‹ Les naufragés de l'île de BornéoChapitre 11 sur 30 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

l’adroit grimpeur.

Plus rien à manger. — Des oiseaux précoces. — L’homme universel. — L’échelle improvisée. — Comment on se fait une échelle. — Échelon par échelon. — Ascension de Saloo. — Une bonne chance. — Qu’est-ce que cela peut-être? — Capture d’un toucan. — La mère et son petit.

Les naufragés, après leur repas, qui fut non-seulement délicat, mais suffisamment copieux, ne se persuadèrent pas pour cela qu’ils n’auraient plus qu’à étendre la main pour se procurer d’autres fricassées de poulets. La

faim ne devait pas tarder à se faire sentir de

nouveau. Il ne s’agissait pas de s’endormir sur

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ce succès fortuit; il fallait au plus tôt se mettre en quête afin de pourvoir au repas du soir et à ceux du lendemain, car ils se faisaient déjà une douce habitude de manger deux fois par jour.

La grande ambition de ces pauvres gens était d’avoir pour quelques jours de vivres devant eux, et il n'eût pas été mal qu’ils pussent en faire une certaine provision pour le voyage. Compter sur les hasards de la route n’aurait pas été prudent.

Quoiqu’il y ait à Bornéo beaucoup d’oiseaux de différentes espèces et dont quelquesuns sont très-gros, on n’en trouve pas partout, et quand on en trouve ils ne sont pas toujours faciles à attraper ni à tirer.

Il existe dans l’île quelques grands quadrupèdes, entre autres le rhinocéros indien et le tapir de Sumatra. La chair de ces pachydermes est dure et coriace, mais des hommes qui n’ont rien autre chose à manger peuvent encore s’en contenter.

Toutefois les naufragés n’avaient vu jusquelà ni tapirs ni rhinocéros; ils n’avaient même

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