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Dans quelles circonstances l'erreur des Pères de V Église fut-elle reconnue? C’est ce qu’il importe de savoir.
J'ai dit que la recherche des routes de l'Inde a été dans l’histoire des mouvements de l’Europe à travers le monde la cause de ses grandes évolutions en divers sens, et de la découverte faite par elle de tous les pays que baigne l'Océan. — Les faits que j'ai à présenter ici commenceront à justifier la vérité de cc que j'avance sur cette unique cause d'effets si considérables.
Au XV® siècle, comme aujourd’hui même, la route des [Indes la plus courte, pour les peuples de l'Europe placés sur la Méditerranée , était sans contredit la mer Rouge. Toutefois le nombre de mains par lesquelles passaient les productions orientales, en arrivant par cette voie, était tel qu'on ne pouvait avoir ces productions qu’au poids de l'or, d’ après ce que rapportait en 1424, à son retour de l'Inde, maître Barthélemy, Florentin, qui accompagnait à Venise le pape Eugène IV.
Les insulaires de la grand Jaive achetaient d'abord les épiceries dans les autres îles, où leurs voisins les rassemblaient.
Ils les vendaient ensuite à ceux de Ceylan, où les négociants de l’île de la Chersonèse, que Martin Behaim appelle Aurea, venaient les chercher.
Ceux-ci les échangeaient alors avec ceux de la Taprobane (1).
Puis des marchands mahométans se rendaient d’Aden en ce dernier lieu pour se les procurer.
Les Algériens les achetaient d'eux et les transportaient plus loin, soit par terre, soit par mer. Ensuite venait le tour des Vénitiens, qui les vendaient aux Allemands.
Enfin elles s’acheminaient en Angleterre et en France. C'était alors seulement qu'elles passaient dans les mains des marchands en détail.
Cette succession d'acquéreurs et de vendeurs, les droits considérables qu’il fallait payer dans chacune des échelles de ce commerce, la facilité que leurs entrepositaires avaient d'élever ces droits, facilité dont ils ne manquaient pas d’abuser ; tout cela sans doute était bien propre à exciter l'Europe à chercher une route qui lui permît d'arriver directement à cette source de richesse. Mais comme pour la trouver il fallait pénétrer dans l'inconnu, l'esprit humain ne faisant d'efforts que lorsqu'il ne peut s'arranger avec son mal, les nations chrétiennes, du X° au XIV: siècle, ne se trouvaient pas suffisamment contraintes à chercher ces routes nouvelles. En effet, en dehors de la voie de la mer Rouge, les conquêtes des
(1) D’Anville, dans son Orbis veteribus notus (1763), place la Taprobane là où est Ceylan; mais la relation d'Antoine Pigafetta et la note de maître Barthélemy, qu'on lit dans la Notice de M. de Murr sur Martin de Behaim, semblent la confondre avec Sumatra. La Chersonèse d'or est, d’après d'Anville, la presqu'île de Malaca.
- croisés en avaient ouvert successivement deux autres | à l’Europe, celle la Syrie d’abord, puis celle de la
mer Noire par Constantinople.
Par une coïncidence des plus heureuses pour notre > continent et pour l'expansion de sa civilisation, la lutte des Chrétiens et des Musulmans, qui se dispuc taient l’ancien empire Romain, s'étant portée dans la contrée qui renfermait le tombeau du Christ, les nations de l’Europe se trouvèrent sur une autre ave- “ue naturelle des marchandises orientales, la Syrie.— | Il en résulta que tout en y faisant « la besoigne au sire | Dieu, » les chevaliers, menés par Pierre l'Hermite, par saint Bernard, par Guillaume de Tyr, servaient les vues des nations commerçantes et maritimes qui louaient leurs navires aux Croisés. Celles-ci avaient aisément reconnu l'importance de la situation de la Ca Cyrie par l’origine des marchandises qu’Antioche et Tyr ivurnissaient à toutes les côtes de la Méditerranée. — Or, si les armes victorieuses des Chrétiens avaient fait de la Syrie et de la Palestine comme une France orientale, dans laquelle les guerriers s'étaient taillé des fiefs; s’il y avait là des princes d’Antioche, de Galilée, des comtes de Tripoli, dès la première croisade, Pise, Gênes, Venise, s'étaient fait aussi concéder en toute propriété d'abord des églises, puis des quartiers distincts, puis des portions de ville ou de territoires qu’elles possédaient à titre souverain. Ainsi, les Vénitiens avaient une partie de Ptolémaïs, les Pisans en avaient une d’Antioche, et les ‘ | Génois avaient établi des comptoirs libres à Jéru-
salem, à Joppé, à Césarée.
