‹ Les Néphrites Chroniques Azotémiques Sans HypertensionChapitre 9 sur 31 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Etude Clinique et Observations

Au cours de l'étude historique de la néphrite chrosique que nous avons esquissée, nous avons insisté sur les remaniements dont les notions classiques de Widal avaient été l'objet.

Nous avons indiqué, comme résultat le plus clair ct le plus important peut-être de ces remaniements, des aperçus nouveaux sur les relations de l’hypertension ef des néphrites chroniques ; en particulier, la notion qu'aucun lien de cause à effet ne pouvait ex-

pliquer la coexistence de l'hypertension et de la né-

phrite chronique urémigène et, comme corollaire, que l'on trouvait, beaucoup plus fréquemment quon ne le pensait, des néphrites chroniques azométiques sans hypertension.

Il nous faut maintenant, après avoir affirmé Pindividualité d’un type de néphrite dont l'existence était, jusqu’à ces dernières années, considérée plutôt comme hypothétique, tracer, d’après les observations que

ous rapportons, le tableau clinique de ces néphrites.

Ainsi que nous l’avons déjà dit, la néphrite chronique-urémigène non hypertensive est tout à fait superposable à la néphrite chronique azotémique pure de, Widal. Aucune observation bien probante n’en a pourtant été donnée par lui. On la considérait alors tellement comme une rareté que Weill, dans sa thèse (1912-1913), inspirée par Widal, la mentionne à peine. I! montre que la réaction cardio-vasculaire au cours de la néphrite chronique urémigène est pour ainsi dire constante, et, comme preuve à l’appui, il cite, plutôt pour les éliminer, deux cas seulement de néphrites azotémiques sur 85 observations recueillies dans le service de son maitre Widal, et chez lesquelles, pendant toute la durée de leur évolution, le sphygmoimanomètre n’a pu enregistrer la moindre hyperten-

sion.

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