour y parvenir, il use de ce qu'on pourrait appeler un argument a fortiori. Autrement dit, il commence par donner au problème la forme d'une proposition disjonctive : la mort ne peut être que l'une ou l'autre de ces deux choses, un
de l'eudémonisme — qu'il fait intervenir, à la fin du livre X, les biens impartis à la vertu par surcroît, soit dans cette vie, soit dans l'autre(61 . asqq.). 1- Quant à l'étonnement manifesté par Glaucon lorsque Socrate Im affirme que l'âme est impérissable (608 d), U ne prouve nullement, cela va sans dire, que cette croyance était nouvelle pour Platon, mais que le spiritualisme était tout à fait étranger aux contemporains du philosophe Ci. 1^a£:dek, Platon, p. 205, 207 sq., 238 sq. ; Gomferz, Gr. Denker, II, p. o84 sq. ; SnoREY, Unity of PL thouglU, p. 80.
1 Cf. p. ex. Corn FORD, From rel. lo phiL p. 249.
2 ApoL 40 c-42 a. Cf. aussi 20 a-b, 37 b. ^, ^ , -o » Cf Bruns, Liter. Porlràl der Gr. p. 210 sq. ; Schanz, PL ApoL p. /3
sq 99-101 ; WiLAMOWiTz, Platon, h P- ^63. Toutefois Horneffer [Der
iunge PL I, p. 129 sq.), Tavlor {Plato, p. 157, n. 1) et Burnet [PL EutJty^
phr^ApoL and CriL p. 161 sq. des notes) soutiennent 1 historicité du der-
nier discours. • 1 j 1 1 *♦.„
4 Presque tous les critiques, cependant, la prennent au pied de la lettre.
Cf. notamment Gomperz» Gr. Denker, II. p. 67, 88 sq.
complet anéantissement semblable à un sommeil éternel et sans rêves, ou le passage d'un lieu dans un autre. Puis il montre que, même dans le premier cas et à plus forte raison dans le second, la mort n'a rien d'effrayant, qu'elle est plus agréable que la vie, et qu'à tout le moins il est ridicule de lui préférer le déshonneur.
Mais ce détachement apparent ne peut, ou plutôt ne devrait tromper personne ^. Bien que, pour les motifs que nous venons d'indiquer, Socrate s'abstienne de proclamer sa conviction intime, il n'est pas difficile de la deviner. Sans parler de l'inspiration hautement religieuse de V Apologie tout entière, une petite phrase comme celle-ci nous la révèle avec une suffisante clarté : « Il est une chose, mes juges, que vous devez reconnaître comme vraie, c'est que l'homme de bien ne souffre aucun mal, ni durant sa vie, ni après sa mort, et que les dieux ne se désintéressent pas de lui ^ ». Vhomme de bien, dit Socrate, ce qui laisse supposer que tous les hommes n'auront pas indistinctement le même sort, et que, par suite, leur existence se prolonge au delà de la vie terrestre. Sinon, toute rétribution serait exclue, et, comme il est dit dans le Phédon, la mort « serait une bonne aubaine pour les méchants ^ ».
1 On est d'autant moins fondé à le prendre pour l'indice d'un véritable doute que, dans le Phédon (où l'immortalité est afTirméc avec force et démontrée à l'aide de la dialectique), Socrate fait à nouveau cette sorte de pari : Si l'âme est réellement immortelle, dit-il à Simmias et à Cébès qui viennent de lui présenter leurs objections, je me féliciterai d'avoir eu raison sur ce point ; et si, par impossible, je mo suis trompé, mon erreur n'aura pas été tout à fait inutile, en épargnant aux autres l'ennui que leur causeraient mes lamentations (Phaed. 91 b). — En tout cas, nous avons peine à comprendre comment Cornford (From rel. to phil. p. 246) peut conclure de Phaed. 63 b et 69 e que Platon donne le Phédon pour « a sort of retractation of the Apology )\ Dans ces deux passages, Socrate n'annonce nullement une palinodie ; il exprime seulement l'espoir que ses disciples seront plus faciles à convaincre que ses juges.