Alors s’accrut en Europe la recherche des produits
et
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de l'Orient, accroissement dont les marchands bénéficièrent. Ils n’en virent que davantage la guerre sainte à travers leurs intérêts. Ils le firent bien paraître dans la quatrième croisade, conduite par Foulques de Neuilly, «, . leur valut la seconde route du commerce des Indes. Déjà dans cette croisade les Vénitiens avaient mcné nos guerriers prendre Zara pour acquitter le prix de leur passage. Ils ne s'en tinrent pas là, ils les engagèrent ensuite à aider Alexis Comnène à remonter sur le trône. Les croisés ne se décidérent à cet acte, qui les détournait de ia Terre Sainte, que par la pensée de rendre Constantinople et les schismatiques Grecs au catholicisme, afin que les Églises d'Orient fussent « ajointes à l'Église de Rome ainsi que les membres doivent être joints au Chef. » Mais les Italiens avaient de bien autres desseins; ils voulaient surtout se faire payer leur: concours par le prince rétabli, au moyen de priviléges de commerce à Constantinople. Leur espérance fut dépassée. Les Grecs s'étant montrés perfides comme à leur habitude, les guerriers francs s'indignèrent ; Constantinople fut mise à sac, et un ernpire Latin remplaça celui des Comnène.— A côté des apanages des chevaliers français, devenus ducs de Nicée, princes d’Achaïe, ducs d’Eubée, les Vénitiens s'intitulèrent seigneurs d'un quart et demi de l’empire grec.
Cet empire Latin ne dura guère qu’un demi-siècle, mais lorsque les empereurs Grecs, qui s'étaient réfugiés dans les îles voisines, rentrèrent dans leur ancienne capitale, ils n'y furent rétablis qu'à l'aide d’autres Latins; Gênes et Venise, toujours rivales, se
combattaient sur le sol Grec, aussi bien qu'en Asie et dans les eaux de la Méditerranée.
Quoi qu’il en fût, l'Europechrétienne conservait là son ascendant, et au moyen des priviléges disputés par les divers peuples de l'Italie, on vit son commerce s'ouvrir les routes intérieures de l’Asie et en reculer les limites de beaucoup au delà des lieux connus des anciens. Constantinople fut ainsi le point de départ des fameux marchands vénitiens Nicolo et Maffio Polo, accompagnés du jeune Marco, fils de Nicolo.
Marco Polo est le premier Européen qui soit entré en Chine, qu'il nomme Cathay. Il traversa cette contrée de Cambalou, c’est-à-dire Pékin, sur la frontière du nord, jusqu'aux provinces les plus méridionales. Le premier également il fit connaître les provinces maritimes de l'Inde. [1 avait eu lieu de voir dans ses voyages à travers l'océan Indien Java et quelques îles environnantes, Ceylan, la côte de Malabar. — Il parle du Bengale et de Guzzurate, et donne ce qu’il a entendu sur une île nommée Zipangu, qui doit être le Japon. Lorsqu'on n’avait encore sur ces pays que ce qu’en apprenait la géographie de Ptolémée, on conçoit quel sujet d’étonnement dut être pour l'Europe la relation des vingtsix ans de voyages et de négociations que Marco Polo dicta,en 1298, à un abréviateur déjà célèbre des romans de la Table Ronde, nommé Rusticien de Pise(1),
(1) Ce prisonnier de Gênes, dont quelques-uns ont fait un seigneur, est nommé dans les différentes leçons Rusta Pisan, Rusta Pisanus, Rustacien de Pise, et enfin Rusticien de Pise.
détenu avec lui dans les prisons de Gênes, à la suite du combat malheureux de Layas, qui avait coûté aux Vénitiens vingt-cinq de leurs galères Le livre de Marco Polo fut bientôt aussi fameux que recherché. Vers 1305, Thiebault de Cepoy, amiral de France, agent de Charles de Valois dans ses projets de revendication de l'empire de Constantinople, ayant demandé au voyageur de lui en donner une copie, celui-ci, en 1307, « desirans que ce qu'il avoit veu, fust sceu par l’univers monde et pour l'onneur et reverence de très excellent et puissant prince, monseigneur Charles fils du roy de France et conte de Valois, baïilla et donna au dessus dit seigneur de Cepoy la premigre coppie de son dit livre, puis qu’il l’eut fait et moult luy estoit agreable quant par si preud’homme estoit anunciez et portez es nobles parties de France. »
Bien que cette révélation de l’Asie par Marco Polo parût si merveilleuse que ses amis, à son lit de mort, le prièrent de se rétracter, son livre indiqua dès lors à l’Europe le but à atteindre, et celle-ci devait d'autant moins le perdre du regard, que les Mahométans allaient lui rendre de plus en plus difficiles les avenues des régions orientales et de leurs productions, par la mer Noire et par la Méditerranée.
