LA PEINTURE EN BOURGOGNE AU XV« SIÈCLE
En peinture, l'influence néerlandaise paraît moins forte qu'en sculpture, et de plus il est malaisé d'en suivre les phases dans la première moitié du siècle à cause du petit nombre des œuvres échappées à la ruine. Nous n'avons que deux tableaux importants antérieurs à 1440 : la Légende de Si-Denis et la Légende de St-Georges d'Henry Bellechose, l'une et l'autre au Louvre.
Le premier de ces ouvrages fut commandé par Jean sans Peur en 1416 ; il offre une juxtaposition de motifs que rien ne relie plastiquement, mais au moins les figures en sont-elles significatives. Aussi l'épisode final, le martyre du saint évéque et de ses compagnons les saints Eleuthéros et Rusticus, atteint-il sans efforts au dramatique. Quant à la peinture de l'ensemble, elle a l'hybridité des tableaux delà veille et des miniatures du jour; c'est une fusion d'apports italo-français et flamands qui se distingue par de claires tonalités assez bien accordées et habilement unies à l'or. La Légende de St-Georges, à l'effet général moins heureux, pré-
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sente des caractères analogues avec des tons sans éclat (i).
Ce sont les seules œuvres que l'on puisse donner sans crainte à Bellechose. M. de Mély lui attribue bien quelques scènes des Très Riches Heures du Musée Condé (Chantilly) ; toutefois ses raisons ne sont pas encore suffisamment établies pour entraîner la conviction.
On ne sait quelles œuvres exécuta Bellechose avant sa Légende de St-Denis ; et, sur celles qu'il fit dans la suite, nous n'avons que des renseignements sommaires. De 141 6 à 1425, il travaille aux décorations du palais de Dijon et du château ducal de Talant. En 1425, on lui demande, pour une autre demeure des ducs, le château de Saulx, un grand retable où il portraiture Jean sans Peur et Philippe le Bon. En 142g, il exécute pour l'église Saint- Michel deux tableaux, une Annonciation et un Christ avec les Apôtres ; en outre, il « estofFe » une statue de l'archange, patron de cette paroisse (2). Puis on l'abandonne, semble-t-il, et il meurt pauvre, comme Claus de Werve, peu après celui-ci, au début des années 1440. Et avec eux prennent fin les ateliers officiels de sculpture et de peinture, car Philippe le Bon, qui ne bourguignonnait pas, ne leur donna pas
(i) Ce tableau a été authentiqué par M. A. de Champeaux, Gazette des Beaux- Arts, 1898, t, I, p 129.
(2) A une date inconnue, il peignit une Mort de Notre- Dame pour la chartreuse de Champmol,
EccE Homo
{Palais de Justice, Dijon
(p. lOÔ).
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de successeurs. Bellechose compta parmi ses disciples Jean Chrestien de Troyes et Michel Estelin de Cambrai et il eut évidemment une action, ne serait-ce que parcequ'il était peintre du duc ; malheureusement rien ne la précise.
Quant à Hue de Boulogne, à l'artésien Jean de Maisoncelle et à Jean de Pestinien, enlumineur de Paris, qui travaillèrent à Dijon dans le second quart du siècle, on ignore ce qu'ils valaient ; on sait seulement que le second fit, en 1436, un portrait de Philippe le Bon pour la Chartreuse de Champmol.
L'alliage néerlando-franco-italien se reconnaît encore dans les retables de Ternant (Haut Morvan), peints au milieu du siècle pour le Bourguignon Philippe de Ternant, l'un des premiers chevaliers de la Toison d'or. L'expressif y est cherché sans souci de l'harmonie. Sur le meilleur des deux, il y a surcharge dans le groupe central. L'influence néerlandaise apparaît fortement dans ces ouvrages mais n'y prédomine pas. De même en deux retables du musée de Dijon, l'un, d'aspect primitif (il provient de l'abbaye de Clairvaux), l'autre très mutilé (i) ; dans les effigies sèches et médiocres de Jean sans Peur et de Philippe le Bon (Louvre), et mieux encore
(i) Les scènes de ce dernier représentent la Circoncision, V Adoration des Mages et V Adoration des Bergers ; on voit dans les cinq compartiments de l'autre ; Si-Bernard, le Baptême du Christ, la Trinité, la Transfiguration et un ahhé mitre.
dans l'attachant portrait du Grand bâtard de Bourgogne i Musée Condé, Chantilly).
