FRS
serait-il pas intéressant pour nous qu'un artiste d'un mérite supérieur et habitué aux larges conceptions voulût se plier à reproduire l’idée du grand découvreur ! — Le peintre de l’Orgie des Romains de la décadence , qui a fait aussi des enrôlements volontaires de 1792 l'occasion d'une scène allégorique d’une véritable grandeur, dans laquelle la Révolution française
. part pour faire le tour du monde, suivant l’expres-
sion de Mirabeau, Th. Couture ne pourrait-il pas encadrer les données de Colomb dans une autre conception ? Et même en s’arrétant au programme de l'illustre navigateur, pourquoi ne l'animerait-il pas de la puissance de son pinceau en se servant du portrait de Colomb que M. le vice-amiral Jurien de la Gravière m'a dit être au château de Valençay ?
Si j'émets ce vœu, c'est que M. Jal désirait lui aussi que le dessin de Colomb fût reproduit en France et contribuât à la décoration d’une de nos galeries. — Ce désir, justifié déjà par les résultats généraux de l’action de Colomb, avantageuse au monde entier, aurait encore plus de raisons de se réaliser ainsi que M. Jal le demandait, si nous pouvions préciser ce qu’avançait un ancien procureur du roi(1) en Corse dans des notes publiées sur ce pays par la Revue de Paris, au mois d'août 184r, et que m'avaient signalées vers 1848 deux jeunes Corses, MM. Peraldi et Rossi.
(1) L'auteur des deux articles que nous mentionnons signe O. En prenant les almanachs royaux de 1827 à 1832, je ne vois d’autre nom commençant par cette lettre, et dans la situation indiquée cidessus, que M. Cunéo d'Ornano, substitut, puis procureur du roi.
artiste oncepnd déla décaires de e vériinçaise xxpres- -il pas re conde l'ilpas de ortrait
Gra-
it lui it en le nos its géonde aliser vions oi(1) Jar la aient raldi
O.En Pautre ée ciu roi.
En voici l’extrait, assez curieux pour qu'il ne soit pas perdu de vue :
« Ouvrez, dit M, O, toutes les biographies écrites jusqu'à nos jours, cherchez-y l’article de Christophe Colomb, vous y lirez que ce hardi navigateur est né en 1441, dans.les Etats de Gênes, et vous serez étonné
de l’impuissance dans laquelle ont été tous les bio- .
graphes de constater exactement le nom du lieu où il a reçu le jour. Génes et Savone se sont disputé cet avantage. Cogoleto, Nervi, ont prouvé qu’elles avaient des familles portant le nom de Colomb. Enfin, Saccaro a été désigné comme le pays du grand navigateur, grâce à M. Napione, qui a réellement trouvé dans cette commune des traces de la famille de Colomb.— Je dis de sa famille, car pour ce qui le concerne personnellement rien ne fut trouvé malgré les actives recherches de MM. Napione, Lanjuinais et Cancellieri, — Or, vous saurez que pendant le temps de leur domination passagère, les Anglais ayant détruit en Corse les registres et actes qui formaient l'ancien corps de l’état civil de ce pays, un grand travail fut ordonné par M. de Serre, garde des sceaux, pour rétablir ces actes autant qu'il serait possible soit au moyen de documents officiels, soit par des témoignages fondés sur la notoriété publique. — En compulsant les registres des curés l’on remonta aussi haut que possible, et un ancien préfet de la Corse, M. Giubega, auquel je ne veux point enlever le mérite de sa découverte, trouva à sa grande surprise, dans les registres de la ville de Calvi, l’acte de naissance de Christophe Colomb.
Oui, ceci est vrai, quoique publié pour la première