LES MYIMIS DE PLATON
préfcn- en ro..-..rroncc. .■.■courir à un mythe all.'-or..,ue, qu. donne à ces ..oneepls "" substrat n,n sensible > ; qu. ,1e pluB, les nr6se..le comn.e .leux .non.enls successifs .le 1 h.stc.c un.verselle. Succession in.a./.nal.v. bien enlo.lu, et en quelque sorte sch.-.n.atiMue, car, de fa,t, Dieu et la ..alu.e phvsiq.,c (,.....), c'est-à-dire la finalit.S et la n.-cessit.S so..t deux facteu.s ■..on.,>l.--...enlains l'u.. .le l'autre, dont l aot.on est ner,.él....lle,ne,.t sin.ulta..."-.. \ V-'V suite, IT.ge .l'..r n a ,a..ia,s exisu>. ou plutôt il existe de tout temps dans la .nesure ou le mo..de sensible est soun.is à des lois intelligibles ; et. à son tour, r,.nivers da..s lequel ..ous vivons n'est, m ne saurait être co.npl.Hement livré à lui-.n.-n^e, soit au jeu brutal et désordonn.-. des forces .nat.-.riell.'s. l-'-n d'autres ter.nes reléguer \r. pasteur d'ho.nn.es .la..s une prébisto.re leg.M.da.re, c'est dire très clairement que la p.enuère déf.n.t.on du l oh- Uque est vicieuse, qu'aucun chef d'Etat réel ..est ass.m.lable à un ber./cr«, enfin q.ie no.is sommes jus.p. a un certain
, ,.„ ,r.,.ln-. U-nurs, .■,. M>MlM. .si ,in r^i-n-fa. {Polit i" b) et l.i, Il a.iiiis iiiui , . ,^, ,.,-), 1 „e ,,u'i| entend par la. De
ur: ii:;::;".;:;::.: s..nt ...■,. .....1...... ^;-^vent ^u . .... ^..^^^
ou tel -"-;i"--'';^^''' ,;:',;,, . „i „■, p.«, ici. son sens teolauque
„,.t,„n exacte (./b •;•"'■:;.;,' (;.,.„, d,.ns ce .l.'ss que Platon
d- „ opuuou » o,.,..>s-. •'';',jr;'' "';,!;, ;,,,„„„, ensuite l'art du politique recourt à la presen e a ,1e .8fi ), H^' - "^ ,^ ^. ,,..,^ jéjà,
à celui -lu l,ss,..and (279 a-c, 28., c 87 b), .^nm. 1 . ;,,,;,,,,,;,,
i, s'était ai.lé d'images sensddes {PoUt. fl^-' ' ^ . ^„,,i i,
' ;., ,r ♦ fl fX^ u «• [\ristotkl.1 Magn.moral.], l,1183aJb , S. ;^ ;'/ %lu''^:;M^Î^^- ^J, n. fahr,. ,0r Pimo.. Suppl. Bd îî. 18'.8, p..V2<J ; P..o,rL. /.. PUU. Hemp co.nnunl. Kroll, H, p. 107.
'• l'Xîn enLIlelnde des idées et celui .lu deven... (cf. PolU. 2G0 d-e). le '"^a:l!:^:!)^r^i'il, I. .- 3'. -.>.. 320, et ,1. 1 . p. 31, sq. ; Fk,.o-
LANDEH, Platon, I, p. 236-2. iH. r „„ iv 71*^ a-714 a, le règne de
A n I t '»7^ h-r De même, dans Legg. IV, /IJ a /i * h, "^ fe
C;ors;.m.;olis:i'..fJ poLtique dont les gouvernements réels do.vent s'approcher le plus possible.
point maîtres de noire destinée, et responsables de nos actes, sans être toutefois entièrement privés delà protection du pasteur divin (0-roç vv/-!'). Car Platon n'entend pas mettre en doute la providence à laquelle il croit au contraire fermement ^ ; mais il eslime avec raison que la félicité toute animale de l'âge d'or n'est ni possible ni souhaitalde, et que la vie somnolente d'un Iroupeau, fut-ce sous la houlette des dieux en personne, est iruligne de Thunumit^i '^. — Tel est le sens (-énéral du mythe. ^(Hiant aux détails, ils sont non seulement de pure fantaisie, mais encore dépourvus de signification allégorique. De son propre aveu, Platon a écrit un badinage (-yA^jf-y.] ^ qui, tout en faisant progresser la discussion, interrompt l'exercice dialectique comme pour procurer quelque délassement (y.vxr.y.'j/.y.) ^ à l'esprit du lecteur. Gardons-nous donc de ])rendre au pird de la lettre le changement périodique de la direction du monde lour à tour gouverné et abandonné par Uieu ^\ ou l'évolution à
i Polit. 27."» 1>. CI". Phaed. G2 h-c (où 1«'S <li«'u\- sont ('i:alrnu-iit assimiles à des l)eri:ers, et non à des «reoliers, eoimne ou le eioit «réin ral«>in« iit ; à ce sujet, voir plus haut, j>. 58, n. \) ; Le<^ii. S91) d-*M>7 b.