Dès le milieu du siècle, la Bourgogne s'enrichit de quelques œuvres réalisées par des maîtres néerlandais au moment où leur art était pleinement rénové et nationalisé, partant très remplies d'enseignements. C'est d'abord le Jugcvient dernier, commandé vers 1443, peut-être à Roger van der Weyden, par le chancelier Nicolas Rolin pour l'Hospice qu'il venait de fonder à Beaune et dont il reste un des joyaux malgré la scandaleuse restauration de 1876-1878 (i). Puis viennent la Vierge au dojiateur de Jean van Eyck, que le susdit Rolin avait donné à Saint-Lazare d'Autun et que possède maintenant le Louvre; VAnnoticiation du même maître, détachée d'un ensemble perdu, découverte à Dijon par Guillaume II de Hollande et finalement cédée à l'Ermitage de Saint Pétersbourg ; les Sept- Sacrements de Roger van der Weyden, sigillés des armes d'une famille bourguignonne, celle des Che-
(i) Malgré ses inégalités, ce retable est incontestablement d'un art peu ordinaire et, somme toute, on peut l'attribuer à Roger van der Weyden, ne serait-ce que pour les portraits des donateurs, splendides de vie et d'expression. Il n'y a pas lieu de douter de la ressemblance de Rolin. Or Louis XI a dit de ce chancelier qu'il avait fait assez de pauvres pour leur ouvrir un hôpital. Louis était jeune alors ; a-t'-il lancé légèrement un mot rosse, a-t'-il parlé selon la vérité ? Dans ce dernier cas, RoUn aurait été de ces êtres énigmatiques dont la face ne livre l'âme que très rarement.
La Rksurrectiox de Lazare, peinture muiale
Cliapelle Saint-I.éser. Eglise Notre-Dame. Beaune .
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vrot, et passés au Musée d'Anvers au XIX* siècle. Toutes les qualités de la race des Pays-Bas s'épanouissent dans ces oeuvres qui ne pouvaient point ne pas impressionner maints artistes bourguignons ; et leurs effets sont corroborés par quelques peintures flamandes d'ordre secondaire, tels : VEcce Homo, grave et assez noblement résigné, du Palais de Justice de Dijon, et les Scéfies de la Passion, probablement faites en Bourgogne, dont l'église d'Ambierle, en Roannais, fut dotée en 1476 par Michel de Changy, conseiller de Charles le Téméraire.
Les traces de l'action néerlandaise sont particulièrement sensibles sur les peintures de la chapelle Saint Léger, en N.-D. de Beaune, commandées par le cardinal Rolin, fils du chancelier : La résurrection de Lazare et la lapidation de St. Etienne (deuxième moitié du siècle). Tout y est combiné et caractérisé pour atteindre à l'expressif. Dans la première de ces scènes, la mieux venue, les témoins du miracle tiennent si bien leur rôle qu'ils absorbent l'attention au détriment du Christ ; à l'avant-plan, ils s'entassent en paquet et, au fond, prennent beaucoup trop d'importance, mais tous rachètent ces défectuosités par une vie intense et des physionomies fouillées à souhait. Quant au décor, s'il n'est que pittoresque, du moins est-ce gentiment avec sa vue de cité qui se profile à l'horizon. Enfin le peintre de Beaune rappelle les maîtres flamands du milieu du siècle
non seulement par sa façon de procéder mais encore par son écriture des formes à tendance analytique.
Les plus nordiques des compositions, si toutefois elles ne doivent pas l'existence à des peintres des Pays-Bas, sont ensuite le Calvaire de N.-D. de Dijon (transept nord), tellement abîmé par le temps et les repeints qu'il échappe à l'étude détaillée, la Nativité, jadis à l'évêché d'Autun, (i) dont le donateur, vrai de tout point, ne saurait s'oublier, et deux tableaux du Musée de Lyon (dernier quart du siècle) qui présentent avec une éloquence persuasive la Mort et le Couronnement de la Vierge (2).
Mais la plupart des peintures exécutées dans le duché à partir de 1460 environ ne sont pas dans la manière flamande. L'influence néerlandaise semble bien être avant tout d'ordre esthétique sur maints artistes bourguignons. Entendons par là qu'elle les ramène au naturel et les incite à la bonne structure des formes beaucoup plus qu'elle ne détermine leur métier. Ainsi ne nuit-elle pas à leur originalité. Les personnages peints sur les murs de la Cathédrale d'Autun (à droite, près du transept, ancienne cha-
(i) Sans doute va-t'-elle entrer au Louvre.
(2) La mort est la meilleure de ces œuvres, le couronnement cause tout d'abord une sensation désagréable à cause des duretés de sa facture. La sécheresse est, d'ailleurs, le défaut dominant des peintres bourguignons dans la seconde moitié du XVe siècle, surtout de ceux qui s'appliquent à ressembler aux Flamands.
La Mort de la \'iekge
(Musée de Lyon).