2 Apol 41 c-d.
3 Phaed. 107 c. — A ce propos, remarquons que les vrais juges (oi àXr^Ow; O'xaTTai) que, dans Apol. 41 a, Socrate oppose aux mauvais juges d'ici-bas, ont sûrement la même fonction que dans le Gorgias et les autres mythes eschatologiques : celle de juger les actions commises durant la vie terrestre (cf. aussi Crit. 54 b-c), et non pas, comme le prétendent
Ainsi, Socrate croyait à l'immortalité \ et Platon y croyait comme lui bien avant l'époque où il écrivit le Phédon. k défaut de Y Apologie, la fin du Criton, le mythe du Gorgias, le Ménon peuvent en témoigner ". Et le Banquet lui-même n'v contredit point ', car c'est par erreur qu'on a cru voir, dans ce dernier dialogue, une négation implicite de la véritable survivance, celle de l'individu, au profit de cette pseudo-immortalité dont Auguste Comte s'est fait le cham^ pion dans les temps modernes : la perpétuité de l'espèce . A vrai dire, il n'y est pas expressément question de l'immortalité personnelle, mais Platon n'est pas tenu de parler de tout dans chacun de ses ouvrages, et ce silence n'est pas, a lui seul, une preuve suffisante d'un changement d'opimon qui serait, du reste, inexplicable, si, comme on l'admet généralement, le Banquet doit être placé entre le Mmo« et le Phédon. D'autre part, il n'y a pas la moindre incompatibilité entre la doctrine de Diotime et celle des autres dialogues -, leur objet est simplement différent. Ce que Diotime a en vue, ce n'est pas l'àme, mais l'être vivant (^f,.v), et mortel (r, ^r.rr, cpiîur, -l U'^ \ qui "« P^ut effectivement se per-
RoHDE (Psuche, I, p. 310, n. 1), Ti.iemann [Plat. Eschalol. f. 10) et
Q.„.K7 [PI Aval p 2111 de régler les différends qui peuvent surgir entre bCHANZ (i't. ■/•/«»• !'• -"I " o „, Yl rLca.riTI . mais
les morts Tel est bien le rôle de Minos dans Uom. Od. XI, o68 o71 , mais uZa^ de r Apologie suggère tout autre ehose. Ce que Socrate veut d.re c'est que les u^es  l'Hadès ne eonOrmeront pas le verdict de culpab.hte aui vient d'être prononcé contre lui. Cf. D.ETER.cn, ^eky,a, p. 126, n. 1 , BURNET, P<.£«%pAr..lpof. and Cr,<. p. 168 des notes.
1 Tel est aussi l'avis de W.i-amovvitz {PlaU>n, II, p. 56), de J^^k^^t IGr Phil I, p. 130 sq. et 182, n. 1 ; PL Phaed. p. xLv,n-^.v ; PI. Eu. /ivp/rio . Ind cm p. 166,170 des notes) et de TA-onjPta <>■ P- 16 ). Tol^ois'^Burnet et Taylor ont le tort, selon nous, ^e Preter a S a non seulement un terme espoir, de nature religieuse, en la vie future, mais roretsdeCnstrations dialectiques du Phédon, que nous tenons pour
PrcT?4 b-r;tr522 e sqq. (spécialement 524 b. à rapprocher de
^^rân" Xi b-2"2 a. - cf B Jn'v. Symp. o, PI. p. x.m-x.vi.
