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ou nef feussent perdus aud. voiaige, ou que l’ung par quelque inconvenient ne partist et les deux aultres feissent leur voiaige, la marchandise qui revienderoit se parteroit comme dessus et y partiroit led. navire qui n’ayroit esté audict voyaige et les marchans, chacun au marc la livre, car tout va au commun profit.
« Et se aucun butin se faict à la mer sur les Mores, ou aultres ennemys de la Foy et du Roy; monseigneur l’Amyral prendera en prealable sur icelliy butin son dixiesme, et le reste qui revenderoit dud. butin se partira comme l’autre marchandise, sauf quelque portion d’icelluy butin, que l’on baillera aux compagnons ainsi qu'il sera avisé.
« Et fera mond. seigneur expédier lettres du Roy en patentes pour avoir licence et congé de faire led. voiaige, et aucun empeschement ne leur sera faict ou donné par aucune nation des aliez, amys ou confederez du Roy nostre dit seigneur. »
Au dos pour le voiage de messire Joan,
L'acte que je cite est du plus grand intérêt, au moins par deux des noms qu'il contient, sans parler de l’Amiral de France et du général (des Finances?) de Normandie, Ces noms sont ceux du pilote Jean Varezam et de l’armateur Jean Ango à qui ses heureuses entreprises firent prendre pour emblème une sphère avec cette devise : Deus spes à juventute mea.