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pelle de Cluny) ; ceux que l'on a enlevés à la chapelle de St. Vincent, dans cette même église, vers 1460, et qui font aujourd'hui partie de l'exquis Musée Rolin ; ceux du Crucifiement où prie le chanoine JeanDrouhot (années 1480, même Musée) ; ceux des bas côtés de N.-D. de Dijon (fin xv* siècle ou début du xvi^), tous sont des portraits très frères des figures qu'accomplissaient dans le reste de la France les plus nationaux des peintres postérieurs à Fouquet. Et l'imagerie de l'église de Bagnot, en Dijonnais, (1484) procède directement des traditions ancestrales.
Des peintures de la cathédrale autunoise, on ne distingue plus, — et encore très mal à cause d'un confessionnal malencontreusement placé, — qu'une partie de la Procession de St. Grégoire. Le pape et les cardinaux se profilent en des poses très simples et leurs tètes sont caractérisées avec une extrême loyauté ; aussi le type bourguignon s'affirme-t-il sur presque toutes. On peut avoir une idée de l'ensemble et des tonalités qui le paraient en recourant au relevé fait pour les « Monuments historiques » (i). Les corps sont moins heureusement construits que les têtes et l'un des assistants, le seigneur au pourpoint L leu et aux chausses grises, s'en va de guingois
(i) On peut voir, dans les meilleures conditions, les relevés des « Monuments Historiques » à la Bibliothèque du Musée de sculpture comparée de Paris (Palais du Trocadéro).
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à l'excès ; néanmoins le cortège ne manque pas de vie. Les tons, peu variés, durent s'accorder assez bien et même, grâce à des contrastes rudimentaires. ébaucher quelques efifets de coloration. A gauche, la jupe cramoisie et la robe dorée de la dame placée au premier plan avait pour repoussoir le sombre violacé du costume avoisinant ; près du milieu, le jaune du vêtement d'un vieillard était avivé par un bleu, un gris et un noir, qui servait également d'opposition à l'alliance d'or et de pourpre sous laquelle apparaissait Grégoire (i). A droite, les écarlates et les cobalts des prélats s'alliaient sans fatigue pour la rétine, à en juger d'après ce qui reste. Le même relevé nous révèle les peintures des deux registres disposés sur la Procession : elles se composaient de personnages sacrés, parmi lesquels St. Luc, St. Grégoire et St Denis, et au dessus Jacob, Isaïe, Moïse, David, St. Ambroise et St. Bernard (ces deux derniers sous un aspect jeune). Moins réussies étaient les têtes de ces saints, tout à fait primitives dans le registre supérieur ; quant aux tonalités de leurs costumes, au moment où elles furent aquarellées, celles du premier compartiment avaient des délicatesses de vieilles tapisseries.
III Ce noir teintait le costume d'un personnage à cheveux roux, qu'il faut deviner à présent ; il ne fait plus qu'une tache sans caractère et les vêtements de St. Grégoire, outrageusement délavés, ne gagnent rien à ce voisinage.
St. Luc exhibait un ton de chair éteint où, dans le bas, dominaient des jaunes et dont les ombres rougeoyaient ; St. Grégoire un jaune dédoré que soulignaient un peu d'outremer et un grenat qui dut être beau.
Sur deux fragments de peinture de l'ancienne chapelle St. Vincent, on reconnaît le Christ mort sur les genoux de son Père et une Mère douloureuse ; un troisième a l'image du cardinal Jean Rolin, les autres portent trois têtes d'oiseaux et un loup. Les figures religieuses, travaillées avec une haute conscience, s'imposent à l'attention par leur naturel, leur dignité et leur force impressive. Le portrait du cardinal, psychologique à ravir, provoque l'admiration par son implacable vérité. Les animaux, surtout l'aigle vu de profil, sont fidèlement rendus et fort bien adaptés au mur (i). "Le Crucifiement, d'un faire minutieux qui n'a rien de choquant, retient aussi par sa parfaite probité.
Les peintures de Dijon comprennent : sur la paroi de gauche, une Circoncision, un Baptême, l'évêque St. Quille présentant un donateur, Ste Denisse^ Ste Catherine et une donatrice, et, en haut, une moitié de tête dans un médaillon ; sur la paroi de droite, une Vierge à VEnjant avec un Prêtre donateur à
(i) Ces peintures ont été transportées très heureusement sur toile en i883 par les soins de la société Éduenne, et leur bonne conservation est désormais assurée.
