‹ Les mythes de Platon [microform]; études philosophique et littéraireChapitre 19 sur 37 · BK · texte numérisé non relu

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il prête à des malendendus, comme en font foi les erreurs d'interprétation où Aristote^et trop de modernes à sa suite sont ingénuement tombés.jlïais il est, en revanche, moins pédantesque,il a quelque chose de plus direct, de plus vivant; il ne pouvait donc manquer de plaire à un philosophe doublé d'un artiste, qui, d'instinct, anime les abstractions et leur donne une forme concrète Cj

Sans insister davantage sur les textes que nous venons de mentionner, puisqu'ils ont été déjà l'objet d'une étude spéciale dans la première partie de ce livre, nous examinerons rapidement d'autres mythes de même sorte. La Légende de l'Atlantide est du nombre, car, bien que le territoire décrit par le Timée et le Critias ait donné lieu aux hypothèses les plus extravagantes 2,[il n'a certainement jamais existé, sauf dans l'imagination de l'auteur^ Non seulement l'Atlantide

1 Ce qui montre à quel point l'emploi de Texposé génétique est instinctif chez Platon, c'est qu'il procède parfois de même pour de simples comparaisons. Dans Rep. 588 b-e et Theaet. 197 d-e, notamment, au lieu de décrire ces deux symboles de Tàme que sont le monstre triple et le colombier, il les construit sous nos yeux.

2 Sur les anciennes hypothèses, cf. Martin, Et. sur le Tim. I, p. 258-280.

3 Tel est également l'avis de Martin [op. cit. I, p. 257-332), Susemiiil [Plat. Phil. II, 2, p. 471-491), Rohde [Gr. Roman, p. 211-213), Gomperz [Gr. Denker, II, p. 478-480), Wilamowitz (P/«(o», I, p. 586-592), Jowett [Dial ofPl. III, p. 429-433, 519 sq., 524-526), Stewart [Mythsof PI p. 466- 469), Taylor [Plato, p. 439 sq. ; Comment, on PI. Tim. p. 49-51), Rivauo {Timée et Critias de PI. p. 27-32, 252 sq.), Delatte [U Atlantide de PL Musée belge,26,l922,p. 77-93). — Au contraire Robin {PI. et la science sociale,B.ey. de met. et de mor. 21, 1913, p. 219-221) prétend que le récit de l'Atlantide n'est pas entièrement mythique : On a l'impression, dit-il, que Platon « ne doute pas que ce qu'il expose ne soit vrai dans ses grandes lignes, et que l'État qu'il veut réaliser ait pu être dans le passé un État de fait. » Mais il est heureusement fort probable qu'aujourd'hui, l' « impression » de Robin ne convaincra personne. — Rappelons enfin que, dès l'antiquité, l'Atlantide fut un objet de controverse. Tandis que Proclus {In Plat. Tim. corn" ment. Diehl, I, 24-63), Crantor (ap. Procl. 24 a), Posidonius (ap. Strab. II, 102), Théophraste (Diels, Dox. Gr. fr. 12, p. 490, 1. 5-9), etc. l'interprétaient Httéralement, et que les Alexandrins tels que Numénius, Porphyre, Jamblique, etc. y découvraient des allégories extraordinaires (cf. Procl. 24), en revanche Strabon (II, 102) et Longin (ap. Procl. 63 b) la tenaient pour une fable, et^PLiNE (Nat. hisi. II, 90) était fort sceptique à son égard.

ne peut être identifiée, ni avec l'Amérique, ni avec aucune région connue du monde, mais encore la théorie d'un continent océanique disparu, au cas où elle serait confirmée dans l'avenir — sur ce point la parole est aux géologues, seuls compétents pour trancher la question — ne prouverait rien de plus qu'une coïncidence fortuite entre la fiction du philosophe grec et la réalité historique ^ D'une part, en effet, il est impossible d'admettre une tradition relative à cet événement qui, en tout état de cause, serait infiniment plus ancien que l'apparition de l'homme sur notre planète ^ ; d'autre part, l'existence de cette tradition n'est attestée par aucun indice sérieux, soit en Egypte, soit dans la littérature hellénique antérieure au Critias ^.

