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quelques mots relativement aux factoreries portugaises sur ces côtes, et principalement à Ormus. Alexandre défraye principalement dans cette partie le cosmographe, qui l’estime homme digne de mémoire et de grand honneur. — Aussi cette partie lui est-elle presque toute consacrée, et, s'effaçant entièrement, Jean Alfonse semble ne vouloir paraître que pour glorifier les actes du prince macédonien et ses expéditions de terre et de mer. — « Tout ce que audessus en a esté dict est certain, car j'en ay veu la grande partie par expérience. Etoutre cela, des histoires des Indes, est la plus certaine celle d'Alexandre et de Ptolomée, selon qu'il apparoist au present pour tous ceulx de nostre Europe qui y ont navigué. Et aussi n’y a poinct de toutes ces [ndes plus ancienne escripture que ceste cy, et ne se trouve point hommes qui ayent examiné par toutes les provinces des Indes que le dict Alexandre et Tholomée. La raison, veu que nous avons navigué par toutes les costes des mers Océane, Paciffique, et par plusieurs aultres, est de le soubstenir en Orient jusques à la dernière Inde, qui est appelée Cattay, là où soulloyent estre les terres du prebstre Jehan et la terre des Gotz et Magotz; et de ceulx icy n’y a aucune escripture antique, sinon celle du roi Sodiane, et de ce que nous avons veu au présent, par le rapport d’un chacun qui a esté et couru jusques à Malluque, à la Chine et à la Jave, et au Cattay, et plus avant n’ay point esté. »
Si Jean Alfonse nous a décrit la première Inde à l’aide des livres des anciens, il peint certains endroits de la seconde et de la troisième, pour lesquelles il n'a pas cette ressource, avec une clarté et une précision