. C'est aussi! comme on sait, la seule immortalité qu'admette Aristote (cf. RoHDE,Psi/cfte, II. p. 301-309). ,t,.,vT xiî jû-ix «viv,
» Ci. Phaedr. 246 c : Z^-ov -o j.|xi:»' ty.lrM, 'i'f^ "»• '">" '''.- '
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péluer [y/jy.vy.il.y.z [j.i'i'/v.-'j) que par la procréation ["l '/vAiidjy et aussi — mais c'est alors le privilège d'une tonte petite élite — par l'influence qu'exercent sur la postérité les belles actions et les productions de l'esprit ^. lu or n'est pas V yfjy.vy.'jî.y. au sens ordinaire du ternie, c'est-à-dire la durée sans limites, mais au sens de vie spirituelle et divine. Voilà pourquoi elle est fondée à dire que l'homnie de\>ient immortel [yfjy'jy.'fjz yiyvî'yi) dans la mesure où il refoule ses instincts sensuels pour s'attacher à la pure et impérissable beauté de l'intelligible, [)()ur se rendre « semblable à Dieu'^»,
1 ()ue les «l«'iix doctrines ne soient pas ineonciliahles v\\ l'aif, cela est évident (cl*. Taylor, Ptato, p. 'i2S, n. 1 et 47'), n. 1), Les Lois nons prouvent, de plus, qu'elles ne s'excluaient nullement aux yeux de IMaton, Car, au livre X de cet ouvrajife, JMaton démontre, comme on sait, l'immortalité de l'ame, tandis qu'au livre IV, il parle dans des fermes presque identiques à ceux du Btinqnet de la perpétuité de l'espèce et de cette sorte d'immortalité que eontére la «rloire iLf'^ii. 721 b-c ; cl'. 773 e, 776 h). Mais on peut en donner une preuve meilleure encore, parce qu'elle est tirée du Bduquet luimême : après avoir dit (jue le h-jr-'j-j parti(!ipe à rinun<»rl alité Ta Tr^ Tr, •Ar,yT{v'^,, serf» "(Z'/iTi' , Platon ajoute : aO^vs-ov r,ï iXÀr, [CoiH'. 208 b). Ainsi le philos<q)be nous avertit expressément q»je linunortalité dont il parle n'est pas la seule, et que le Oîïov estinuuortel « d'une autre façon », c'est-à-dire t'o -reavrà^ri^T'.v to aj-rô iv vfi: (208 a). Or il est évident que, par Oitov, il faut entendre, non seulement les dieux, mais aussi Tàme, car, quoi(|ue Platon déclare l'individu sujet à la -;à/c-T ; aussi bien x/Ta r/// •i;\>/rv que /-îTï To T •t'k'i (2U7 e-208 a), il n'envisa«re ici, sans aucun doute, que les xpô^ro'. t/,; 'li*yr,:;. comme il le dit lui-même, en d'autres termes le contenu de l'àme, les objets auxcjuels elle s'aj>pliq»ie ou dont elle est aiïectée, et non pas l'àme en soi, dans son essence inaltérable, Kncore une remarque sur le texte: la correction d'aOïvarov en ào^jv^cro/, proposée par (Iueuzk'ï et adoptée par plusieurs éditeurs, dont IIkkm ans et Huav, ne se justifie nulleluent. AvccBuRNE r(éd. de l*>l(>) et IIohi.n, nous maintenons aO .v'jf:ov,quiest attesté partons les manuscrits et par le papyrus d'Oxyrhynque, et dont le sens est très satisfaisant. Kn etîet, x^A/a -r/ra désigne, non pas tout ce qui existe en général, mais seulement toutes les choses de rnènie nature que \e Ov-/;tÔv et le tCoix, c'est-à-dire le monde de la 'fvfiT ; ; d'autre part, l'expression aOàviTov [ïOavi-j-a; u£T£/î'.] n'a rien de cboquant ou de tautologique, parce ({ue 7.^)TL*t~.rt est ici un simple équivalent de Oi-o/ : rniin celte opposition du Hvr,T'>v et de l'aBxvaTov, ainsi que de la façon dont chacun est immortel, résume très heureusement ce qui vient d'être dit en termes plus explicites : -couTto -fi-j t'f^ tdôtto ... qîov xJto /jV [Con^'. 208 a-b).
2 Rep. 500 c, 613 b ; Theaet. 176 b ; Tim. 90 d. — Inversement, ne la conque ne recherche que la satisfaction des besoins physiques, donquiprépondérance à la nature mortelle, et par suite, « devient mortel » e»
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Toutefois, dans les dialogues dont nous venons de parler — Apologie y Crilon, (jorgias et Mênon — l'immortalité de l'àme n'a évidemment j)as le même caractère que dans le Phédon. la République, le Phèdre et les Lois. Ce n'est nullement un objet de doute, comme les histofiens le répètent à l'envi, sur la foi de Y Apologie mal comprise. Mais ce n'est pas davantage une certitude d'ordre rationnel. Un postulat de la conscience morale, une croyance tout imprégnée de sentiment religieux, et sans autre appui extérieur qu'une tradition [ry '/s/zuvjy.) ^, plus parliculièrenient la tradition mystique des orphico-pythagoriciens -, voilà ce que fut toujours la survivance pour Socrate, et ce qu'elle fut d'abord pour Platon. Mais ce dernier ne devait pas s'en tenir là. Un jour vint, nous l'avons déjà dit, où la théorie des idées, qu'il avait, sinon créée de toutes pièces, du moins jirofondément transformée, lui permit de faire le pas décisif ^. Kt dans le Pliédoriy la raison, qui analyse, discute et démontre, se met à l'œuvre pour la première fois, iu)n comme une ennemie du mysticisme, mais bien plutôt comme une alliée. D'un '/OGoç, la dialectique fait un '/.iyoz.
