LES ÉCOLES DU NORU M
genre historique qui soit recommandable. Il e^t de M.Jean Malejko, qui, en 1865, aux Cliamps-Élysées, obtenait un légitime succès avec le tableau représentant le Priire Skarga. prêchant devant la diète de Gracovie. M. Matejko s'est fait le peintre historiographe de la Pologne. Cette fois il nous donne un épisode des luttes violentes qui agitèrent la Diète de Varsovie en 1773. La scène est dramatiquement composée, mais la coloration de Tœuvre est formée de toutes les nuances du violet, depuis le liias jusqu'au bleu indigo. Ce parti pris vineux une fois accepté, on no peut que louer sans réserve Ténergic de telle facture puissante, le sentiment de la vie, l'animation des groupes, la vivacité du relief, qui font de la Diit» dê Varsovie un des meilleurs tableaux de récole allemande. La Bataille de Colin (1757), par M. Sigismond L'Allemand jeune, nous servira de transition pour arriver aux œuvres de genre dans 1 école autrichienne.
Ce n'esi en effet, ainsi que le Combat naval de Lissa ^ par M. Ruttner, qu'un tableau de genre appliqué à des épisodes militaires; nous ne trouvons nulle trace en ces peintures du sentiment de la grande composition qui fait la valeur du tableau d'histoire proprement dit.
Par contre , nous signalerons une toile charmante et sans prétention de M. Raffalt : des Bohémiens campés dans une lande aride, rodant à demi nus sous le soleil autour des toutes, où rombre apparaît par intensités pro-> fondes à travers les ouvertures triangulaires découpées dans les grands cônes de toile. Çh et Ih des attelages avec leurs petits chevaux portant fièrement leur lourde crinière, plus loin des enfants ébouriffés, des femmes au costume pittoresque, animent cette jolie scène d*une vie vérita-