‹ Les nationalitésChapitre 2 sur 38 · MONARCHIE UNIVERSELLE ET NATIONALITÉS · texte numérisé non relu

MONARCHIE UNIVERSELLE ET NATIONALITÉS

sant le développement des nations, et en multipliant les liens qui les unissent. C'est seulement quand ce long travail sera achevé, que l'on pourra parler d'organiser le genre humain. L'époque historique qui nous occupe est encore bien loin de ce dernier terme de nos destinées; les relations des peuples sont hostiles, égoïstes, et leurs guerres sont des luttes brutales, intéressées, auxquelles ne préside aucune grande idée, pas même une haute ambition. Heureusement qu'il y a un Dieu qui gouverne les choses humaines, et qui les conduit ù bonne fin, à travers notre égoïsme et nos égarements. L'histoire est la révélation des desseins de la Providence, et elle est aussi un témoignage de la libre activité de l'homme. Ce qui prouve que les peuples sont libres, c'est qu'ils ne veulent pas toujours ce que Dieu veut; quant au gouvernement providentiel, il éclate avec tant d'évidence, qu'il faut être aveugle pour le nier ; jamais il n'est plus manifeste, que lorsque les hommes se mettent en opposition avec les desseins de Dieu. Bénissons la main de Celui qui nous conduit au but de notre destinée, en se servant même de nos erreurs et de nos passions.

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