Quant aux preuves positives, elles ne sont pas moins péremptoires, car Platon manifeste si clairement son intention qu'il est difficile de comprendre comment on a pu la méconnaître. Tout d'abord, le récit de l'Atlantide est rattaché à divers thèmes légendaires utilisés dans d'autres mythes — par exemple, l'âge d'or, l'autochtonic des Athéniens, les des-

1 Certains <réologues modernes, partisans de cette hypothèse, par exemple P. Tt^rmier (cité par Hivaud, op. r/7. p. 29 sq.), croient au contraire en retrouver le germe dans le récit de Platon. Erreur excusable chez des gens qui n'ont guère du philosophe qu'une connaissance de seconde

2 Arldt {Die plat. Allantis, Berl. philol. Wochenschr. 40, 1920, p. 183- 192,209-216) admet également que l'Atlantide ne saurait être ni ce continent dis'pâru, ni TAmérique, dont les Grecs n'ont pu soupçonner l'existence. Néanmoins, il croit que cette légende a un fond de réahté, et la donne pour une combinaison de deux ordres de faits différents : d'une part, l'engloutissement, à l'époque historique, d'une vaste étendue de terre à l'ouest du Portugal, dont les Açores sont le reste ; d'autre part, l'attaque contre la Grèce'd'une population tyrrhénienne qui habitait un territoire dont il ne subsiste aujourd'hui que l'île d'Elbe et la Corse. -- (.)uant à Christ {Plat. Studien, Abhandl. der bayr. Akad. der Wiss. zu Mimchen. I. Cl., Bd.l7, Abt. 2, p. 507 sq.), il supposait que le mythe platonicien a pour origine une* tradition égj^ptienne relative à une guerre entre l'Egypte et des peuples de la Lybie occidentale et de Sicile. Mais aucune de ces hypothèses aventureuses ne nous paraît bien convaincante.

3 A ce sujet, voir plus bas, p. 245-247, et sur la prétendue origine égyptienne de la légende, p. 245, n. 8.

Perceval l ruliger

tructlons périodiques de l'humanité, etc. • - ce .(.i. crée une première présomplion en {aveur de son caractère fabuleux. Ensuite, l'r:tat vainqueur des Atlantes est pour ainsi dire calqué sur celui de la République, dont il possède tous les traits distiuctils : répartition des citoyens en classes ; guerriers formant un.- caste à part et vivant en commun ; participation des femmes aux exercices militaires, etc. \ Pourquoi cette ressemblance parfaite entre l'ancienne Athènes et la cité idéale, sinon parce qu'elles sont aussi irréelles l'une que l'autre? D'autant que l'écrivain lui-même insiste sur l'aroitraire de cette identification. « Les citoyens et la ville que loi, Socrate, tu nous as décrits hier d'une façon toute théorique (f,r ;> wJj;>), fait-il dire à Critias, nous les transporterons maintenant dans la réalité (-d -^rr^i;) ; nous admettrons (Ovicrc/r;) que cette ville est l'Athènes primitive, et nous déclarerons I^^v^vj.v^) que les citoyens que tu as .onçus sont vraiment nos ancêtres ^ » Puis, co.nme Socrate approuve chaudement ce projet, le même Critias annonce qu'd laisseia d'abord Timée raconter la création du monde, après quoi, recevant en quelque sorte de ses mains les hommes qu'il vient d'engendrer, et de celles de Socrate certains d'entre eux dont l'éducation est conforme aux principes de la République, il proclamera ces derniers citoyens d'Athènes (-owcrai ro),r^,- -Hi -U-'o; rx^^„ pour développer son récit d'après

cette hvpo thèse*.

