PAU T N
% ÿ pa 555 ET Poe Vie RE ES
cu a Fa diet si».
hs 0 2 Um Fr
à D ns 6 pe ue ÉX
DUR De NRC ETC TES
chez nous parmi les lettrés ces mots: « La nation française elle seule paraît avoir été longtems indifférente à cette curiosité ou à cet amour de la gloire qui poussait les autres nations daus la carrière des découvertes géographiques. »
D'abord cela n’est nullement conforme à ce qu'on sait de la protection accordée par le cardinal d'Amboise aux choses de la mer, au mouvement des ports de Normandie, lequel allait augmenter par la création du Havre de Grâce, achevée sous François Ier, qui en eut l'honneur. Le voyage de Gonneville est né de cette excitation. Maintenant, si le résumé de son voyage, donné par l'abbé de Gonneville, pouvait en effet laisser croire que le capitaine normand n’avait eu d'autre dessein que de suivre la route de Vasco de Gama, le texte que je viens de restituer nous permet de protester contre l'accusation de Desborough-Cooley, dans son Histoire générale des voyages de découvertes maritimes et continentales. Quoi de plus clair que ce passage : « Disent qu'ayant levé l'anchre audit temps de juin, sur le bruit des richesses des Portugais au Nouvel Monde et l’idée de trouver en cil continent plus grand. »
Assurément, s’il y a eu rencontre tortuite d'une terre, il y avait bien intention de faire des découvertes, et cela malgré les bulles de la cour de Rome qui avaient donné les mers de l'ouest à l'Espagne, comme les mers d'Afrique et de l'Inde au Portugal. Il y a plus, ce projet avait lieu trois ans avant la déclaration que donnèrent les meilleurs navigateurs au service de l'Espagne, Vincent Yanez Pinzon, Juan de la Cosa, Amerigho Vespucci, Juan Diaz de
near sarmrérem =
EE
Solis. — Consultés par le conseil royal, en 1507, sur la direction qu’il convenait de donner aux voyages futurs de découvertes, et sur la probabilité de trouver à l'occident un passage pour alier aux Indes orientales connues, tous, dit Desborough-Cooley, déclarèrent, à ce qu'il paraît, que le continent méridional était celui qui offrait le champ le plus vaste et le plus important aux recherches futures.
Ainsi nos marins normands avaient continué volontairement l'exploration du sud-ouest cinq ans avant Solis et Pinzon. Si la tempête avait trahi leur intention, la grandeur et le merite du projet restaient. Pourquoi donc Desborough-Cooley était-il si tranchant à notre égard? — Si la bienveillance est un devoir entre tous, de la réserve dans nos jugements en ce qui touche une grande nation est en outre de la sagesse, car en l’accusant d’inertie et d’indifférence aux grandes choses, on doit craindre d'être injuste et de se faire donner un démenti par les faits.
Fi