‹ Les mythes de Platon [microform]; études philosophique et littéraireChapitre 5 sur 37 · Phaed. 80 d-84 b. (La métempsychose). — Bien que · texte numérisé non relu

Phaed. 80 d-84 b. (La métempsychose). — Bien que

1 Le Socralt' dont nous parlons ici, c'est nalurellemeiit le Socrate platonicien, tel que le dépeignent les dialogues, et porte-parole de l'auteur. Pour l'interprétation du texte, il n'est en rien nécessaire de décider si le portrait est, sur ce point, conforme à la réalité historique. Ajoutons toutefois qu'avec lîurnet, nous ne voyons aucune raison de supposer qu'il ne Test pas. Pourquoi juger a priori invraisemblable que Socrate ait été en même temps rationaliste et mystique ? Une personnalité n'est pas forcément tout ifune pièce, comme semblent le croire Joël et d'autres gens à système.

* Bien que ce passage soit mythiiiuc, c'est-à-dire non dialectique, nous n'y voyons pas la moindre trace de cette « ironie » dont parle Archer- IIiND (Phae(K of PL p. 9, 12), qui prétend à tort que: « Plato did not feel strongly upoii tliis subject », et que « Sokrates does not think this theory worth mucl» )♦.

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LES MYTHES DE PL A ION

chez Platon, la métempsychose soit Indubitablement objet de crovance plutôt que de science \ il nous a semblé utile de mentionner ce passage ici, d'abord pour éviter toute équivoque, et ensuite parce que, chose curieuse, il n'est presque jamais désigné expressément comme un mythe ". A vrai dire, nul ne saurait nier qu'il n'en soit un ^ mais reuiarquons qu'il n'a pas un caractère aussi net que les autres descriptions de la vie future, et notamment que la conclusion du Phôdon *. Le mot '/:0or n'v figure pas, les traits proprement mythologiques font totalement défaut, enfin le dialogue n'est pas même interrompu. Toutefois, si ces quelques pages sont dialoguées iiu lieu d'avoir la forme usuelle d'une narration, et si, d'une façon générale, elles ne présentent pas les signes extérieurs des mvthes, il est clair qu'elles ne sont rien moins que dialectiques. Car non seulement la transmigration des âmes n'est étayée d'aucune preuve, mais encore elle est donnée par Socrate pour une simple vraisemblance ^

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