Reste l'argument décisif, et c'est le vœu que Socrate exprime h ses interlocuteurs, lorsqu'il conclut ainsi le résumé

• Voir plus bas, p. -45.

» Voir plus bas.p. i'i8, n. i. , .

» Tim "6 c-.l — Dans ce passage, ou traduit toujours >..; f ;i.iltf, par , comme dans une liction » ou « dans une fable », ce nui nous paraît un contre-sens. Car, de la Répnhli^ue et, de l'Atlantide, ce n est pas la première qui mérite l'épithéte de fable : c'est h, seconde. En fait, leur rapport n est pas, comme le prétend Tavloh [Ccmnent. on PI. T-m. p. o/ sq) celui d'une fiction à la réalité historique, mais celui de la theon,'^ ab^lrmte (..,- v> ix'^ky) à sa réalhalion concrète, quoique imaginaire (^JAr/l::). A ce sujet,, voir plus haut, p. 100, n. 1.

• Tim. 27 a-b.

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de leur conversation de la veille, e'est-à-dire de la partie centrale du dlalo<rue que nous appelons la République : « Apprenez, dit-il, quel senti nient nrinsj)ire Tl^tat dont nous avons parlé en détail. Ce sentiment est pareil à celui d'un honun(; (jui, apiès avoir contenijdô di' beaux êtres vivants, soit représentés par la pt-inl ure. soll tnènie réellement en vie, mais au repos, concevrait It- désir d.- i« s voir en mouvement et tous leurs muscles tendus pour accomplir Tun des exercices (jui paraissent répondre à leurs dispositions corporelles. Vodà ce que j'éprouve à Tégard de la ville que nous avons décrite. Je prendrais plaisir à entendre raconter que ces luttes où n'imiiorte quel l^lat peut se trouver entraîné, elle les soutient contre d'autres cités, ([u'elle marche noblement à la guerre et s'y montre dijzne de rinstruction et de l'éducation qui ont formé ses citoyens ^ >

Voilà qui devrait, semble-t-il, éclairer le lecteur le moins perspicace sur le véritable sens de cette singulière légende. Le début du Timée nous donne l'esquisse, et le Crilias l'introduction d'un roman [)seudo-historl<iue dont aucun détad n'est, en soi, objectivement vrai ^ mais où l'on retrouve une sorte de transposition des guerres médi([ues et de différents phénomènes géologiques ^ ; car il n'est pas d'invention romanesque qui ne garde quelques points de contact avec la réalité. Pour donner corps à son idéal social et politique, Platon feint de croire que sa pro[)re ville a été jadis, d y a plusieurs mdliers d'années, telle qu'il voudrait qu'elle fût ; d la crée de toutes pièces à rimage du zy.;'.y.o-iyy.x vj rjjoxyrh, et lui confère les institutions qui n'ont jamais cessé de lui

1 Tim. 19 b-c. Cf. aussi 20 h. — A remarquor encore que Socrate pense d'abord à un poète pour traiter ce sujet, et que, s'il préfère au.x poètes des hommes versés à la lois dans la pliilosopliie et la politique, c'est parce que leur vaste expérience les rend plus aptes à développer convenablement une fiction de ce genre (Tim. 19 d-20 b).

2 Inutile de dire ({u'il y aurait beaucoup de naïveté à prendre Platon au sérieux, lorsqu'il fait afTirmer par deux fois à Critias qu'il s'agit d'une « histoire vraie » [Tim. 20 d, 2(; e). Quel est le narrateur d'un conte qui n'en dirait autant ?

» Voir plus bas, p. 248, n. 1.

iss>-i^ %,

paraître indispensables au salut des Etats. l>u.s : 1 engage dans un eonfUt de pure fantaisie avec une puissante nat.on barbare, également fictive, qui en est l'exacte antithèse parce qu'elle incarne, non plus la raison et la l-^'^'^^'^^ l'appétit démesuré des biens matériels - et qu a la fm du drame, il plonge fort ingénieusement dans le néant d ou son imagination l'avait tirée K Ainsi, l'Atlantide fait descendre la ...wLu- platonicienne du ciel sur la terre, de 1 abstrait dans le concret K C'est un mythe génétique, la mise en action de théories exposées longtemps auparavant, mais qui ont gardé toute leur valeur aux yeux du philosophe.