quelque manière (7'/m. 90 b : '»v/-:ô; vV/î-^t). Ainsi astaT/EÏv àOavat^ta; (Tim. 1)0 c) é(|uivaut à Oîoj <ii-:x7/i\i (Phaedr. 2ï>'i a), et l'idée commune à ces diverses locutions, c'est que l'àme, tout impérissable qu'elle est, ne devient pleinement elle-même que lorsqu'elle se souvient de sa divine origine et fuit tout contact avec le corps. {Ci. Buiiv, Synip. of PL p. xliii- XLvi.) H va sans dire, d'autre part, qu'une phrase comme celle-ci : t'-'-r.ip Toj ilho avO jforo/ a'»2v ^T'o [>-: oy-:- -'EvitOx'.I /.al v/.d^to [se. zy izu,-. :'/.'])] (Conv. 212 a) n'implique pas le «loindre doute à l'égîird de l'immortalité, car £.* TE3 "(o iXhu signifie simplement « plus que personne » (cf. Phaed. 78 C : £"r£0 T(|) a) A»p ; 59 a, 66 a : s'TTip -:•.; xal aX/.o; ; 6^} c : s'iteo x: àAAo ; Conw 211 d, Phaed. 67 b: l'r.to -zn-j iX/oOi).
^ Apol. 40 c, e, 41 c. — Comme le remarque avec raison Bcrnet {PI. Euihypitr. Apol. and Crit. p. 166 sq. des notes), il s'agit d'une tradition mystique, et non pas d'une croyance poi)ulaire.
2 M en. 81 a-b.
» Voir plus haut, p. 72 sq. et 117, n. 3. — Il faut donc, croyons-nous, souscrire sans réserve à ce jugement de Cickron {Tusc. I, 17, 39) : « Platonem ferunt... didicisse Pythagorea omnia, [)rimumque de animorum œternitate non solum sensisse idem quod Py thagoram, sed rationem etiam attulisse ».
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Notre revue des passages litigieux est maintenant teritiinée. Nous avons dit, au début de cet ouvrage ^ — et nous croyons devoir y insister encore, afin de prévenir un malentendu possible — qu'il n'y a pas, chez Platon, une hétérogénéité radicale entre le mythique et le dialectique. On ne saurait donc les isoler l'un de l'autre comme deux éléments invariables et bien définis. Ainsi, l'exposé de la tripartition de l'âme dans la Républiquey ou de Vàyxyyrj^ji; dans le Ménon ne nous ont pas paru satisfaire aux exigences de la dialectique, et pourtant ils ne sont pas mythiques au même degré que la naissance d'Erôs dans le Banquet ou la fable de l'Atlantide. Inversement, bien que la théodicée des Lois ne puisse être assimilée à un mythe, elle a, nous le reconnaissons, un tour plus populaire que les livres VI et VII de la Républiqhe ou la discussion du Philèhe. Et ainsi de suite. C'est dire que mythique et dialectique sont des valeurs toutes relatives, ou, si l'on préfère, deux pôles entre lesquels il s'agit de tracer une ligne idéale. La classification que nous avons tentée est cependant légitime, pourvu que l'on n'oublie pas qu'elle a forcément quelque chose d'un peu artificiel, comme toute classification d'ailleurs. Elle est, au surplus, la condition indispensable d'une étude des mythes en général. Car, si le lecteur peut contester tel ou tel de nos jugements, il n'ignore pas, du moins, sur quelles parties des dialogues portera notre théorie explicative du mythe platonicien.
1 Voir plus haut, p. \ sq.
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