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genoux dans un jardin, dont la clôture laisse voir un pa3'sage, et un peu plus loin Ste Sabine portant sa tête. Les deux pontifes de la Circoncision, les donateurs de gauche et le prêtre de droite ont des individualités artistement décrites. St. Guille captive le regard par son excellente contexture à silhouette décorative. La Vierge conserve un air doux et presque charmant malgré les ravages qu'elle a subis (il ne lui reste qu'un œil). Deux têtes seulement laissent à désirer, celle de VEnfant, quelconque, et celle de Ste Catherine, par trop fade. Toutes ces figures sont murales par leurs contours comme par leurs teintes ; mais la plupart de ces dernières ont été très altérées. Il n'}- a guère à signaler que l'accord de vert tendre, de blanc et de rougeâtre émis par Ste Catherine et l'harmonie de violacé, de verdâtre et de jaune anémique qui s'étend sur Ste Denisse, ajoutant à la mélancolie de son expression.
Les détrempes de Bagnot, restaurées en i865, nous montrent, dans le chœur, des effigies de saints plutôt simplistes, parmi lesquelles un Baptiste à l'air sceptique et narquois ; sur l'arc doubleau, les mois de l'année et le Jugement dernier sur les deux voûtes et une partie des parois latérales. Ces motifs encore très archaïques, et de conception naïve en maint endroit (O ! la diligence pour l'enfer !), se détachent sur un fond blanc semé de fleurons ; les tons en sont lugubres, dérivant presque tous d'un marron chargé de brun et d'un jaune crasseux.
T. Ç Ci
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On serait tenté de rapprocher des peintures de N.-D. de Dijon ce Cardùial en extase devant la croix qui achève de périr dans l'ancienne éghse Saint- Phihbert (même ville) ; toutefois ce vestige est dans un tel état de délabrement que mieux vaut se garder de prononcer sur son provincialisme. On ne saurait davantage reconnaître le degré de bourguignonnisme de V Arbre de Jessé du petit chœur gauche de N.-D. de Semur-en-Auxois et des peintures de l'église de Saint-Seine (Dijonnais) qui retracent la vie du saint fondateur de l'ancienne Abbaye, Sequanus, fils du comte Mermont. On ne voit plus assez nettement les principales figures du premier de ces ouvrages ; et l'archaïsme règne sans frein dans le second, où tout décèle une main novice. On ignore les auteurs de ces œuvres ; et, des seuls peintres dont on connaisse les noms, Pierre et Jean Changenet de Dijon, rien n'a été sauvé. Parvenus à la célébrité dans les années 1490, ils gagnèrent assez d'argent pour s'offrir un hôtel dans leur patrie et remportèrent assez de succès pour obtenir des travaux en dehors de leur province, jusque dans Avignon. On sait aussi que Jean, dit le Bourguignon, fit un retable pour le maître-autel de N.-D. do Dijon.
Parmi les miniatures de la seconde moitié du siècle, retenons, pour leur accent nordique, celles du Missel commandé par le cardinal Rolin et maintenant à la Bibliothèque de Lyon, celles du « Frois-
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sart » de la Bibliothèque Municipale de Breslau réalisées en grisaille pour Antoine le grand bâtard ; et, pour son caractère bourguignon, le feuillet du Pontifical d'Antoine de Châlon, évêque d'Autun (Musée Rolin).
Si, parmi les tapisseries, quelques pièces ont contribué au ra3'onnement de l'esthétique néerlandaise par leur caractérisme bien compris, ce sont, semble-t'-il, les trois plus anciennes de l'Hospice de Beaune, St. Antoine, l'Agneau mystique et St. Eloi ; et, à l'aurore du XVP siècle, celles de N.-D. delà même ville : la Légende de la Vierge. Peu de scènes sont disposées décorativement, c'est-à-dire avec un bel équilibre, dans cette émerveillante suite, mais toutes impressionnent avec force par la vie de leurs figures et l'harmonie de leur teintes (i).
Enfin quelques vitraux historiés de l'Hospice de Beaune et de N.-D. de Semur (notamment celui de Ste Barbe, chapelle de ce nom), et la verrière de
(i) La Légmde delà Vierge fut offerte, au début du XVIe siècle, par le chanoine Hugues Le Coq, qui s'y trouve figuré deux fois. Les groupes les mieux arrangés sont : la rencontre de Joachim et d'Anne, la Visitation, V Adoration de l'Enfant par Marie et Joseph, la Vierge et l'adorant dans l'Adoration des Mages, la fuite en Egypte.
Une autre tapisserie qui, très probablement, vient des Flandres et que l'on a trop restaurée, le Siège de Dijon en i5i3 (Musée de Dijon', pouvait aussi faire impression sur les peintres de Bourgogne ; mais quand ceux-ci purent la contempler, la plupart avaient cessé d'emprunter aux Néerlandais.
la cathédrale d'Autun qui porte V Arbre de Jessé démontrent que, jusqu'en ce genre, les Bourguignons ont su tirer parti des enseignements néerlandais.