Phaed. 108 c-113 c. (Théorie physique de la terre). — H
est à peine crovable que le caractère mythique de ce passage puisse être contesté. Teichmuller, cependant, se refuse à l'admettre «, et sa thèse, quelque paradoxale qu'elle
1 On sait que cette crovance est d'origine orpliico-pylha-oricienne* "- 11 n'y a guère que Susemuil {Plat. Phil. I, p. 435-437), <im range, avec raison, ce^passage parmi les mythes eschatologiques.
3 C'est pourfa.nt ce que font Imscheu [De wytius Plat. p. 60) et HiRZKL [Da. Rhrlor. hei PI p. 30-60). Ce dernier va même jusqu a opposer l'un à Tautre les deux passages du Phédon qui sont relatifs a la vie future [Phaed. 80 <l-84 b et 107 d-115 a) : le second seul serait mythique, tandis que le premier aurait un caractère tout différent. 11 est mutile de réfuter longuement une opinio.i aussi arbitraire et aussi manifestement fausse. Au reste, nous aurons l'occasion d'y revenir lorsque nous discuterons la théorie de llirzel (voir plus bas, p. 165-167).
* L'exposé delà métempsychose précède immédiatement les objections de Simmias et de Cébès, qui obligent Socrate à une nouvelle démonstration de l'immortalité de l'Ame. C'est donc par un mythe que se terminent, non seulement le Phédon tout entier, mais aussi la première