Les trois mythes dont nous allons parler sont sans conteste .. des récits allégoriques. Néanmoins, nous les plaçons dans le second groupe plutôt que dans le premier, parce que leur ^, caractère dominant nous paraît être ce devenir symbolique que nous avons défini tout à l'heure. Selon la fable des TROIS RACES d'hommes, qui cst à la fois un exemple de pia fraus et un emblème suggestif des classes sociales, les citoyens de la nouvelle république naissent de la terre, et 1 un des éléments dont ils sont formés se trouve être tantôt l'or tantôt l'argent, le fer ou l'airain : autrement dit, leurs aptitudes naturelles, qui sont diverses, les prédestinent aux fonctions d'^/;/.-;, ou d'iz.V.ovo.., ou enfin de /.-'..yo, et de

De même, lorsque le mythe d'Aristophane nous raconte comment l'humanité présente a succédé à l'ancienne, il ne s'agit nullement d'expliquer l'instinct sexuel par la session

1 C'est ce que Strabon (H, 102) avait déjà tort bien remarqué : 'O

» Sur d'autres fictions du même genre, voir plus haut, p. 43 sq.

» SusEMiHL (Plat. Phil. II, \, p. 144) suppose à tort que cette lable est un mythe tel que l'entend Deuschle, en d'autres termes qu elle retrace un véritable devenir et qu'elle veut justifier ou expliquer les différences d'aptitudes par une cause antérieure à la vie terrestre. L interprétation est sans doute fort ingénieuse ; mais pourquoi imaginer a tout propos, et hors de propos, des subtilités métaphysiques auxquelles Platon était assurément bien éloigné de songer ?

d'êtres primitifs dont les deux moitiés cherchent à se rejoindre, afin de restaurer l'unité originelle. Car le véritable but de cette fable singulière, qui n est ctiologique qu'en apparence, ce n'est pas d'éclairer le lecteur sur la cause ou l'origine de l'amour, mais sur sa nature et ses modalités ^ L'amant qui, loin de l'objet aimé, se sent misérablement incomplet, aspire à se fondre en lui, de manière que leurs deux vies n'en fassent plus qu'une ^ ; les choses se passent donc comme si les (jjy-.'BoÀa d'un tout préexistant étaient, après une séparation momentanée, poussés de nouveau l'un vers l'autre par une force invincible. A son tour, cette force se manifeste soit entre hommes, soit entre femmes, soit entre individus de sexe différent, comme si Vy.ry/y.lx r^/j-ii; d'où proviennent les êtres humains était tantôt mâle, tantôt femelle, tantôt androgyne ^.

i Autant il serait imprudent d'attribuer sans examen à Tlaton toutes les opinions qu'il prête à Aristophane, autant il serait excessif, selon nous, de regarder le mythe des hommes doubles comme non platonicien, au même tit°re que ceux de Gygès ou du Protagoms (voir plus haut, p. 182-185). Tout d'abord, le poète comique ne se pose nullement en adversaire de Socrate, à la façon de Protagoras dans le dialogue qui porte son nom. Ensuite, on ne saurait dire de la théorie qu'il défend, comme de celle qui est illustrée par la fable de Gygès, qu'elle est incompatible avec le pur platonisme. Car les cinq premières définitions de l'amour sont loin d'être radicalement fausses ; elles ne sont qu'insuffisantes. Chacune, quoi qu'en pense Wilamowitz [Phxion, I, p. 364), contribue à la solution du problème ; chacune précise, par des approximations successives, la vérité qui trouvera enfin son expression adéquate dans le dernier discours (cf. Reimi ardt, PI. Mytheîi, p. 64). Or Aristophane est, à notre avis, le plus philosophe des orateurs qui précèdent Socrate ; et, sous leurs dehors grotesques, ses vues sont assez profondes pour que nous ayons le droit de supposer que l'auteur du dialogue les faisait siennes, en les limitant, bien entendu, à l'amour physique (cf. Reinhaudt, pi. Mythen. p. 61). Le seul reproche que mérite ce discours, c'est en effet, comme Socrate le montrera indirectement par la suite, de caractériser sous le nom générique d'^p^o;, un désir qui n'est que la forme la plus basse de ce sentiment. Si au contraire, la conception d Aristophane n'a plus pour objet que l'instinct sexuel pur et simple, elle devient aussitôt