- Si les nourrissons de Saturne, dit iioaiciu^'uieut Platon, inrt taieiitleur loisir à ]>ro(if i)Our /tutlier la idiilosopliics il lant eonvenir qu'ils rtaient mille fois plus heureux que nous ; mais si -- eoninir c'était «'videninient le
cas ■ ils ne pensaient qu'à se «ror^'er de nourriture et de hoisson, leur sort
n'a rien d'enviable [Polit. '111 b-d). Voir aussi ])lus haut, p. 5:', n. i, sur la « cité des pourceaux ».
*~ 3 Cf. Campiu:ll, Polit, oj PI. p. xxvin-xxx, xxxv-xxxvii : Aeii/r, Plat. Anfs. p. 8'i-87, et PI. Dial. Polit, p. 8 sq.. et n. .'ÎG, ^i8 ; ïayi.or, Plalo, p. :)0r.-:î08. — Puif.di.andkr [Platon, l, p. 237, n. 1 et -.38 sq.^ interprète le niyth;' un peu dilléreinment.
^ * Polit. ii\^ i\.
5 Cf. P/i/7. oOe.
• Une i\Q^ particularités les plus renianiuables du mythe du Polltif/ney c'est qu'il pr»' sente l'à're d'or comme appartenant, relativement à l'à^e actuel, aussi bien à l'avenir qu'au passé. Quoique la mythologie courante et même le livre IV des Lois ne tassent aucune allusion à un changement futur en sens inverse (sur Hésiode, cependant, voir plus bas, p. 243 sq.), celuici ne T>ouvait surprendre beaucoup les contemporains de l'auteur, car la notion du retour éternel a toujours été familière aux Grecs (à ce sujet, cf. J. Adam, Rep. of PL 1 1, p. 302-305, et voir plus bas, p. 2i2, n. 1 et 2), et Platon lui-mèm.- croyait au perpétuel recommencement de l'évolution, soit des âmes, soit de l'univers entier (cf. la période de 10.000 ans dans le mythe
At»
.ebouvs dos anhnaux durant l'âge d'or. ^I-'f^^^riL s'en teur se complaît ^ -n récit que, non sans femdre de s en excuser S il développe bien au delà du str.ct nécessaire Re .a.,nons toutefois qu'il le met en har.non.e au ant qu possible, avec les principes de sa doctr.ne 1 -^J^l^';^^. Lrche rétrograde de Vunivers est, ^^^^'^^'J^^,
S^xi'::.::^:--:;:^^-^^
ett e p -viU; c^. divin, c'est-à-dire du monde .nteU. - : le ivl^tre ,art,il est non moins évident q- ^ -7- Ion. H même hvpothèsc qui est celle du niythe - 1 um ! :: Tut eceVoir deux impulsions opposées, so.t d une L divinité, soit de deu. divinités -tagon.^es ^^^^^^^^^^ donc d'admettre que son mouvement normal Im «^^ 'mpr^ L Dieu, tandis que le mouvement -J-^o^ pont -e .
rt-:ens:tt:;:.:;^^^^^^^
.,al provient de la ...v.,.>. ^^^^^^ ^ ,,, ^onne
,^io rtnVUe ODPOse au v/jç. Ainsi, même lui h rbcouràs a imagination de n.ythologue Platon ne sau- Jatoublier, ni nous laisser oublier qu'il est ph.lo.ophe.
2. Mythes .énéti.ues. (Mythes des ^^^^;^'^XZo. d' Aristophane, de la naissance d ^j^^^lf .^^^'^X'^Viii et gonie du Timée : décadence de la cite idéale, aux hvres vu
apport dos deux Pénodes du PoM ■< a- le^^ ^ .^ ^^ ^ ^.^.^ ^,^^ ^^„,^
f 4t "Tidtpi- j;i::«. «^/.- w p'. ". p. 205-302,.
t Polit. 277 a-c i ,„, ,,as, p. 242, n. 1, et
î Polit. 269 c-270 a, 2/2 c-273 c. v o i
sur le démiurge et le chaos origine, dans le 7 m.ee. p.