Par là, les voyages de Marco Polo devaient con-
Ce dernier nom, sans doute, est le véritable, d’abord parce que ceux de Rusta ou de Rusticus en sont une abréviation, ensuite parce que les plus anciens manuscrits l'écrivent ainsi ou bien Rustacien {Paulin Paris, de l’Institut, Notice sur Marco Polo).
courir heureusement à réparer pour l'Europe la perte dela Syrie et la consoler des efforts inutiles de saint Louis pour s'emparer de l'Égypte dans une croisade qui fut la dernière. En vain les chevaliers restants de l'établissement "chrétien firent-ils implorer le secours du pape et celui des autres princes, rien ne vint. — En vain les Mongols, ennemis des Mahométans comme les Chrétiens, cherchèrent-ils à lier leurs intérêts avec ceux de ces derniers; il n’en résultait que des ambassades réciproques, des échanges d'offres de service, et l'espoir pour les Occidentaux de pouvoir un jour convertir ces peuples à la religion chrétienne.
Ce qui contribuait à cette espérance, ce fut la connaissance vague d’un prince, souverain et pontife à la fois, que les missionnaires et les historiens du Moyen Age, Jacques de Vitry, Mathieu Paris, Plan Carpin et Joinville, nimmaient le Prêtre Jean, sans étre d'accord sur la contrée qu'il habitait. Si l’évêque de Gabala, envoyé de l’Église d'Arménie, indiquait au pape Eugène ITI l'empire du Prêétre-Jean comme situé derrière l’Arménie, les traditions du XV: au XVI: siècle le portèrent en Abyssinie, Il est vraisemblable d’ailleurs qu'ils voulaient parler du Primat Nestorien, dont tous les chrétiens de l'Inde et de la Chinereconnaissaiènt la suprématie, et qui ordonnait les prêtres envoyés dans ces deux contrées. Les Chrétiens Nestoriens répandus en Mongolie parmi les tribus des Keraïtes y étaient venus de la Mésopotamie. C'étaient eux qui avaient inspiré aux Mongols de sortir de leurs déserts pour conquérir l’Asie.
La pensée que le Prêtre-Jehan était un de leurs
princes, en demeurant dans l'esprit des nations chrétiennes, ne devait pas avoir moins d’influence sur l'Europe que le livre de Marco Polo, lorsque ses navigateurs songeraient à chercher l’Asie par une route nouvelle.
Or le temps de cette recherche approchait. L'Europe allait y être forcée.
Les Génois avaient établi dans le voisinage de la mer Noire des colonies qui étaient de magnifiques entrepôts du commerce de l'Inde. Tant qu'ils eurent Caffa ct d’autres comptoirs en Crimée, bien que la route fût plus longue que celles de la mer Rouge et de la Syrie, les Chrétiens supportèrent les abus des puissances Musulmanes. Du côté de ces dernières, les Vénitiens et les Français trouvèrent même le moyen de s’accommoder avec le soudan d'Égypte; les Vénitiens particulièrement s’assurèrent, par des traités de commerce avec ce prince, la protection et des priviléges qui les rendirent maitres du marché Européen, pour les productions des Indes, le jour où la fortune des armes livra aux Mahométans la route de la mer Noire. — En 1453, la prise de la ville de Con- Stantin, qui fut le prélude de la ruine des colonies génoises de la Crimée (1474), ne laissait plus aux Chrétiens aucune des issues du commerce oriental. Alors ce fut l'heure des efforts. Gênes surtout, que les Vénitiens ne laissèrent point participer à leur commerce par la mer Rouge, sentit cruellement la perte du commerce qui avait concouru à sa grandeur et à sa richesse. On dut en conséquence songer dans cette ville, plus que partout ailleurs, autant en haine de Venise que par vengeance contre les Musulmans,
De
destructeurs de Caffa, aux moyens de ressaisir le comna- merce oriental. Mais comment? La fortune des armes ute ; | est incertaine autant qu’inconstante; on avait d'ail- | leurs l'exemple des efforts inutiles de Venise et de Eu- Marino Sanuto, rn 1327, pour ranimer l'esprit des croisades de ce côté, afin de reprendre le commerce e la n. de l'Orient. Puisqu'on ne pouvait briser l'obstacle, ues Û on résolut de le tourner. | val ent Si les Musulmans, avec leurs amis les Vénitiens, > Ja gardaient la Méditerranée et la mer Noire, l'Océan e et n'offrirait-il pas quelque route par laquelle on échapdes perait au monopole de ces ennemis de la foi. On 4 les avait déjà pensé, mais on n'avait pas donné de suite ven à ce projet.