tout à fait vraie. ^ , , ^ « ^ r ^

2 Cont'. 192 e : S-jveXOwv xal Txna.y,z\; -:({> Eowaivtjj va odo'v ci; ycJi^^ixi.

3 Rappelons qu'ici, comme l'a montré Bury (Symp. of PI. F- xxxixxxiii) Platon s'inspire directement des théories physiologiques d Ilippocrate Dans les écrits qui sont attribués à ce dernier, on retrouve en effet une classification des divers tempéraments sexuels analogue a celle-ci,

misiS,

Enfin le Mvrn,. uK 1>,ot,me répète la conclusion .lu A^yoç pre":;;;* .. ... sn,.ti,uant .les in..,es au. '--1- ^ ;

Lit .l'une yiv:.'.- à la .l..scriplion analytique .1 une ......

r ire L''- Kr.-.. de l'oros et de l'.-.nia revient à .l,re que sa

;::;:t inter.n.-..liaire entre la pl.-nitu.le et e . .-.ue.uen entre la Leaul.'- et la la.d.'ur, la sag.sse M, ,

divin et l'hu.nain ; car l'a.nour est par e.ssence un .1. ..r, et

:.l.sir est le signe d'une privation ^ Href -us retrouve «ne fois de plus la nu-nu. transposition sy.nlu.hque ; .na.s ici

::n.ca„i!n.e apparaît nneux encore q-""--' rarce qu la .loctrine de l'.V-.- ,.-.: rev.-t >success.ve,nent es deux formes d'expression, l'une abstraite, l'autre f.guree .

rentes espèces .rérotisnip étua.ees comme un Lui donne.

„„i^;!.:: ,.'.;... ae «« r.eit. aes interp-aati.... aU..^.ues 'o- P'; ■;-; q-e IMa.. 'avait certainement .•-f•-:",''^3,^:^,!;^ .,„;,., n^ode-nes,

ao.U SesKM.nu (/'W P/..<. ' ''^ ;^„ ^'â' . ,;,: ,,„auL do li fantaisie

;::^ï:t;^rr •!:;;:" z:.:;n;i. ai ..l, ... a. . .. s.,..

ZEeur.«,P/H7.d.r6r.ll 1 P.OII n.;. ,,„,,,„,i,,ue «e .encontre

r-'Ta uc " "n .tes lë... pro.,éaurcs marque simplen.nt denx façons de iù'O -u. e.l-arK.s les apparences, l'autre d'après les mer.tes réels de dt !"!-"> '""\,^',, ,,,..„„, ^p des fèsiios de Cronos et de Zens, dans le '''i::-^''l^Z:<-^^^"Zr^^^ nous l'avons d, jà mon,r.S l'antithèse r tu cfn 7 1 1-mme d'État (voir plus haut, p. 186 s.,). Au con^ taire le iS.o au PW./o», ainsi .[ueralh-i-'orie de la caverne. -P-pose"t lÛsT'espace la vie hienheureuse etlavie .rici-bas,la conna.ssance phdosoa.uis 1 es, ace la ^.„, j^e. Enfin, dans h. U-'^nae de l'Atlantide,

li'rrt ù ' a to uî juxraposition des anciens A.h.niens et ae leurs rivaux u" Atlantes, et u.!e succession de l'antique Athènes et de 1 Athènes actueîle : deux rapports, l'un spatial, l'autre temporel, .pu symbolisent t ous deux l'opposition de l'idéal politique et de la reahte.

