ET SES CONSÉQUENCES
Je me suis proposé d'écrire un livre clair et essentiellement pratique. Je procéderai par voie d*exemples.
Deux cités ou deux nations — ce qui est la même chose pour la circonstance — sont contiguês et vivent isolées et indépendantes. Si elles entrent demain en relations de commerce, elles se heurtent aussitôt à de graves difficultés. Le signe de l'échange n'est pas égal entre elles deux. Les poids et les mesures ne sont pas pareils; les lois non plus, par lesquelles se règlent les contrats ne le sont point. S*il survient des différends entre les citoyens des deux peuples sur la manière d'entendre et de réaliser ce pour quoi ils ont traité, il n'y a pas moyen de les résoudre. Les arrêts édictés dans une cité ne sont pas valables dans d'autres.
D'un autre côté, le commerce altère, dans chacune des deux nations, la vie de nombreuses industries, la relation que gardent les valeurs les unes vis-à-vis des autres, la quantité et la distribution de la richesse; d'ici il attire la richesse; là peut-être il amène la misère. Toutes deux, alarmées et désireuses chacune de réUblir l'équilibre, édictent aujourd'hui des lois