ni- Déjà, pendant que Marco Polo parcourait l'Asie ités 3 ou résidait auprès de Koublai-Khan, les Génois Tedes disio Doria et Ugolino Vivaldi, ainsi qu'on l'a vu, el avaient songé à tourner l'Afrique et à se faire ainsi Lt une route indépendante, qui tint lieu de celle qu'of-
de É. frait la Syrie, d'où les Musulmans nous expulsaient. Nos Génois connaissaient-11s le voyage de circumnaà
FA vigation de l'Afrique par des vaisseaux Phéniciens a au service d’un roi d'Égypte (1)? — J'ignore s'ils al, :
les Le. (1) La Libye suit immédiatement l’Égypte et fait partie de la m- î seconde péninsule, laquelle est étroite aux environs de l’Égypt
rte | En effet, depuis cette mer-ci (Méditerranée) jusqu’à la mer us tà ñ thrée, il n’y a que mille orgyes, qui font mille stades. Mais depuis “es cet endroit étroit, la péninsule devient spacieuse et prend le nom de de Libye.
J'admire d'autant plus ceux qui ont décrit la Libye, l'Asie et l’Europe, et qui en ont déterminé les bornes, qu’il y a beaucoup
avaient lu le récit qu'en fait Hérodote, récit traité de fabuleux, quoiqu'il ne le fût peut-être pas plus que ceux de Marco Polo, dont le masque figura longtemps dans le carnaval de Venise, pour railler les voyageurs portés au merveilleux.
Toujours est-il que cette idée revint vers 1445. Au moment où les Turcs s’avançaient sur Constantinople, l’infant don Henrique avait songé à trouver par l'Afrique les terres du Prêtre-Jehan.
Ainsi, à chaque perte dont la chrétienté était menacée ou qu’elle éprouvait du côté des routes primi-
de différence entre ces trois parties de la terre : car l’Europe surpasse en longueur les deux autres, mais il ne me paraît pas qu’elle puisse leur étre comparée pour la largeur. La Libye montre ellemème qu’elle est environnée de la mer, excepté du côté où elle confine à l'Asie. Nécos, roi d'Égypte, est le premier, que nous sachions, qui l’ait prouvé. Lorsqu'il eut fait cesser de creuserle canal qui devait conduire les eaux du Nil au golfe Arabique, il fit partir des Phéniciens sur des vaisseaux, avec ordre d’entrer, à leur retour, par les colonnes d'Hercule, dans la mer Septentrionale (Méditerranée), et de revenir de cette manière en Égypte.
Les Phéniciens, s'étant donc embarqués sur la mer Érythrée, naviguèrent dans la mer Australe. Quand l’automne était venu, ils abordaient à l’endroit de la Libye où ils se trouvaient, et semaient du blé. Ils attendaient ensuite le temps de la moisson, et après la récolte ils se remettaient en mer. Ayant ainsi voyagé pendant deux ans, la troisième année ils doublèrent les colonnes d'Hercule et revinrent en Égypte. Ils racontèrent à leur arrivée que faisant voile autour de la Libye, ils avaient eu le soleil à leur droite. Ce fait ne me paraît nullement croyable, mais peut-être le paraîtra-t-il à quelque autre. C’est ainsi que la Libye a été connue pour la première fois. (Hérodote, livre IV, De Melpomène.)
tives des Indes, le même projet s'était représenté sans qu'il en fût toutefois rien résulté. Mais lors de la ruine des colonies génoises de la Crimée, il n'en fut pas ainsi ; les yeux d’un Génois se tournèrent de nouveau vers l'ouest ; cette fois celui qui avançait que là était le salut pour le commerce de la chrétienté, celui-là n’abandonna pas son idée qu'il ne crût l'avoir réalisée. Ce Génois se nommait Christophe Colomb.
Colomb, à ce qu'il paraît, proposa d’abord à sa patrie de chercher un passage aux Indes par l'ouest. Mal accueilli des siens, il se porta vers les peuples les plus occidentaux de notre continent, qui, par leur position et aussi parce qu'ils avaient été les derniers à combattre les Musulmans, maîtres encore d’une partie de leur territoire, restaient animés d’un esprit chevaleresque qui était comme le dernier souffle des croisades. La croisade ils l'avaient faite chez eux; ce n’était que par des victoires qu'ils avaient obtenu leur indépendance, mais leurs dernières furent suivies d’un triomphe, je veux dire la découverte des deux Indes. Si Mahomet s'avançait avec ses Turcs sur la mer Noire, les Espagnols et les Portugais s’élançaient sur l'Océan; par là les croisades de la Péninsule, qu'elles se portassent au delà de Ceuta, cette ancienne clef des États de l’Islam, ou qu’elles se poursuivissent à l'Ouest, couronnèrent l'œuvre de celles de la Terre Sainte dans les circonstances suivantes.
Malheureux d’abord auprès du roi de Portugal (linfant don Henrique, le grand maître de l'ordre du Christ, était mort en 1460), Colomb se présenta à Isabelle de Castille. I] lui offrit d'aller découvrir par