IX de la République ; origine de TÉtat, au livre II de la République et au livre III des Lois : origine du langaîçe, dans le
Cratyle ^). — JMotin dit quelque' part qih' c propiM' du mythe est de présenter comme séparées dans le tcïiips (l«'s choses qui, de fait, coexistent, iriais diffèrent ])ar le rang et les qualités ^. Tel est, du moins, le caractère distirn'tif des mythes dont nous allons parler. Aux livres vin et ix ni: la Héi'uiilique, Platon semble retracer rÉvoLunoN héelle des en es et les
PHASES successives DE LEUH DECADENCE. Il seillhle de
même, tant au livre ii de ce dialogue <,)u'au livue m des LOIS, ahorder la question de l'oRiiiiNK des i>!{EMn;iiEs communautés humaines, et dans h; (Iijatyle, celle île l'oiu- GiNE DU LANGAGE. Mais uous avoiis vu {\\\en réalité^ toute préoccupation historique lui denuMire ètranjière. son but véritable étant d'étudier, soit les diverses formes de tjrouvernement dans l'ordre de leur nu'rite (livres VI 11 et 1\ de la République), soit la structure du lano;ajïe {Crutyle) ou de la société (livre 1 1 de la République)^ soit enfin les causes profondes de la grandeur et du déclin des lùats (livre 111 des Lois) ^.
Tous ces passages sont ilonc mythiques : mais cette épithète est employée, ici, dans un sens assez sJpécial (jiril importe de préciser. Puisque le philosophe ne 'se propose pas, nous le répétons, une reconstitution, même approximative, du passé, ce ne sont nullement, comme tlaucuns le cruient *, des d'AZ-i^ u.yj<jL sur la préhistoire de ITuunanité, c'est-àdire une relation plus ou moins fahideuse d'événements trop anciens pour qu'on puisse les connaître avec exactitude. Il ne
1 Voir liste de la p. 2D-3I, n^^ (i()^ ^l liste de la j». 97, ii"8 1 a, 2-4.
2 Plot. Enii. lit, 5, 0: \='.... -z'jj; uijO/j,-... /a" aîQ'!!^?' v /oôvo ; à
/) ojva;ji£7'. oi£7-:(o-:a. — De même, lîiŒiiiKu, Philosophie cl imjlhe, Rev. de mût. et de mor. 22, 11)14, p. 3G5 ; « (.e qu'il y a d'essentiel daas le mythe, c'est... (ju'il raconte une suc<essi«)n d'événements,... il est une conception liistorique des choses. »
* Voir j)lus haut, p. 41-57.
* Cf. entre autres IIobin, PI. ci la science sociale^ \\c\\ de met, et de mor. 21, 1913, p. 218-223.
os
if:
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.•a.it pas davantage, quoi qu'en dise Deusehle, d une §.;. relltive à la yiv...., cou.pl.-.nenl indispensable, n.a.s necessairen>ent non dialectique, de V....r.y. -m.tee par de nition à l-ètre inanuableCear, de vra., ee n est 1-'"^ la na ssanee du langage ou de l^tat qui est en cause u^a.s 1 ur na ture pern.a„ente K Nous avons donc affa.re a des .m thés de
l'espèce que nous appelons ë^'f'^'>-^y"^'"'''i'"'''''^ brièven.ent ,énéti,u,. parce que le dc.en.r qu. sv trouve dessiné correspond à un ordre logique et non pas a une succe sion temporelle, parce qu'.l n'est rien d'autre que le syM de la marche de la pensée allant du général au part.cuher, de l'essentiel à l'accessoire, du sinnde au complexe J
En d'autres tern.es, il s'agit d'une pure forme d expo..t.on par laquelle l'auteur substitue déUbérément le rec.t d une genèse fiH.ve à une analyse conceptuelle. Chacunsaaque, lorsqu'ils veulent démontrer un théorème, les géomètres n ont pas coutume de décrire des figures toutes faites par avance e qu'en général ils construisent eurs schémas au fur et a ne sure du ra.sonnen.ent. Or IMaton procède parfo.s de la n^eme Tnière. Au lieu de décomposer un objet donné en ses d.fferents éléments, il le fait croître sous nos yeux, dan un dessein purement didactique (..o^r../'^^ y«.>) , .1 en déroule l'iistoire imaginaire, qui manifeste l'un après 1 autre, !t lacun à son rang, les multiples caractères dont la pre- : „ce suauUanée constitue sa nature propre ; il lu. prête une évolution qui reproduit fidèlement, transposée dans un temps ÎdaMa hlarchie des concepts. Quant aux raisons pour 1 aue l'es «1 préfère souvent cette méthode à l'autre, on peut les 3ev il er sans peine. L'exposé génétique ou dynamique a sans doute moins de clarté que l'exposé analytique ou statique ;
'. :i.o«/..'i« ou ."?'•'- ';f:,/p,,ti,.e av.c le procéaé des géomc-trcs.
ainsi lue la -™l---:; ^ric antor. qui expliquaient ainsi la cosmosont empruntées a X< nocrate et ^^^^^ ^^^ seulement
ï::t;:::z:^uût:::;>!^^ô:.L .u. eonceme . r.^. .ais
^ous l'étcndons à d'autres mythes platon.c.ens.