. Si

. Ttmff oui nous reste à étudier, est La cosMOCo.,K nu T M u.^ ^^^ ,,^,^^..,...

;;Xr: : bien :: .ythe ? L» quesUo» a-est pas aus.

leuse iu'on pourrait le cro.re, Pf ^^ ^^ dTsa'eco.d e t

pondu par la ttégatlve. Sur ce ^^^^^^^^Z raison

t -»rorhî*l car nous avons uiontie que la purement vuba a a ^^^^^^^^^^ ^,^^^^.^^ ^^^

pour laquelle Lebeteg V ^ ^^^ ^^,^

rareté c est q-' J^^' J arbitraixe.nent le sens d'un

terme consacre par usag s d^^^ auteurs que nous venons un reproche plus g-- J .^^^,,, soupçonner que le

de ctter, m eurs adversatres n p ^^^^^^^ dilîérentes.l

Timée recèle, en fait deux choses ^^^

,.oique ent-<^èes ^- -P^^^^^^^^^^ ,^ /

cosmogonte, c est-a-d.re un ^ -^ ^u monde

'^'^re^tuTsIfursirLdutitaH^ ntytKiques ;

r.fi^-et :rpourquoi nous attachons -nt d.mponance r ,• Minn sur laquelle nous avons eu deja 1 occasioa à cette distinction, sur laque ,)p,,schle * — ce ne sont

d'insister à propos de la théorie de Deuschle

. voir plus haut. p. 38 - ^ ^f ^^r^rsTs^:;^^^^^^^^^^

w,,, (pa'^»S**"*^^^''\P-,5iêcti el/.ic. dans l'expression siy..«. i^.Ooî. p, 3-20 sq.) d'attribuer à 1 adject.t e ^.. ^^.^ ^^ ^^^^^.^^ ^^^ ^

le sens de « ligur » (bildl.ch . d ap^ s '".. ^^^^^^ l'opinion de

semblable » (wahrscheiiJ.ch) et telle pa ^^^^^..^^ ,^ ji„^,end doit

R,v...D (7'''»^«'''^'-'''"^î'''/Jja„Ve gr«mma«,V«(.m«.l, e'.x.o; signifie

être tranché de la ™f;7;;'";\"*^^„fb, „'e„ disconvient pas ; mais.

sans doute « vraisemblable ». et = ^ certitude de la scieiK^e.

ecnme la vraisemblance, ''^J><;^Y^}^^^^Z1 une forme figurée, l'e!..^;

s'exprime presque toujours, «hf'- ' " .^ symboles qu'il ne faut pas ^,,Z ou ).iv"^ ^« t'o^"' '"''' l'''"e1^lZt à l'heure qu'au nombre de prendre au pied de la lettre - o^^^^^^^nt la coupe dans laquelle l'âme L sy-^boles nous comptons non se>J«- ^ P^^^„^ anthropomor-

est formée {Tim. 35 a-37 c. 41 d) et ^^ ^^^^ ^^ ^ ^^ . ^j ^^^g

phiques du démiurge (p. «"/.""•. i''„ri<rine temporelle du monde.

^4 a-b), mais ce <»t™".'S*':rm™4tquV- c'est-à-dire symbolique - Sur le caractère irréductiblement^m>thiq„ ^^^ I^-''"'*""^'

'" [; t" n- I?rsr° Hoir F-ll ^o/o.-. Hermès. 57. 1922. p. 63-7».

et spécialement p. 66-71 * Voir plus haut, p. 173 sq.

LES MYTHES DE PI.ATON

IP, mvlhes de la môme espèce. Nous laisserons donc "^J^^â.^ le second, .ui appartient .. «n autre

f groupe, pour ne parler que du premier.

