LES DEUX INDES AU XV° SIÈCLE
ques également, s’il n’y a pas deux Desceliers, prêtres d’Arques et hydrographes, ce qui me semble peu probable, ou si Desmarquets n’a pas légèrement prêté à Cousin le concours de Desceliers, il devient fort douteux que le capitaine Dieppois ait pu découvrir le Maragnon à l'époque et comme le dit Desmarquets. Mais ce qui peut sauver encore la tradition et ne permet pas de conclure, c'est que souvent Desmarquets mêle le faux au vrai, confond les époques et les hommes, et donne aux actes réels des Dieppois une importance qu’ils n’ont pas toi ir. Ce n’est pas qu'il faille ne pas tenir compte de € ; avance : la plupart du temps, comme l’a remarque fort justement M. Vitet, ce sont les détails pluit* ue le fonds qui sont inexacts chez lui. Le fonds, il l’a ceriainen::u" tiré de certains manuscrits, et j'ai pu moi-même plusieurs fois apprécier sa valeur par la comparaison que j'en ai faite avec les documents originaux que j'ai retrouvés.
Néanmoins, lorsqu'il n’y a pas d'autre autorité que la sienne, il me semblerait téméraire ici de se décider sur les faits considérables dont il se porte caution. Il faut attendre, en le cherchant, quelque document qui, ainsi que la relation précédente des découvertes en Afrique, vienne décider la question en notre faveur ou détruire nos conjectures, comme je vais le faire dans l'étude suivante en historien moins curieux de complaire à l’amour-propre national que de trouver la vérité.
2 mètres 15 centimètres de longueur sur 1 mètre 3$ centimètres de hauteur, Dans le coin inférieur de la carte, à gauche du spectateur, est l’écusson de France; dans l’autre coin inférieur sont les armes du connétable de Montmorency.
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