‹ Les navigations françaises et la révolution maritime du XIVe au XVIe siècle [microforme]Chapitre 16 sur 57 · SU OV · texte numérisé non relu

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Voici comment dans ce mémoire, qu'appuyèrent saint Vincent de Paul et les évêques destinés aux premières missions de l'extrême Orient, le petit-fils

‘?ssomeric faisait à peu près le récit de la découverte de son ascendant maternel.

« Le célèbre Vasquez de Gama s'étant ouvert le chemin des Indes orientales, Lisbonne fut en peu de temps remplie de richesses de l'Orient dont l’éclat frappa les yeux de quelques marchands français trafiquans au port de cette ville. Ils formèrent le dessein de marcher sur les traces des Portugais et d'envoyer un navire vers ces [ndes fameuses. Le vaisseau fut équipé à Honfleur vers l'embouchure de la Seine. Le sieur de Gonneville, qui en étoit le commandant, leva l’ancre au mois de juin 1503. et doubla 2 cap de Bonne. Espérance, où il fut assailli d’une fu-

euse tourmente qui lui fit perdre sa route et l’abandonna au calme ennuyeux d'une mer inconnue. Ne sachant alors de quel côté tourner, la vue de quelques oiseaux venant du Sud les détermina de ce côté, dans l'espérance de trouver une terre et dans la necessité où ils étoient de se radouber et de faire de l’eau. Ils y rencontrèrent ce qu’ils cherchoient, savoir, une grande contrée que leur relation nomme les Indes méridionales selon l'usage de leur temps, où l’on appliquoit indifféremment le nom d’Indes à tous les pays nouvellement découverts. — Ils mouillèrent dans une rivière qu'ils comparent à l'Orne qui coule sous les murs de Caen. — Leur sejour fut d’environ six mois qu’ils employèrent à rebâtir leur vaisseau délabré par la tempête ; après quoi le refus que fit l'équipage d'aller plus loin, fondé sur la foi-

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