‹ Les mythes de Platon [microform]; études philosophique et littéraireChapitre 31 sur 37 · V. 1-10, 24 sq · texte numérisé non relu

V. 1-10, 24 sq

3 IIoM. II. VIII, 41-50, 438-440 : XIII, 23-38.

* HoM. //. XVI, 148-154, 467-475 ; XXIII, 276-278. IIermias {In Plat. Phaedr. srhol. Couvreur, p. 122 = Ast, p. 125) indiquait déjà comme sources Homère, Orphée (cf. Kepn, Orph. fragm. fr. 78 = Abel, fr. 65) et Parménide. — On peut aussi rapprocher d'IIoM. //. I, 423 sq. le cortège des dieux rpo; oaÎTa à la suite de Jupiter {Phaedr. 246 e-2'i7 b), cortège qui rappelle, en outre, la procession des mystères sur la voie sacrée qui menait d'Athènes au temple de Déméter à Eleusis. Enfin il y a une analogie entre les douze dieux dont un, Ilcstia, reste au palais, au lieu de prendre part au cortège, et le système astronomique attribué à Philolaus (Philol. Diels, Vors. A, fr. 16 et H, fr. 7).

5 Cf. Anacr. Bergk, Lijr. Gr. fr. 25 ; Timotii. Ikrgk. Lyr. Gr. fr. 15 ; Aristoph. Ai\ 11^1 sq. ; Plat. Aie. I. 135 e; l'Erûs ou Phanès orpliique (Aristopii. A^\ 696 sq. ; Kern, Orph. fragm. fr. 54, 78 = Abel, fr. 36, 65) ; enfin les vers cités par Platon lui-même dans P/^aerfr. 252 b comme provenant de poèmes secrets des Ilomérides, et qui, selon NoRDExN {Kunstprosa, I, p. 111, n. 1), sont tirés d'un poème orphique. A noter également que, d'après Sappho (Ber^k, Lyr. Gr. fr. 1, v. 8-12), le char d'Aphrodite est ailé. — Au surplus, les anciens imaginaient volontiers l'âme comme un être ailé (cf. Hom. Od. XXIV, 6-9 ; Eur. O/'. 675 sq.), et certains vases peints, notamment les lécythes funéraires attiques, représentent les âmes désincarnées sous la forme de petites figurines ailées (cf. Plat. Phaed. 81 c-d, sur les âmes errant comme des fantômes autour des tombeaux, et voir Kern, Orphischer Totenkult Aus der Anomia, Berlin, 1890, p. 86-95).

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Ihagoriclcns que nous avons déjà signalés, une influence spécifiquement pythagoricienne dans la conception astronomique qui lui sert de cadre \ D'après quelques auteurs, Platon aurait même utilisé des traditions orientales, plus particulièrement iraniennes et babyloniennes 2. Mais, bien que le nom même d'Er et l'origine pamphylienne qui lui est attribuée, sans parler d'autres indices tirés de la mythologie comparée, puissent être invoqués en faveur de cette hypothèse, elle nous laisse en définitive assez sceptique. Ce qui est sûr, c'est qu'à défaut d'une provenance plus lointaine, on peut assigner une origine hellénique à tous les éléments du mythe, y compris la mort apparente d'Er et sa résurrection inopinée au bout de douze jours ^

1 L'harmonie des sphères, notanunent {Rep. 617 b), est d'origine pythagoricienne d'après le témoignage d'Aristote (Diels, lors. I, p. 355, 1 15-3->) D'après Aristote également, les pythagoriciens croyaient que le tonnerre avait pour but d'effrayer les pécheurs dans ï«7«»;^^^« J^^^^^' Vors. I, p. 357, 1. 12 sq.), ce que l'on peut rapprocher de Rep 615 e ^

2 Ettic, Achcrimtica, Leipz. Stud. zur class. Philol. 13, IbJl, p. 31^ , F CuMONT, Textes et monuments figurés relatifs aux mystères deUithra, Bruxelles, 1896-1899, t. I, p. 39 ; Bousset, Die Ilimmelsreise der SeeU, Arch. fur Beligions^viss. 4, 1901, p. 251, 257 sq. ; Eisler, ^^ eltenmanlel

und Ilimmclszelt, I, p. 96-100. r>Uor««

3 Cf plusieurs fables rapportées par Hérodote : la descente de Rhampsinite aux l-nfers et son retour sur terre (Hehod. 11,122) ; le cas extraordinaire d'Aristée frappé d'une mort soudaine, dont e cadavre disparaît mystérieusement, et qui revient sept ans plus tard (IV, 14 sq.) ; la disparition de Zalmoxis, qu'Hérodote présente du reste comme un imposteur qui se serait caché durant trois ans dans une demeure souterraine (IV, 95 sq.), ce qui est probablement une rationalisation de la légende primitive. Cf. UonoE, Pïyche, II, p. 28 sqq., 91 sqq. - ^ f P!>-^^^>,^/;3\7 part, qu'il ait existé, comme le suppose Dieterich {Nekyia, p. 12M34), une KaTi3aT..c tU "Aïoo. de Pythagore. Nous avons en tout cas la preuve indirecte de l'existence de ces écrits apocalyptiques dans les parodies des poètes de la comédie ancienne, notamment dans les Met.XXv-, une pièce qui est probablement de Phérécrate, et ou une femme, descendue dans l'IIadès, racontait ce qu elle y avait vu -- de même que l'auteur supposé du mythe de la République^ et décrivait les régions souterraines comme un vrai pays de cocagne (Pherecr. MetalL Kock, Corn. Attic. fragm, fr. 108 sq.).

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