•-' Dès l'antiquité, la cosmogonie platomc.enn ' ^ ^ ^^^ de controverse. Tandis '^ ^^^ ^^Z^l^:!,

--tsd^Hiet:^:-

rrqTanttïIrgumenS solides dont nous ne rappellerons que les trois principaux ^

X Pour l'interprétation littérale et. Ams™„^ D. -«'• l- g^^^^'^i-if 'ê; 280 a 32, et III, 2, 300 b " ^1-.^''!/- .V'-^gs" , ^-p. 486, 1. 2 (Théo- 1072 a 2 -, Theophb. D.els, ^°.^. «-^^J^; " '/j, „t;rprélation d'Aristote et phraste semble d'ailleurs avo.r hes.te en re ^ W ^,^, jj^

celledeXénocrate); Plut. D«an.;.--orr. 3-10, loua " ^ 7,9^.7200;

„„.; • IV 1 ftft9 M 003 b Ouaest. conçu'. \ 111, !>,;>'»."•"- '*" ' 2, 1001 b-c, et IV, 1002 1 ïWô ". <."' ^ 3, j^ttic. ap.

C,c. T...C. I, 28, 70 ; A-.st De oj.-.^ ^ ., VUl, 1, <> • ^^ .^

Procl. /n PJ«(. Tm.. comment. D.el.l, 84 '• " »■ Y^,,, ^^ ,„,u,10, 279 b tation mytbicue. cf. X.^ocn. et C---P^f '^a^lis, 488 b 15-31 . 32-280 a 2, Simpl.c. Schol. m -'''•'"'''"• t^ . ^ p,„^,. 85 a ; pui. Theophr. loc. cit.. Plut. ^« «»/'™"V85a 85ê-86a 87a-88d,89a-00c). PnocL. 78 e, 84 e-00 e (et ^P-f ^^"^f ^ j'j.f ^ ,„ , î, 5, 9 (car la phrase

';ithr-ci!i5T;Tr^^^ - ■■ -- - --

r ^fp^u'-partisans de Vinterpr^ation littérale c^^to^s.outr^^ WEG et ST.MPr dont nous venons de P^^'" . f ^' ^^^J ^f;;,. ^„„ée phil. p. 179-190 ; BnocABD, Le. my(A.. dans '« P' ''"-P '^^ J j ,„„^ ^Vris^ote Tl, 1900, p. 4 s^ 10-13 = E. de p/u . p. 9 1; ^^ . J^^^^,^^, . j,„,,,.

d'avoir pris le T.m^. « ^r^'Ivo PoM " V.cn.V dans la phil. gr. p. 314 Dieu </« Pi. p. 164-1 '0,Kiy.\uD,J'ro«. Dans l'autre

sq., 452 ; GoMPEHZ, GrDenker, II P/'f "''«^^'g^'^^^o sq., 791-796 et 835. clmp, citons : Zk.l.b, PW. rf- ^'"'Ij J ■^^:,„:;.„. Platon, I. n. 1 ; SusEMinu PJ«<. ^"î- "' " P^ ^^'p^.^, p,„,„„, n, p. 415-417 ; p. 582 sq 594-599 et I^j P- f^l^' ,,i,,;„,„t 4I, puis p. 86 sq.. Archer-Hind, Tim. oj Fl. p. ^^ •". , t" , ^ ^ j^ présenter

91, 92, 104, 105, ^f .166 sa^,Jf;;^,,i^rio;iq; tout à fait'étranger le platonisme sous la forme *! "" P»"' ™' %^o sq 342 ; Tavlor. à la pensée grecque) ; Bubnet Gr. pfe.i. I, P" ^'f^^'',/ ^o5, 175, , Plato, p. 442-444. et Comment, on PI. Ttm. p. 06 b., sq.,

''e -Pour plus de détails, consulter, outre Zeller ((oc. c,7.). les deux ex-

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